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Clinton et Obama croisent le fer

Voilà vingt ans que la balance n'avait pas penché autant du côté démocrate

20 août 2007  États-Unis
Les partisans de Hillary Clinton se sont réunis à Des Moines.
Photo : Agence France-Presse
Les partisans de Hillary Clinton se sont réunis à Des Moines.
Washington — Les deux favoris démocrates dans la course à la Maison-Blanche en 2008, Hillary Clinton et Barack Obama, se sont affrontés hier lors d'un débat télévisé, chacun s'affirmant le mieux qualifié pour la présidence.

Dans ce débat organisé dans l'État clé de l'Iowa, l'ancienne première dame a affirmé être la mieux placée pour lutter contre la «machine à attaquer» des républicains. Se présentant comme le candidat du changement, Barack Obama, qui, à 46 ans, est le plus jeune des aspirants démocrates a indiqué: «Si vous voulez quelqu'un qui peut rassembler le pays autour d'une cause commune et le rallier autour d'un destin commun, alors je suis votre homme.»

Hillary Clinton arrive en tête dans les sondages au niveau national, mais est devancée par Barack Obama dans l'Iowa où se dérouleront les premières consultations électorales cruciales pour la nomination du parti à l'horizon 2008.

Faisant valoir son expérience en politique étrangère, Mme Clinton a de nouveau attaqué le sénateur de l'Illinois pour un commentaire antérieur selon lequel il serait prêt à dialoguer, s'il était élu président, avec des dirigeants de pays ennemis des États-Unis. «Je pense que lorsque vous avez devant vous de telles responsabilités, vous ne devriez pas télégraphier à vos adversaires que vous avez l'intention de les rencontrer sans conditions préalables durant la première année de votre mandat», a déclaré la sénatrice de New York.

Barack Obama pour sa part a défendu ses positions et le fait que s'il était élu en 2008 il serait prêt à utiliser la force militaire contre des cellules d'al-Qaïda au Pakistan. «Je pense que des pays forts et des présidents forts rencontrent et parlent avec nos adversaires. Nous ne devrions pas avoir peur de le faire, nous avons essayé de faire autrement et cela n'a pas marché», a dit M. Obama.

«Je pense que si nous avons Oussama ben Laden à portée de la main et que nous avons épuisé toutes les autres possibilités, nous devrions l'éliminer avant qu'il décide de tuer 3000 Américains», a ajouté le sénateur de l'Illinois faisant référence aux attaques du 11-Septembre.

Barack Obama qui a été attaqué ces dernières semaines par ses rivaux pour ce qu'ils considèrent comme son inexpérience et sa naïveté a fait valoir que «personne n'avait plus d'expérience que [l'ancien Secrétaire à la Défense] Donald Rumsfeld et [le vice-président] Dick Cheney et d'autres qui se trouvent sur ce podium et qui ont autorisé la guerre».

Obama faisait allusion aux sénateurs présents, dont Hillary Clinton, qui ont voté pour l'entrée en guerre des États-Unis en Irak en 2002.

«Je pense que le sénateur Obama représente le changement et Hillary Clinton a l'expérience», a déclaré pour sa part le gouverneur du Nouveau-Mexique et ancien ambassadeur américain à l'ONU, Bill Richardson, qui arrive en quatrième position dans les sondages. «Le changement et l'expérience: avec moi vous avez les deux», a-t-il ajouté.

L'ancien sénateur John Edwards, les sénateurs Joe Biden et Christopher Dodd, le représentant Dennis Kucinich et l'ancien sénateur Mike Gravel participaient également au débat.
 
 
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