Offensive judiciaire démocrate contre l'administration Bush - Karl Rove devra comparaître devant un comité du Sénat
Le ministre de la Justice, Alberto Gonzales, est dans la mire de sénateurs démocrates
27 juillet 2007
États-Unis
Photo : Agence Reuters
Karl Rove
Washington — Une commission du Sénat américain a émis hier une citation à comparaître à l'encontre d'un haut conseiller politique du président George W. Bush, Karl Rove, dans l'affaire du limogeage controversé de neuf procureurs fédéraux qui éclabousse la Maison-Blanche.
La commission judiciaire du Sénat a également émis une citation à comparaître à l'encontre de Scott Jennings, adjoint au directeur politique de la Maison-Blanche, ce qui exige leur témoignage et la production de documents dans cette affaire.
Cette décision survient alors que la majorité démocrate du Congrès s'est montrée prête hier à en découdre devant la justice avec la Maison-Blanche, pour forcer deux collaborateurs de M. Bush à témoigner dans cette même affaire d'éviction de procureurs fédéraux l'année dernière.
Une commission parlementaire s'est prononcée par 22 voix contre 17 en faveur d'une motion exceptionnelle d'offense au Congrès contre le secrétaire général de la Maison-Blanche, Joshua Bolten, et l'ancienne responsable des services juridiques de la présidence, Harriet Miers.
Mais le président américain a invoqué le «privilège de l'exécutif» pour empêcher le témoignage des responsables de la Maison-Blanche.
Un ministre
Un groupe de sénateurs démocrates a par ailleurs appelé à la désignation d'un procureur spécial pour établir si le ministre américain de la Justice, Alberto Gonzales, s'est montré coupable de parjure lors de son récent témoignage au Congrès.
«Chaque jour ce Congrès est un peu plus hors de contrôle», a commenté la Maison-Blanche.
Devant la presse, le sénateur Charles Schumer, de l'État de New York (nord-est), a annoncé que des membres de la commission des affaires judiciaires du Sénat voulaient que soit examinée la «possibilité de parjure» du ministre dans le dossier des écoutes téléphoniques.
M. Schumer a indiqué que M. Gonzales avait contredit ses précédentes déclarations devant la commission. Selon le législateur, certains documents semblent démentir la version de M. Gonzales sur une réunion qui s'est tenue à la Maison-Blanche en mars 2004.
Selon un compte rendu de l'ancien directeur des services de renseignement américains, John Negroponte, la réunion était un briefing sur un programme controversé d'écoutes téléphoniques.
Mais M. Gonzales aurait assuré que la rencontre avait pour but de discuter «d'activités des services de renseignement», niant qu'elle portait sur le programme d'écoutes.
Le président démocrate de la Commission des affaires judiciaires du Sénat, Patrick Leahy, a affirmé hier sa détermination d'aller de l'avant. «Jamais, depuis les jours les plus sombres de l'administration Nixon, nous n'avions vu de tels efforts pour corrompre l'application de la loi à des fins politiques» a-t-il déclaré.
L'accusation d'offense au Congrès, qui est rarement utilisée, vise à punir quiconque cherche à faire obstruction à une enquête des législateurs ou refuse de témoigner.
M. Gonzales, fidèle de la première heure du président Bush, fait face à une avalanche d'appels à la démission en raison de l'éviction l'année dernière de procureurs fédéraux, perçue comme une purge politique, et de son rôle dans l'élaboration des mesures antiterroristes les plus controversées.
La commission judiciaire du Sénat a également émis une citation à comparaître à l'encontre de Scott Jennings, adjoint au directeur politique de la Maison-Blanche, ce qui exige leur témoignage et la production de documents dans cette affaire.
Cette décision survient alors que la majorité démocrate du Congrès s'est montrée prête hier à en découdre devant la justice avec la Maison-Blanche, pour forcer deux collaborateurs de M. Bush à témoigner dans cette même affaire d'éviction de procureurs fédéraux l'année dernière.
Une commission parlementaire s'est prononcée par 22 voix contre 17 en faveur d'une motion exceptionnelle d'offense au Congrès contre le secrétaire général de la Maison-Blanche, Joshua Bolten, et l'ancienne responsable des services juridiques de la présidence, Harriet Miers.
Mais le président américain a invoqué le «privilège de l'exécutif» pour empêcher le témoignage des responsables de la Maison-Blanche.
Un ministre
Un groupe de sénateurs démocrates a par ailleurs appelé à la désignation d'un procureur spécial pour établir si le ministre américain de la Justice, Alberto Gonzales, s'est montré coupable de parjure lors de son récent témoignage au Congrès.
«Chaque jour ce Congrès est un peu plus hors de contrôle», a commenté la Maison-Blanche.
Devant la presse, le sénateur Charles Schumer, de l'État de New York (nord-est), a annoncé que des membres de la commission des affaires judiciaires du Sénat voulaient que soit examinée la «possibilité de parjure» du ministre dans le dossier des écoutes téléphoniques.
M. Schumer a indiqué que M. Gonzales avait contredit ses précédentes déclarations devant la commission. Selon le législateur, certains documents semblent démentir la version de M. Gonzales sur une réunion qui s'est tenue à la Maison-Blanche en mars 2004.
Selon un compte rendu de l'ancien directeur des services de renseignement américains, John Negroponte, la réunion était un briefing sur un programme controversé d'écoutes téléphoniques.
Mais M. Gonzales aurait assuré que la rencontre avait pour but de discuter «d'activités des services de renseignement», niant qu'elle portait sur le programme d'écoutes.
Le président démocrate de la Commission des affaires judiciaires du Sénat, Patrick Leahy, a affirmé hier sa détermination d'aller de l'avant. «Jamais, depuis les jours les plus sombres de l'administration Nixon, nous n'avions vu de tels efforts pour corrompre l'application de la loi à des fins politiques» a-t-il déclaré.
L'accusation d'offense au Congrès, qui est rarement utilisée, vise à punir quiconque cherche à faire obstruction à une enquête des législateurs ou refuse de témoigner.
M. Gonzales, fidèle de la première heure du président Bush, fait face à une avalanche d'appels à la démission en raison de l'éviction l'année dernière de procureurs fédéraux, perçue comme une purge politique, et de son rôle dans l'élaboration des mesures antiterroristes les plus controversées.
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