Le cauchemar
Les états-majors des candidats à la présidence américaine, tant démocrates que républicains, sont en proie à un cauchemar depuis quatre jours. Le sujet de ce rêve vicié est un homme de 64 ans immensément riche. Il s'appelle Michael Bloomberg, du nom de l'agence d'informations financières qu'il a fondée à la fin des années 80. Quoi d'autre? Il est également maire, par ailleurs très apprécié, de New York.
Toujours est-il qu'il vient de quitter le Parti républicain, qu'il avait rejoint pour succéder sans trop d'encombres à son prédécesseur à New York, Rudolph Giuliani. Auparavant, il avait été membre du Parti démocrate pendant des années. Autrement dit, il a une connaissance fine des rouages fondamentaux des deux formations.
Signe d'une ambition qu'il peine à cacher, au cours de la conférence de presse convoquée pour annoncer son divorce avec les républicains, il s'est permis de critiquer la Maison-Blanche sur deux dossiers, notamment en matière de politiques environnementales, thème sur lequel tous les prétendants entendent capitaliser. De quelle ambition s'agit-il? La présidence des États-Unis.
Il a beau tergiverser, tous les indices portant sa trace depuis quelques semaines laissent croire qu'il va se lancer dans la course en tant qu'indépendant. Selon une analyse du New York Times, il se préparerait à la lutte présidentielle depuis deux ans. Certains de ses proches ont même confié qu'il avait méticuleusement étudié le parcours réalisé par Ross Perot lors de son combat contre Bush père et, ensuite, contre Clinton. Premier avantage noté: à la différence de Perot, Bloomberg n'affronterait pas un président sortant.
Deuxième avantage, et non des moindres: il dispose d'un énorme trésor de guerre. D'après certaines estimations, il pourrait fort bien dépenser deux milliards de dollars dans l'aventure sans que cela entame sérieusement son bas de laine. Sur ce front, il fait particulièrement peur à tous ses éventuels concurrents, et notamment à Hillary Clinton, car il n'a échappé à personne que les principaux donateurs new-yorkais de la sénatrice de l'État de New York sont des amis de Bloomberg qui avaient rempli ses coffres lors des dernières élections municipales.
Pour ce qui est de son profil politique, il est grosso modo le suivant: républicain en matière économique et très libéral sur les sujets de société. Ainsi, il est pour le libre choix en matière d'avortement, pour un contrôle serré des armes à feu et pour les droits des homosexuels. Il a même confié avoir fumé de la marijuana et avoir apprécié cela. Mais surtout, ses positions écologistes et les politiques qu'il a arrêtées dans son pré carré new-yorkais lui ont valu des éloges de la part d'Al Gore.
C'est dire combien la candidature éventuelle du maire inquiète particulièrement les démocrates. Jusqu'alors, ils faisaient le pari qu'après deux mandats républicains, les Américains éliraient le champion des démocrates. Si Bloomberg se lance, ces derniers seront abonnés aux cauchemars pendant des mois et des mois.
Toujours est-il qu'il vient de quitter le Parti républicain, qu'il avait rejoint pour succéder sans trop d'encombres à son prédécesseur à New York, Rudolph Giuliani. Auparavant, il avait été membre du Parti démocrate pendant des années. Autrement dit, il a une connaissance fine des rouages fondamentaux des deux formations.
Signe d'une ambition qu'il peine à cacher, au cours de la conférence de presse convoquée pour annoncer son divorce avec les républicains, il s'est permis de critiquer la Maison-Blanche sur deux dossiers, notamment en matière de politiques environnementales, thème sur lequel tous les prétendants entendent capitaliser. De quelle ambition s'agit-il? La présidence des États-Unis.
Il a beau tergiverser, tous les indices portant sa trace depuis quelques semaines laissent croire qu'il va se lancer dans la course en tant qu'indépendant. Selon une analyse du New York Times, il se préparerait à la lutte présidentielle depuis deux ans. Certains de ses proches ont même confié qu'il avait méticuleusement étudié le parcours réalisé par Ross Perot lors de son combat contre Bush père et, ensuite, contre Clinton. Premier avantage noté: à la différence de Perot, Bloomberg n'affronterait pas un président sortant.
Deuxième avantage, et non des moindres: il dispose d'un énorme trésor de guerre. D'après certaines estimations, il pourrait fort bien dépenser deux milliards de dollars dans l'aventure sans que cela entame sérieusement son bas de laine. Sur ce front, il fait particulièrement peur à tous ses éventuels concurrents, et notamment à Hillary Clinton, car il n'a échappé à personne que les principaux donateurs new-yorkais de la sénatrice de l'État de New York sont des amis de Bloomberg qui avaient rempli ses coffres lors des dernières élections municipales.
Pour ce qui est de son profil politique, il est grosso modo le suivant: républicain en matière économique et très libéral sur les sujets de société. Ainsi, il est pour le libre choix en matière d'avortement, pour un contrôle serré des armes à feu et pour les droits des homosexuels. Il a même confié avoir fumé de la marijuana et avoir apprécié cela. Mais surtout, ses positions écologistes et les politiques qu'il a arrêtées dans son pré carré new-yorkais lui ont valu des éloges de la part d'Al Gore.
C'est dire combien la candidature éventuelle du maire inquiète particulièrement les démocrates. Jusqu'alors, ils faisaient le pari qu'après deux mandats républicains, les Américains éliraient le champion des démocrates. Si Bloomberg se lance, ces derniers seront abonnés aux cauchemars pendant des mois et des mois.
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