Libby est sommé de se rendre en prison
Washington — Un juge fédéral américain a ordonné hier à Lewis Libby, ancien responsable de la Maison-Blanche condamné à deux ans et demi de prison pour avoir menti à la justice, de commencer à purger sa peine sans attendre l'issue de la procédure d'appel.
Le juge Reggie Walton, chargé de l'affaire au tribunal fédéral de Washington, a ordonné à M. Libby, 56 ans, de se présenter de lui-même à l'établissement qui devrait lui être désigné au cours des prochaines semaines par les autorités pénitentiaires fédérales.
Cette décision relance le débat sur une éventuelle grâce présidentielle pour M. Libby, ancien chef de cabinet du vice-président Dick Cheney, condamné dans le cadre d'un scandale lié à la justification de la guerre en Irak.
La défense a immédiatement annoncé qu'elle ferait appel de cette dernière décision alors qu'elle doit déjà déposer au cours des prochains jours un appel contre la condamnation prononcée en mars pour obstruction à la justice, faux témoignage et parjure, et contre la peine de prison décidée le 5 juin.
M. Libby, resté libre tout au long de la procédure, avait demandé un placement en liberté sous caution, mais le juge a estimé que la défense n'avait pas montré qu'elle avait des chances de l'emporter en appel.
L'affaire date de juillet 2003, quand la presse avait révélé que Valerie Plame, l'épouse d'un diplomate qui accusait l'administration Bush d'avoir exagéré la menace irakienne, était un agent de la CIA. L'identité de Mme Plame a circulé quasi librement entre des responsables de la Maison-Blanche et des journalistes, mais personne ne sera poursuivi pour la fuite.
Le juge Reggie Walton, chargé de l'affaire au tribunal fédéral de Washington, a ordonné à M. Libby, 56 ans, de se présenter de lui-même à l'établissement qui devrait lui être désigné au cours des prochaines semaines par les autorités pénitentiaires fédérales.
Cette décision relance le débat sur une éventuelle grâce présidentielle pour M. Libby, ancien chef de cabinet du vice-président Dick Cheney, condamné dans le cadre d'un scandale lié à la justification de la guerre en Irak.
La défense a immédiatement annoncé qu'elle ferait appel de cette dernière décision alors qu'elle doit déjà déposer au cours des prochains jours un appel contre la condamnation prononcée en mars pour obstruction à la justice, faux témoignage et parjure, et contre la peine de prison décidée le 5 juin.
M. Libby, resté libre tout au long de la procédure, avait demandé un placement en liberté sous caution, mais le juge a estimé que la défense n'avait pas montré qu'elle avait des chances de l'emporter en appel.
L'affaire date de juillet 2003, quand la presse avait révélé que Valerie Plame, l'épouse d'un diplomate qui accusait l'administration Bush d'avoir exagéré la menace irakienne, était un agent de la CIA. L'identité de Mme Plame a circulé quasi librement entre des responsables de la Maison-Blanche et des journalistes, mais personne ne sera poursuivi pour la fuite.
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