Bush, qui a vaincu le Congrès, brandit le spectre d'al-Qaïda
24 mai 2007
États-Unis
New London — Dans un nouvel effort pour justifier un engagement américain de plus en plus contesté, le président George W. Bush a fourni hier des preuves supplémentaires selon lui qu'Oussama ben Laden veut transformer l'Irak en «sanctuaire» d'où attaquer les États-Unis.
Mais il a aussi affirmé la «responsabilité» qu'a le gouvernement de Nouri al-Maliki de produire des résultats dans un difficile exercice consistant à faire pression sur les dirigeants irakiens pour donner des gages à son opinion publique sans s'engager sur un retrait.
M. Bush s'exprimait à New London (Connecticut) à un moment où il paraît avoir pris le dessus dans son affrontement avec le Congrès. Les démocrates, désormais majoritaires, y ont été forcés de renoncer au moins provisoirement à lui imposer un désengagement d'Irak, réclamé par la majorité des Américains.
Mais la pression risque de continuer à croître sur M. Bush avec l'approche de septembre. C'est à cette date qu'est attendue une évaluation de la stratégie que M. Bush met en oeuvre en Irak et qui passe pour celle de la dernière chance.
Cette période correspondra aussi à celle du débat sur le financement de la guerre en 2008. Après avoir échoué à associer un calendrier de retrait au financement des opérations jusqu'à la fin de septembre 2007, les démocrates ne devraient pas manquer d'exploiter le débat sur les dépenses militaires en 2008.
Les responsables militaires et civils américains en Irak mettent actuellement la dernière main à un plan pour l'après-septembre 2007 et pour 2008, écrivait hier le Washington Post. Ce plan fixerait des objectifs plus politiques que militaires. Il prévoirait la mise à l'écart de responsables de l'animosité confessionnelle au sein des forces de sécurité et du gouvernement ainsi que des accords entre les factions qui s'affrontent en Irak, disait le journal.
En attendant, M. Bush a continué à défendre la présence américaine en Irak. Comme depuis plusieurs semaines, il a placé le combat contre al-Qaïda en tête de ses arguments, faute de pouvoir insister sur le modèle démocratique que l'Irak pourrait constituer au coeur du Proche-Orient.
Informations déclassifiées
Choisissant symboliquement une cérémonie de remise de diplômes à des garde-côtes, associés à la protection antiterroriste, M. Bush a rendu publiques des informations secrètes déclassifiées la veille.
Selon celles-ci, Oussama ben Laden avait chargé en janvier 2005 l'ancien chef d'al-Qaïda en Irak, Abou Moussab al-Zarqaoui, tué en Irak depuis, de préparer du sol irakien de nouvelles attaques à l'étranger.
«Vaincre en Irak est important pour Oussama ben Laden, et vaincre en Irak est vital pour les États-Unis d'Amérique», a déclaré M. Bush.
Il a prévenu les Américains qu'ils devaient s'attendre à ce que leurs soldats soient encore davantage exposés au danger à l'avenir.
«Al-Qaïda est l'ennemi public numéro un de la jeune démocratie irakienne, al-Qaïda est l'ennemi public numéro un de l'Amérique également», a-t-il ajouté.
M. Bush a réfuté la comparaison avec le Vietnam: «L'ennemi au Vietnam n'avait ni l'intention ni la capacité de frapper notre patrie. L'ennemi en Irak les a», a-t-il déclaré.
Mais au moment où le Congrès devrait lier le financement de la guerre à une obligation de résultats de la part du gouvernement irakien, M. Bush a déclaré que ce dernier avait «beaucoup de travail»: «Les Irakiens doivent voir leur gouvernement agir pour rassembler leur pays.»
Mais il a aussi affirmé la «responsabilité» qu'a le gouvernement de Nouri al-Maliki de produire des résultats dans un difficile exercice consistant à faire pression sur les dirigeants irakiens pour donner des gages à son opinion publique sans s'engager sur un retrait.
M. Bush s'exprimait à New London (Connecticut) à un moment où il paraît avoir pris le dessus dans son affrontement avec le Congrès. Les démocrates, désormais majoritaires, y ont été forcés de renoncer au moins provisoirement à lui imposer un désengagement d'Irak, réclamé par la majorité des Américains.
Mais la pression risque de continuer à croître sur M. Bush avec l'approche de septembre. C'est à cette date qu'est attendue une évaluation de la stratégie que M. Bush met en oeuvre en Irak et qui passe pour celle de la dernière chance.
Cette période correspondra aussi à celle du débat sur le financement de la guerre en 2008. Après avoir échoué à associer un calendrier de retrait au financement des opérations jusqu'à la fin de septembre 2007, les démocrates ne devraient pas manquer d'exploiter le débat sur les dépenses militaires en 2008.
Les responsables militaires et civils américains en Irak mettent actuellement la dernière main à un plan pour l'après-septembre 2007 et pour 2008, écrivait hier le Washington Post. Ce plan fixerait des objectifs plus politiques que militaires. Il prévoirait la mise à l'écart de responsables de l'animosité confessionnelle au sein des forces de sécurité et du gouvernement ainsi que des accords entre les factions qui s'affrontent en Irak, disait le journal.
En attendant, M. Bush a continué à défendre la présence américaine en Irak. Comme depuis plusieurs semaines, il a placé le combat contre al-Qaïda en tête de ses arguments, faute de pouvoir insister sur le modèle démocratique que l'Irak pourrait constituer au coeur du Proche-Orient.
Informations déclassifiées
Choisissant symboliquement une cérémonie de remise de diplômes à des garde-côtes, associés à la protection antiterroriste, M. Bush a rendu publiques des informations secrètes déclassifiées la veille.
Selon celles-ci, Oussama ben Laden avait chargé en janvier 2005 l'ancien chef d'al-Qaïda en Irak, Abou Moussab al-Zarqaoui, tué en Irak depuis, de préparer du sol irakien de nouvelles attaques à l'étranger.
«Vaincre en Irak est important pour Oussama ben Laden, et vaincre en Irak est vital pour les États-Unis d'Amérique», a déclaré M. Bush.
Il a prévenu les Américains qu'ils devaient s'attendre à ce que leurs soldats soient encore davantage exposés au danger à l'avenir.
«Al-Qaïda est l'ennemi public numéro un de la jeune démocratie irakienne, al-Qaïda est l'ennemi public numéro un de l'Amérique également», a-t-il ajouté.
M. Bush a réfuté la comparaison avec le Vietnam: «L'ennemi au Vietnam n'avait ni l'intention ni la capacité de frapper notre patrie. L'ennemi en Irak les a», a-t-il déclaré.
Mais au moment où le Congrès devrait lier le financement de la guerre à une obligation de résultats de la part du gouvernement irakien, M. Bush a déclaré que ce dernier avait «beaucoup de travail»: «Les Irakiens doivent voir leur gouvernement agir pour rassembler leur pays.»
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