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Bush oppose son veto à un retrait d'Irak

2 mai 2007  États-Unis
Quatre ans jour pour jour après l'annonce de la fin des «principales opérations de combat» en Irak, le président George W. Bush a opposé son veto hier soir à un projet de loi réclamant un retrait militaire à partir d'octobre.

Dans la collision politique la plus frontale avec le Congrès depuis le début de la guerre, M. Bush se sert de son veto pour la deuxième fois seulement de sa présidence à son retour d'un déplacement en Floride et le jour même où ses adversaires démocrates lui ont transmis le texte, a indiqué un porte-parole de la Maison-Blanche, Gordon Johndroe.

La Maison-Blanche a laissé entendre que M. Bush préférait ne pas laisser traîner un financement pressant plutôt que de se soucier du quatrième anniversaire du fameux discours du 1er mai 2003. M. Bush avait ce jour-là déclaré la fin des grandes opérations militaires sous une vaste banderole proclamant «mission accomplie», sur le pont du porte-avions USS Abraham Lincoln.

C'est le quatrième anniversaire de ce jour que les adversaires démocrates de M. Bush, majoritaires au Congrès, ont choisi pour transmettre au président un projet de loi liant le financement de la guerre à un début de retrait.

Peu avant d'employer son veto pour la première fois depuis qu'il a commencé une cohabitation difficile avec une nouvelle majorité parlementaire démocrate en janvier, M. Bush a réaffirmé son refus d'un retrait.

Dans un discours à Tampa, au commandement central planifiant et conduisant les opérations militaires en Irak, M. Bush a défendu le plan actuellement mis en oeuvre et consistant, non pas à réduire la présence américaine, comme le veut la majorité des Américains, mais à la renforcer.

Devant des représentants de différents pays associés au combat contre le terrorisme, il a répété que son nouveau plan n'en était qu'à ses débuts, que tous les renforts n'étaient pas arrivés sur place et qu'il faudrait des mois pour juger du succès de la stratégie. Mais «nous voyons certains signes qui nous permettent d'espérer», a-t-il dit.

M. Bush a affirmé sa volonté de coopérer avec le Congrès après son veto pour adopter un financement dont la Maison-Blanche ne cesse de dire l'urgence.

Il doit recevoir cet après-midi les dirigeants du Congrès à la Maison-Blanche.
 
 
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