L'histoire se répète
Il ne se passe plus une année sans qu'un massacre d'innocents vienne nous rappeler combien il peut être facile de rompre l'équilibre qui unit les individus entre eux dans une société. Lundi, 32 jeunes étudiants américains ont été victimes de ce qu'on a l'habitude de qualifier de tireur fou, mais dont l'action n'a pourtant rien de spontané ou d'improvisé. Fou sans doute, mais de cette folie qui tire ses racines de la frustration et de l'impuissance auxquelles tous les êtres humains sont confrontés un jour ou l'autre, sans pour autant en faire payer le prix à leurs proches.
Chacun veut comprendre ce qui s'est passé, comprendre ce qui fait qu'un jeune homme peut en venir à tuer de sang-froid autant d'innocents qui n'ont rien à voir avec ses propres problèmes. Mais même quand on a l'impression de comprendre le processus qui peut conduire quelqu'un à un geste aussi extrême, cela l'empêchera-t-il de passer à l'acte?
Certains diront que le pauvre garçon était renfermé, sombre, qu'il écrivait des pièces de théâtre macabres et qu'on aurait donc dû voir venir le pire. Foutaise! Il est tellement plus facile de déceler après coup les messages de détresse semés par un tueur, que de jouer à ce petit jeu d'«ils-auraient-donc-dû» ne peut qu'accentuer le sentiment de culpabilité des proches, ainsi relégués au rang d'aveugles, voire de complices du crime.
Cela dit, s'il est très difficile d'empêcher que certains individus frustrés et rageurs s'en prennent à des proches dont le seul tort est d'exister, on peut et on doit, à titre de société responsable, poursuivre le travail de mise en oeuvre des mécanismes de prévention et d'identification des individus à risque dans les écoles. Et puisqu'il est impossible de prévenir avec certitude la répétition de drames comme celui de Columbine, de Dawson et de Virginia Tech, il faut aussi encore mieux contrôler la circulation des armes à feu.
Ce n'est pas le fusil qui tue, disent les défenseurs du droit de porter une arme, mais celui qui l'utilise. Pourtant, c'est bel et bien à cause du type de fusil automatique ou semi-automatique que les tueurs avaient en leur possession qu'autant d'innocents sont morts. Les États-Unis, l'État de la Virginie en particulier, sont parmi les régions du monde occidental les plus laxistes en matière de contrôle des armes à feu. Ce sont aussi les endroits où un seul criminel peut tuer facilement des dizaines de personnes sans que quiconque ait le temps d'intervenir. Malheureusement, on ne décèle aucune intention préventive au sein du gouvernement Bush, dont les intérêts politiques sont intimement liés à ceux des propriétaires d'armes et de l'industrie qui les fournit.
Aucun pays n'est à l'abri d'une tuerie comme celle de lundi. Même le Québec a connu sa part de drames violents au fil des dernières années. D'ailleurs, ici aussi le type d'arme utilisé a joué un rôle dans l'ampleur des crimes commis. Si on ne peut pas s'attendre à ce que Washington agisse, on doit par contre exiger de nos propres gouvernements qu'ils contrôlent beaucoup mieux la vente et la possession d'armes semi-automatiques, dont l'usage est la norme lors de tueries comme celles de Dawson et de Virginia Tech.
Chacun veut comprendre ce qui s'est passé, comprendre ce qui fait qu'un jeune homme peut en venir à tuer de sang-froid autant d'innocents qui n'ont rien à voir avec ses propres problèmes. Mais même quand on a l'impression de comprendre le processus qui peut conduire quelqu'un à un geste aussi extrême, cela l'empêchera-t-il de passer à l'acte?
Certains diront que le pauvre garçon était renfermé, sombre, qu'il écrivait des pièces de théâtre macabres et qu'on aurait donc dû voir venir le pire. Foutaise! Il est tellement plus facile de déceler après coup les messages de détresse semés par un tueur, que de jouer à ce petit jeu d'«ils-auraient-donc-dû» ne peut qu'accentuer le sentiment de culpabilité des proches, ainsi relégués au rang d'aveugles, voire de complices du crime.
Cela dit, s'il est très difficile d'empêcher que certains individus frustrés et rageurs s'en prennent à des proches dont le seul tort est d'exister, on peut et on doit, à titre de société responsable, poursuivre le travail de mise en oeuvre des mécanismes de prévention et d'identification des individus à risque dans les écoles. Et puisqu'il est impossible de prévenir avec certitude la répétition de drames comme celui de Columbine, de Dawson et de Virginia Tech, il faut aussi encore mieux contrôler la circulation des armes à feu.
Ce n'est pas le fusil qui tue, disent les défenseurs du droit de porter une arme, mais celui qui l'utilise. Pourtant, c'est bel et bien à cause du type de fusil automatique ou semi-automatique que les tueurs avaient en leur possession qu'autant d'innocents sont morts. Les États-Unis, l'État de la Virginie en particulier, sont parmi les régions du monde occidental les plus laxistes en matière de contrôle des armes à feu. Ce sont aussi les endroits où un seul criminel peut tuer facilement des dizaines de personnes sans que quiconque ait le temps d'intervenir. Malheureusement, on ne décèle aucune intention préventive au sein du gouvernement Bush, dont les intérêts politiques sont intimement liés à ceux des propriétaires d'armes et de l'industrie qui les fournit.
Aucun pays n'est à l'abri d'une tuerie comme celle de lundi. Même le Québec a connu sa part de drames violents au fil des dernières années. D'ailleurs, ici aussi le type d'arme utilisé a joué un rôle dans l'ampleur des crimes commis. Si on ne peut pas s'attendre à ce que Washington agisse, on doit par contre exiger de nos propres gouvernements qu'ils contrôlent beaucoup mieux la vente et la possession d'armes semi-automatiques, dont l'usage est la norme lors de tueries comme celles de Dawson et de Virginia Tech.
- » Décès,
- école,
- Virginia Tech
Haut de la page

