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L'histoire se répète

Jean-Robert Sansfaçon   18 avril 2007  États-Unis
Il ne se passe plus une année sans qu'un massacre d'innocents vienne nous rappeler combien il peut être facile de rompre l'équilibre qui unit les individus entre eux dans une société. Lundi, 32 jeunes étudiants américains ont été victimes de ce qu'on a l'habitude de qualifier de tireur fou, mais dont l'action n'a pourtant rien de spontané ou d'improvisé. Fou sans doute, mais de cette folie qui tire ses racines de la frustration et de l'impuissance auxquelles tous les êtres humains sont confrontés un jour ou l'autre, sans pour autant en faire payer le prix à leurs proches.

Chacun veut comprendre ce qui s'est passé, comprendre ce qui fait qu'un jeune homme peut en venir à tuer de sang-froid autant d'innocents qui n'ont rien à voir avec ses propres problèmes. Mais même quand on a l'impression de comprendre le processus qui peut conduire quelqu'un à un geste aussi extrême, cela l'empêchera-t-il de passer à l'acte?

Certains diront que le pauvre garçon était renfermé, sombre, qu'il écrivait des pièces de théâtre macabres et qu'on aurait donc dû voir venir le pire. Foutaise! Il est tellement plus facile de déceler après coup les messages de détresse semés par un tueur, que de jouer à ce petit jeu d'«ils-auraient-donc-dû» ne peut qu'accentuer le sentiment de culpabilité des proches, ainsi relégués au rang d'aveugles, voire de complices du crime.

Cela dit, s'il est très difficile d'empêcher que certains individus frustrés et rageurs s'en prennent à des proches dont le seul tort est d'exister, on peut et on doit, à titre de société responsable, poursuivre le travail de mise en oeuvre des mécanismes de prévention et d'identification des individus à risque dans les écoles. Et puisqu'il est impossible de prévenir avec certitude la répétition de drames comme celui de Columbine, de Dawson et de Virginia Tech, il faut aussi encore mieux contrôler la circulation des armes à feu.

Ce n'est pas le fusil qui tue, disent les défenseurs du droit de porter une arme, mais celui qui l'utilise. Pourtant, c'est bel et bien à cause du type de fusil automatique ou semi-automatique que les tueurs avaient en leur possession qu'autant d'innocents sont morts. Les États-Unis, l'État de la Virginie en particulier, sont parmi les régions du monde occidental les plus laxistes en matière de contrôle des armes à feu. Ce sont aussi les endroits où un seul criminel peut tuer facilement des dizaines de personnes sans que quiconque ait le temps d'intervenir. Malheureusement, on ne décèle aucune intention préventive au sein du gouvernement Bush, dont les intérêts politiques sont intimement liés à ceux des propriétaires d'armes et de l'industrie qui les fournit.

Aucun pays n'est à l'abri d'une tuerie comme celle de lundi. Même le Québec a connu sa part de drames violents au fil des dernières années. D'ailleurs, ici aussi le type d'arme utilisé a joué un rôle dans l'ampleur des crimes commis. Si on ne peut pas s'attendre à ce que Washington agisse, on doit par contre exiger de nos propres gouvernements qu'ils contrôlent beaucoup mieux la vente et la possession d'armes semi-automatiques, dont l'usage est la norme lors de tueries comme celles de Dawson et de Virginia Tech.






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  • Guy Fauteux
    Abonné
    mercredi 18 avril 2007 04h20
    Controle plus serre des armes un veux pieux
    « Le Quebec est la seule province prete a Queter Ottawa pour des fonds suplementaires dans le but d'instaurer un controle plus serre des armes a feu.
    La pluspart des autres provinces et territoires refusent d'agir comme police pour faire respecter le programme de controle des armes a feu (demarche inefficace et trop couteuse).
    Avec la venue du gouvernement Harper le Nunavut a mis en veilleuse sa contestation judiciaire de cette lois inapplicable , ne jamais oublier que pour un inuit du Canada un arme a porte de la main en travers sur la motoneige et ou sur le quatres roues est une absolue necessite.Les inuits du Quebec on la meme vision du monde mais ne peuvent l'exprimer compte tenue de la structure politique du Nunavik. Pour les independantistes c'est un mechant talon d'achile car cette seule vision des inuits pourrait nous faire perdre ce territoire dans un eventuel Quebec independant.
    Au Quebec nous sommes sans contredit solidairement et majoritairement favorable a un controle plus serre des armes a feu mais nous sommes individuellement les plus contestataires de cette loi.
    Au Quebec plus qu'ailleur les proprietaires d'armes a feu ont bien une ou deux armes enregistre, question d'avoir la paix et se procurer sans probleme de nouvelles armes et munitions mais bien malin celui-la qui reussiras a leur faire sortir l'ensemble de leur artillerie.
    Plusieurs Quebecois ont l'equivalent d'une economie souterraine d'armes non enregistre et de munitions et gardent jalousement ces armes non enregistre comme un precieux patrimoine pour la generation suivante.
    Qui plus est pour plusieurs des ces gardiens du premier symbole de la liberte individuelle que sont les armes a feu un politicien comme Jean Charest qui preconise des mesures coercitive a leurs endroits se tire dans le pieds.
    Mon echantillonnage politique est limite mais pour les chasseurs et les tireurs a la cible toutes agressions des politiciens dans leurs droits de conserver leurs armes ont pour consequence de s'en faire des ennemis.
    Bien sur ces nouveaux ennemis, comme tout apotre d'une religion n'etaleront pas la raison profonde de leur rejet d'une formation politique mais feront tout en leur pouvoir pour les empecher de prendre le pouvoir.

    Guy Fauteux »

  • Roland Berger
    Abonné
    mercredi 18 avril 2007 07h48
    Déséquilibre social
    « « Il ne se passe plus une année sans qu'un massacre d'innocents vienne nous rappeler combien il peut être facile de rompre l'équilibre qui unit les individus entre eux dans une société », écrit monsieur Sansfaçon. C'est voir le problème par le mauvais côté de la lorgnette. L'équilibre social, il est quotidiennement rompu par ceux et celles qui font leur chemin confortablement assis sur leurs privilèges de riches et qui se foutent totalement des « have-not ». Le « fou » de Virginia a voulu rompre le silence meurtrier qui couvre ces aggressions quotidiennes. Le moyen est horrible, mais il ne s'agit pas de chercher à identifier les victimes du système avant qu'ils ne s'attaquent à d'innocents individus qui en profitent ou non. Il faut changer le système. Et dire que Harper souhaite voir le Canada ressembler de plus en plus aux U.S.A.
    Roland Berger
    London, Ontario »

  • Pierre Samuel
    Abonné
    mercredi 18 avril 2007 09h56
    L'hypocrisie américaine
    « A l'instar de M. Berger, je suis porté à croire qu'un "système" basé essentiellement sur un "capitalisme sauvage" est, en grande partie, responsable de ses dérives tragiques. Il est absolument odieux de voir et d'entendre, d'une part, George W. Bush et son discours faussement lénifiant face aux endeuillés et, d'autre part, entretenir une politique belliqueuse qui rejetterait sans appel le contrôle des armes! Quelle hypocrisie!!! »

  • Fernand Trudel
    Abonné
    mercredi 18 avril 2007 11h03
    Le régistre une fausse solution coûteuse
    « Voilà que le tandem Dion-Duceppe en remet, Pourtant, ils savent tous les deux depuis 1999 que le système est innefficace et coûteux. Malgré les hauts cris du bloc sur le scandale des coût du programme, ils continuent à voter des crédits supplémentaires comme si tout allait bien. C'est scandaleux de la part de ces élus qui font du millage sur les émotions des gens.

    Dans son rapport annuel 1999-2000, le Commissaire à la protection de la vie privée fait état des problèmes éprouvés par la GRC avec la base de données PIAF - PIAF signifiant « personne d'intérêt relatif aux armes à feu ». Le système PIAF traite les gens qui veulent se procurer des armes à feu « en conformité avec les strictes procédures d'enregistrement » comme des criminels. Le Commissaire signale qu'il arrive qu'un citoyen respectueux de la loi quitte une boutique d'armes à feu agréée « les mains vides et humilié d'avoir été pris pour un criminel ».

    Le 12 août 1999, la Direction de la recherche parlementaire a exposé le problème en ces termes : « Le manque d'uniformité des procédures suivies par les différents corps policiers d'un bout à l'autre du Canada a une autre conséquence. Il fait en sorte que, dans certains cas, des personnes qui ne présentent aucun problème de sécurité seront liées à la base de données PIAF. Ainsi, dans certains services, tous les noms figurant dans un dossier sont rattachés au code ORI. Par conséquent, une personne qui a été témoin d'une infraction ou même qui en a été la victime peut voir son nom inscrit dans la base de données PIAF parce que celui-ci est associé à l'un des codes faisant partie des critères de sélection énoncés à l'article 5 de la Loi sur les armes à feu. » Selon la GRC, « le nombre de dossiers PIAF au 11 décembre 1999 était de 3 578 751 ».

    Le 1er juin 1999, le très sélect Groupe d'utilisateurs d'armes à feu chargé de conseiller la ministre lui a écrit pour l'informer du fait que « l'actuel processus de transfert et d'enregistrement permet une croissance incontrôlée des éléments les plus indésirables du commerce des armes à feu, en l'occurrence le marché noir. Le modèle de prestation de services axés sur le contrôle n'a pas suffi à absorber le volume d'armes à feu à enregistrer au Canada. Chaque arme à feu transférée illégalement compromet la sécurité de tous les Canadiens et favorise l'expansion effrénée du marché noir. Nous croyons que le tissu dont est fait la « culture de la sécurité » se détériore ». La ministre a fait fi des recommandations de ce groupe qu'elle avait elle-même constitué.

    Une note d'information préparée par le surintendant de la GRC, Mike Buisson, directeur de l'enregistrement des armes à feu, en date du 10 septembre 1999, précise par ailleurs que « le nombre moins élevé que prévu de demandes de permis et d'enregistrement, de même que le taux beaucoup plus élevé que prévu d'erreurs dans les demandes soulèvent des préoccupations quant au succès du programme des armes à feu ». Un autre document de la GRC en date du 1er-2 novembre 1999 décrit le dilemme du registre en ces termes : « D'abord, le taux d'erreurs commises au moment de remplir ces formulaires est beaucoup plus élevé que prévu; moins de 1 % des demandes d'enregistrement et 10 % des demandes de permis qui parviennent au bureau central de traitement sont exemptes d'erreurs. Le nombre de demandes de permis reçues a atteint environ 10 % du niveau prévu et ne cesse de diminuer; le nombre de demandes d'enregistrement a chuté à moins de 30 % du niveau prévu et continue de baisser. Malheureusement, depuis le début du programme, le traitement de ce nombre très limité de demandes a monopolisé la totalité des ressources affectées à nos centres de traitement en raison du taux élevé d'erreur et, dans une moindre mesure, du taux de rendement relativement faible, de l'inefficacité de bon nombre de mécanismes et de l'inexpérience du personnel. »


    Alors les députés du bl;oc et les libéraux de Dion savaient et ils n'ont jamais remis en question le régistre. Pourtant, il est permis de constater que dans les trois incidents survenus tous sur l'ile de Montréal (Polytechnique, Concordia et Coolège Dawson) les tireurs fous étaient tous munis d,armes dûment enregistrées. Alors la solution est ailleurs que de bruimer 500,000 honnêtes chasseurs québécois.

    Le 30 mai 2000, le député conservateur de Yorkton-Melville. M. Garry Breitkreuz, écrivaiut ceci et c'est encore vrai...

    «Les propriétaires d'armes à feu responsables de tout le pays sont d'avis que la lutte contre le crime ne consiste pas à faire des propriétaires d'armes à feu respectueux de la loi des criminels simplement parce qu'ils omettent de se conformer à toutes les formalités imposées par le gouvernement. Ils croient aussi que la lutte contre le crime ne consiste pas non plus à assujettir les milliers de marchands d'armes à feu à tellement de chinoiseries administratives que bon nombre d'entre eux n'ont d'autre choix que de fermer boutique - ouvrant ainsi toute grande la voie au marché noir. Ils affirment en outre que la lutte contre le crime ne consiste pas à obliger des agents de police à poursuivre des chasseurs de canards pour voir si leurs armes sont enregistrées. Ils pensent que la meilleure façon de lutter contre le crime consiste plutôt à investir le précieux fruit de nos impôts là où il est le plus utile. Dommage que les libéraux et les bloquistes ne tiennent pas compte des bons conseils qu'on leur donne.»

    Ce sont de sages paroles et en cette période de réflexion suite aux événements de Virginia Tech. Il faut que les élus fassent la part des choses entre des armes à autorisation restreintes et des armes de chasse. Il en va du droit le plus fondamental du respect des honnêtes gens. La loi C-68 n'atteint pas ses objectifs, la modifier et donner des peines plus sévères aux criminels tel que proposé par le gouvernement actuel est une avenue à considérer sérieusement.

    Encore une fois, demandons à nos élus d'utiliser nos taxes à lutter efficacement contre le crime en corrigeant leur tir... »

  • Gérard Brunet
    Inscrit
    mercredi 18 avril 2007 11h54
    FAUSSE AFIRMATION M. SANSFAÇON
    « VOUS ÊTES TOTALEMENT DANS L'ERREUR QUAND VOUS AFFIRMÉ QUE LE TUEUR DE VIRGINIE UTILISAIT UN 'FUSIL' . IL Y A UNE GROSSE DIFFÉRENCE ENTRE UN FUSIL / CARABINE / ET SURTOUT UN REVOLVER. JE VOIS QUE VOUS N'Y CONNAISSEZ RIEN À LA CHASSE / AUX ARMES À FEU, ET PLUS ENCORE, LA POSSESSION D'UN REVOLVER AU CANADA A TOUJOURS FAIT L'OBJET D'UN CONTRÔLE TOTAL PAR LA GRC; C'EST ELLE QUI AIT MANDATÉ DU REGISTRE DES REVOLVER DEPUIS TOUJOURS AU CANADA; J'AJOUTERAIS QUE LA POLICE DE LAVAL N'A MÊME PAS VÉRIFIER LE NOM DE L'INDIVIDU OÙ ILS ONT FAIT UNE DESCENTE À LONGUEIL, AVANT QUE L'UN DES LEURS SOIT ABBATTU, PAR UNE PERSONNE QUI AVAIT UNE ARME DÛMENT ENREGISTRÉ. DONC, AVANT DE FAIRE DES AFFIRMATION GRATUITE COMME VOUS LE FAITES, VOUS DEVRIEZ VOUS RENSEIGNER SUR LA NOMENCLATURE DU VOCABULAIRE, PROPRE AUX DOMAINE DES ARMES À FEU. TOUT CE QUI VOUS INTÉRESSE, C'EST D'ALERTÉ LA POPULATION POUR VENDRE VOTRE JOURNAL, ET ÇA, AU DÉTRIMENT DES CHASSEURS, ET AU RISQUE D'EN FAIRE DES CRIMINELS; LÀ, M. SANSFAÇONS, JE PERDS TOUT RESPECT POUR VOS COMMENTAIRES.

    GÉRARD BRUNET DE GATINEAU, UN CHASSEUR QUI EN A RAS-LE-BOL, AVEC LES SOIT-DISANT PACIFIC DE NOTRE SOCIÉTÉ ET VIVE M. HARPER, ET VIVE L'AMISTIE QU'IL VIENT DE VOTER POUR UNE AUTRE ANNÉE. COMBIEN D'ARGENT LES LIBÉRAUX ONT GASPILLÉ DANS CE PROGRAMME ? PRESQUE UNITILE, DU-MOINS POUR LES HONNÊTES GENS DE CE PAYS. C'EST ENCORE DU 'B.S. ' DÉGUISÉ. »

  • Maurice Monette
    Abonné
    mercredi 18 avril 2007 12h05
    Pour prévenir un MAL, il faut parfois "enchâsser" la source de CELUI-CI...
    « Personne n'est au même degré de MATURITÉ, d'autant plus qu'en cette période de TRANSITION à une NOUVELLE PHASE ÉVOLUTIVE d'environ 2000 ans, plein d'esprits/âmes se sont incarnés(es) dans les dernières décennies du millénaire précédent, pour venir tenter d'ÉPURER leur BILAN/KARMA. Ceci, afin de pouvoir entreprendre une NOUVELLE série d'incarnations dans ce NOUVEAU MILLÉNAIRE, pour acquérir le plus de MATURITÉ d'esprit possible.

    Donc, sachant à prime abord que NOUS TRANSCENDONS une telle période critique, il semblerait d'autant plus avisé d'avoir recours à des MESURES COERCITIVES telles l'ENREGISTREMENT des ARMES-à-FEU, pour rendre encore plus responsables les gens qui possédent de tels OBJETS d'AGRESSION potentielle. J'entend déjà les gens qui ne veulent pas d'enregistrement maugréer contre cette Réaction mais, puisque NOUS traversons une telle PHASE ÉVOLUTIVE de la GENT HUMAINE, il serait bon de partir avec de MEILLEURES DISPOSITIONS pour favoriser la MATURATION des esprits/âmes. De cette RÉALITÉ, les GENS les plus MATURES qui comprennent cette SITUATION CRITIQUE, devraientêtre CEUX/CELLES qui établissent les NORMES LÉGALES pour protéger l'ENSEMBLE de la POPULATION. D'où la justification d'avoir un "RÉGISTRE des ARMES-à-FEU" au moins PROVINCIAL, si on ne prend pas au SÉRIEUX ces accidents DÉPLORABLES qui risquent autrement de devenir une "PLAIE d'ÉGYPTE" pour le PAYS. »

  • Gisèle Leroux
    Abonné
    mercredi 18 avril 2007 13h18
    Les armes à feu: une partie du problème...
    « M. Sansfaçon a raison quand il dit "on doit par contre exiger de nos propres gouvernements qu'ils contrôlent beaucoup mieux la vente et la possession d'armes semi-automatiques". On devrait obliger les propriétaires de telles armes à les laisser en consigne et à justifier la sortie de ces armes de territoires réservés (comme les clubs de tir ou les zones de chasse).

    Mais cette seule explication ne suffit pas.

    On avait déjà évalué un potentiel de dangerosité chez les tueurs de VT. Quels moyens de prévention avaient ceux qui l'avaient évalué?

    Et quels sont les critères qui auraient permis aux parents et amis du tueur de Dawson de les voir eux aussi?

    Le directeur du collège Dawson, cette semaine, parlait du monde virtuel (violent) dans lequel nous vivons (télé, musique, jeux video). Même si aucune étude scientifique ne permet de prouver leur influence sur un esprit sain, comment fait-on pour contrôler leur effet sur les esprits « moins sains »?

    D'autres évaluent que l'importance accordée aux tueurs par les médias peut en inciter certains à passer à l'acte pour se faire connaître? Pourquoi ne demanderait-on pas aux médias de ne pas divulguer le nom du tueur et de ne référer à lui que comme à « quelqu'un »? Comment se peut-il que quelqu'un, ce matin, ait trouvé drôle de lancer une menace à la bombe à VT et que les médias n'aient pas réagi en traitant cet individu de « pas-rap-man»?

    Mais, plus profondément, que se passe-t-il dans nos sociétés pour que certains de nos jeunes glorifient ainsi le vide et la violence? »

  • Jean-G. Lengelle
    Inscrit
    mercredi 18 avril 2007 13h21
    Intervention blasphématoire de GW Bush
    « Comment est-il possible que l'un des plus grands tueurs de l'humanité qui a froidement ordonné le massacre de dizaines, voire de centaines de milliers d'Irakiens, (et on oublie les américains décédés sur place...) puisse venir déverser ses larmes de crocodile en arrivant dans des limousines blindées et protégé par des centaines d'hommes en armes?
    L'éditorial d'aujourd'hui est hélas aussi vide de sens qu'il est plein de platitudes et de rengaines éventée.
    Si vis pacem, para bellum disent le proverbe et Bernard Landry, mais pour l'amour, que ce soit donc exprimé autrement: Si tu veux la paix, prépares la paix!!!! ...en évitant d'agresser le reste du monde sous de faux prétextes comme les WMD! »

  • Jean-Paul Gosselin
    Inscrit
    mercredi 18 avril 2007 14h57
    Aucune recette miracle...
    « À mon humble avis, il n'y a pas de recette miracle pour empêcher ce genre de tragédie. On peut et on doit essayer de les prévenir, mais c'est tout. Il y a trop d'inconnues dans cette équation pour pouvoir la résoudre d'un seul coup. Il n'est pas possible d'établir le profil de ces tueurs car, généralement, ce sont des quidams,des inconnus, du moins inconnus de la police. Souvent, il arrive qu'une personne désespérée pose des gestes désespérés, totalement irrationnels. Et elle prendra les moyens qu'il faut pour parvenir à ses fins si elle est vraiment décidée à passer à l'action. Ce n'est toujours qu'après que l'on constate qu'il y avait quelque chose qui ne fonctionnait pas avec la personne en question, rarement avant... et à chaque tuerie, les post-mortems ne manquent pas, mais ils sont nécessaires! »

  • Jocelyne Lalonde
    Inscrite
    mercredi 18 avril 2007 16h43
    Le Mal
    « On peut lui donner la définition qu'on veut. On peut même l'identifier à un jeune homme à peine sorti de l'enfance, qui ne sort de sa solitude ou de son isolement que pour agresser, harceler, assassiner ceux qu'il rend responsables de son incommensurable mal intérieur.

    Son quinze minutes de célébrité, lui le rejeté dans un monde de bien heureux, il ne le trouvera qu'en imitant et en dépassant le drame provoqué par un autre malheureux. Il sait, qu'à défaut de pouvoir compter sur ses proches et son entourage, il bénéficiera de l'appui inconditionnel des médias de cette planète pour passer rapidement à l'histoire. Il sait, ses prédécesseurs en font foi, que son nom sera connu bien avant celui de ses victimes. Il sait qu'il bénéficiera d'un traitement haut de gamme, lui assurant une reconnaissance autrement impossible. Dans ce monde où reconnaissance égale bonheur, il a trouvé son filon, sa voie. Il paufine son geste, 3 coups de feu par victime, la mort quasi assurée, un "pointage" supérieur au jeu vidéo de son drame personnel, supérieur à celui qui l'a inspiré. Il sait qu'il y laissera la vie, cette chienne de vie faite de désespoir, d'impuissance et d'incompréhension de ces règles sociales que tous semblent pourtant intégrer avec facilité. Tous sauf lui.

    Alors il choisit de devenir le "monstre" dont le nom ressurgira chaque année. Le "monstre" dont le mystère ne sera jamais totalement percé à jour. Celui dont la voix continuera à jamais de hurler, par dessus celle des victimes et de leurs familles, j'ai Mal...vous savez maintenant ce que je voulais dire, à quel point je voulais le dire, à quel point vous ne m'avez pas entendu... »

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