L'absence de liens entre al-Qaïda et Saddam est de nouveau confirmé
7 avril 2007
États-Unis
Washington et Bagdad — L'absence de liens directs entre l'ancien président irakien Saddam Hussein et le réseau terroriste al-Qaïda est confirmée par de nouveaux éléments d'un rapport du Pentagone qui viennent d'être rendus publics.
Les deux pages de résumé du rapport avaient été publiées en février, mais le reste du document de 120 pages était resté jusqu'à maintenant confidentiel et a finalement été rendu public à la demande du président de la commission du Sénat sur les forces armées, le démocrate Carl Levin.
«Ce sont de vieilles informations. Le résumé [du rapport] est sorti il y a deux mois», a réagi un porte-parole du Pentagone, Bryan Whitman. Selon le document, les informations récoltées après la chute de Saddam Hussein confirment les renseignements de la CIA et du renseignement militaire (DIA) récoltés avant mars 2003, selon lesquels le gouvernement irakien n'avait pas de contacts directs avec al-Qaïda.
Dans une note en bas de page, le rapport, réalisé par les services de l'inspecteur général du Pentagone, souligne que les interrogatoires de Saddam Hussein et d'anciens responsables du régime et l'analyse de documents saisis en Irak «ont tous confirmé» que «l'Irak et al-Qaïda ne coopéraient pas». Ce rapport contredit l'un des arguments majeurs de l'administration Bush pour justifier l'intervention en Irak, selon lequel le régime de Saddam Hussein entretenait des liens étroits avec l'organisation terroriste d'Oussama ben Laden.
Le rapport souligne que l'ancien sous-secrétaire américain à la Défense, Douglas Feith, l'un des plus fervents partisans d'une intervention militaire en Irak après les attentats du 11 septembre 2001, avait ignoré l'avis de la CIA et du renseignement militaire (DIA).
À l'époque, la CIA avait pourtant conclu à «l'absence de signes concluants» sur des liens éventuels et la DIA jugeait qu'«une coopération directe n'avait pas été établie».
Dans un rapport fait au directeur de cabinet du vice-président Dick Cheney en septembre 2002, M. Feith avait affirmé que les relations entre le régime irakien et al-Qaïda étaient anciennes et de l'ordre de la «symbiose».
Avant l'occupation militaire américaine de l'Irak, la thèse de l'administration Bush faisant état de liens entre le régime irakien et al-Qaïda était peu mise en question aux États-Unis. Mais depuis 2003, des membres des services de renseignement ont accusé la Maison-Blanche d'avoir ignoré des informations récoltées par leurs services et d'avoir uniquement choisi celles qui allaient dans le sens d'une campagne militaire en Irak.
Dick Cheney a suggéré à nouveau mercredi à la radio l'hypothèse de liens directs entre le régime de Saddam Hussein et al-Qaïda.
Retour des officiers baassistes
Le premier ministre irakien, Nouri al-Maliki, a ordonné l'octroi d'emplois, de pensions et retraites aux anciens officiers de l'ex-dictateur Saddam Hussein, qui seront réintégrés dans les institutions du pays, selon un communiqué diffusé hier.
Une décision en ce sens a été prise en conseil des ministres le 20 mars, mais annoncée seulement hier dans ce communiqué du bureau du premier ministre.
Par conséquent, tous les anciens officiers lieutenants-colonels ou d'un grade plus élevé auront droit à une pension. Les autres seront intégrés dans la nouvelle armée formée actuellement par les forces de la coalition sous l'égide des États-Unis, selon la même source.
Les grades les moins élevés chez les ex-officiers ayant des spécialisations en médecine ou dans le domaine scientifique seront intégrés dans d'autres ministères du gouvernement.
Peu après l'invasion américaine en 2003, l'administrateur américain en Irak, Paul Bremer, avait démantelé l'armée et l'administration de Saddam Hussein. De nombreux anciens officiers avaient rejoint par la suite les insurgés hostiles aux États-Unis.
Violents heurts entre Américains et miliciens chiites
De violents accrochages entre les miliciens radicaux de l'Armée du Mahdi, partisans de Moqtada Sadr, et les forces américaines se sont produits hier tout au long de la matinée à Diwaniyah (180 km au sud de Bagdad) où un couvre-feu a été imposé. Un témoin a affirmé avoir vu cinq corps de miliciens et «des dizaines de blessés».
«Les affrontements entre l'armée du Mahdi et les Américains ont commencé ce matin. Au moins 30 civils ont été tués et trois "humvees"», a affirmé un membre du bureau à Diwaniyah du mouvement radical chiite de Moqtada Sadr, qui a requis l'anonymat.
Les Américains n'ont pas confirmé les affrontements dans l'immédiat alors qu'aucune source indépendante n'était en mesure de donner un bilan.
Mardi soir, les forces de sécurité irakiennes et les soldats américains ont lancé diverses opérations, fouillant des maisons, arrêtant des suspects, et utilisant même des frappes aériennes. Ils se sont heurtés à plusieurs reprises aux miliciens et un couvre-feu a été décrété.
Le bureau de Moqtada Sadr dans la ville sainte chiite de Najaf [160 km au sud de Bagdad] a condamné «l'entrée soudaine et injustifiée des troupes d'occupation dans des zones résidentielles. Il y avait la place pour une solution pacifique plutôt que l'utilisation de la force.»
Les deux pages de résumé du rapport avaient été publiées en février, mais le reste du document de 120 pages était resté jusqu'à maintenant confidentiel et a finalement été rendu public à la demande du président de la commission du Sénat sur les forces armées, le démocrate Carl Levin.
«Ce sont de vieilles informations. Le résumé [du rapport] est sorti il y a deux mois», a réagi un porte-parole du Pentagone, Bryan Whitman. Selon le document, les informations récoltées après la chute de Saddam Hussein confirment les renseignements de la CIA et du renseignement militaire (DIA) récoltés avant mars 2003, selon lesquels le gouvernement irakien n'avait pas de contacts directs avec al-Qaïda.
Dans une note en bas de page, le rapport, réalisé par les services de l'inspecteur général du Pentagone, souligne que les interrogatoires de Saddam Hussein et d'anciens responsables du régime et l'analyse de documents saisis en Irak «ont tous confirmé» que «l'Irak et al-Qaïda ne coopéraient pas». Ce rapport contredit l'un des arguments majeurs de l'administration Bush pour justifier l'intervention en Irak, selon lequel le régime de Saddam Hussein entretenait des liens étroits avec l'organisation terroriste d'Oussama ben Laden.
Le rapport souligne que l'ancien sous-secrétaire américain à la Défense, Douglas Feith, l'un des plus fervents partisans d'une intervention militaire en Irak après les attentats du 11 septembre 2001, avait ignoré l'avis de la CIA et du renseignement militaire (DIA).
À l'époque, la CIA avait pourtant conclu à «l'absence de signes concluants» sur des liens éventuels et la DIA jugeait qu'«une coopération directe n'avait pas été établie».
Dans un rapport fait au directeur de cabinet du vice-président Dick Cheney en septembre 2002, M. Feith avait affirmé que les relations entre le régime irakien et al-Qaïda étaient anciennes et de l'ordre de la «symbiose».
Avant l'occupation militaire américaine de l'Irak, la thèse de l'administration Bush faisant état de liens entre le régime irakien et al-Qaïda était peu mise en question aux États-Unis. Mais depuis 2003, des membres des services de renseignement ont accusé la Maison-Blanche d'avoir ignoré des informations récoltées par leurs services et d'avoir uniquement choisi celles qui allaient dans le sens d'une campagne militaire en Irak.
Dick Cheney a suggéré à nouveau mercredi à la radio l'hypothèse de liens directs entre le régime de Saddam Hussein et al-Qaïda.
Retour des officiers baassistes
Le premier ministre irakien, Nouri al-Maliki, a ordonné l'octroi d'emplois, de pensions et retraites aux anciens officiers de l'ex-dictateur Saddam Hussein, qui seront réintégrés dans les institutions du pays, selon un communiqué diffusé hier.
Une décision en ce sens a été prise en conseil des ministres le 20 mars, mais annoncée seulement hier dans ce communiqué du bureau du premier ministre.
Par conséquent, tous les anciens officiers lieutenants-colonels ou d'un grade plus élevé auront droit à une pension. Les autres seront intégrés dans la nouvelle armée formée actuellement par les forces de la coalition sous l'égide des États-Unis, selon la même source.
Les grades les moins élevés chez les ex-officiers ayant des spécialisations en médecine ou dans le domaine scientifique seront intégrés dans d'autres ministères du gouvernement.
Peu après l'invasion américaine en 2003, l'administrateur américain en Irak, Paul Bremer, avait démantelé l'armée et l'administration de Saddam Hussein. De nombreux anciens officiers avaient rejoint par la suite les insurgés hostiles aux États-Unis.
Violents heurts entre Américains et miliciens chiites
De violents accrochages entre les miliciens radicaux de l'Armée du Mahdi, partisans de Moqtada Sadr, et les forces américaines se sont produits hier tout au long de la matinée à Diwaniyah (180 km au sud de Bagdad) où un couvre-feu a été imposé. Un témoin a affirmé avoir vu cinq corps de miliciens et «des dizaines de blessés».
«Les affrontements entre l'armée du Mahdi et les Américains ont commencé ce matin. Au moins 30 civils ont été tués et trois "humvees"», a affirmé un membre du bureau à Diwaniyah du mouvement radical chiite de Moqtada Sadr, qui a requis l'anonymat.
Les Américains n'ont pas confirmé les affrontements dans l'immédiat alors qu'aucune source indépendante n'était en mesure de donner un bilan.
Mardi soir, les forces de sécurité irakiennes et les soldats américains ont lancé diverses opérations, fouillant des maisons, arrêtant des suspects, et utilisant même des frappes aériennes. Ils se sont heurtés à plusieurs reprises aux miliciens et un couvre-feu a été décrété.
Le bureau de Moqtada Sadr dans la ville sainte chiite de Najaf [160 km au sud de Bagdad] a condamné «l'entrée soudaine et injustifiée des troupes d'occupation dans des zones résidentielles. Il y avait la place pour une solution pacifique plutôt que l'utilisation de la force.»
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