Les démocrates entendent forcer les républicains à un vote - Le Sénat américain examinera un texte demandant un retrait des troupes en Irak
15 mars 2007
États-Unis
Washington — Le Sénat a autorisé hier l'ouverture d'un débat sur une résolution demandant le retrait des soldats américains d'Irak, après plusieurs opérations de blocage de la part de l'opposition républicaine.
La décision, approuvée à 89 voix contre neuf, ouvre la voie à la discussion d'une proposition démocrate qui demande, mais n'exige pas, que le président Bush retire les soldats engagés dans des combats en Irak d'ici à la fin du mois de mars 2008. Ce vote a été rendu possible après la levée du blocus, déjà organisé deux fois cette année, par les républicains opposés à cette proposition.
Toutefois, la résolution démocrate semble avoir peu de chances de réunir la majorité qualifiée de 60 voix nécessaires. Mais les démocrates entendent forcer les républicains à un vote, pour pouvoir les accuser de bloquer l'adoption d'un calendrier de retrait américain d'Irak.
C'est sans grande crainte de voir le débat déboucher sur un affront ouvert au président Bush que l'état-major républicain a massivement choisi hier de le laisser se poursuivre.
À deux reprises en février, les républicains avaient en revanche court-circuité la mise aux voix d'un texte non contraignant ayant plus de chances de réunir une majorité. Ce texte, adopté par la Chambre des représentants, se contentait d'exprimer la désapprobation du Congrès envers l'envoi de renforts en Irak annoncé en janvier. Il avait recueilli le soutien de sept des 49 républicains, y compris M. Warner.
Les démocrates ont vu dans la réussite attendue du vote de procédure la marque «d'un réel élan vers un changement d'orientation» de la conduite de la guerre, selon les mots du président de la commission des Forces armées Carl Levin.
Un élan que la Maison-Blanche espère bien couper le plus vite possible. Elle a déjà annoncé la semaine dernière qu'elle était prête à censurer le collectif budgétaire devant financer les opérations en Irak et en Afghanistan pour 2007 si la majorité parvenait à y accoler un calendrier de retrait.
Au Sénat, le présidentiable John McCain, qui semble avoir parié son avenir politique sur la réussite de la nouvelle stratégie annoncée en janvier par l'administration, a mis en garde ses collègues contre la tentation de quitter l'Irak à tout prix sous prétexte que l'opinion s'est lassée de la guerre.
Moins du tiers des Américains (28 %) pensent désormais que les États-Unis vont gagner la guerre en Irak, selon un récent sondage, un taux record (59 %) estimant que la guerre a été une erreur.
Après le vote du Sénat, le débat sur l'opportunité de fixer un terme à l'engagement américain en Irak se prolongera la semaine prochaine à la Chambre des représentants, à l'occasion du collectif budgétaire.
La décision, approuvée à 89 voix contre neuf, ouvre la voie à la discussion d'une proposition démocrate qui demande, mais n'exige pas, que le président Bush retire les soldats engagés dans des combats en Irak d'ici à la fin du mois de mars 2008. Ce vote a été rendu possible après la levée du blocus, déjà organisé deux fois cette année, par les républicains opposés à cette proposition.
Toutefois, la résolution démocrate semble avoir peu de chances de réunir la majorité qualifiée de 60 voix nécessaires. Mais les démocrates entendent forcer les républicains à un vote, pour pouvoir les accuser de bloquer l'adoption d'un calendrier de retrait américain d'Irak.
C'est sans grande crainte de voir le débat déboucher sur un affront ouvert au président Bush que l'état-major républicain a massivement choisi hier de le laisser se poursuivre.
À deux reprises en février, les républicains avaient en revanche court-circuité la mise aux voix d'un texte non contraignant ayant plus de chances de réunir une majorité. Ce texte, adopté par la Chambre des représentants, se contentait d'exprimer la désapprobation du Congrès envers l'envoi de renforts en Irak annoncé en janvier. Il avait recueilli le soutien de sept des 49 républicains, y compris M. Warner.
Les démocrates ont vu dans la réussite attendue du vote de procédure la marque «d'un réel élan vers un changement d'orientation» de la conduite de la guerre, selon les mots du président de la commission des Forces armées Carl Levin.
Un élan que la Maison-Blanche espère bien couper le plus vite possible. Elle a déjà annoncé la semaine dernière qu'elle était prête à censurer le collectif budgétaire devant financer les opérations en Irak et en Afghanistan pour 2007 si la majorité parvenait à y accoler un calendrier de retrait.
Au Sénat, le présidentiable John McCain, qui semble avoir parié son avenir politique sur la réussite de la nouvelle stratégie annoncée en janvier par l'administration, a mis en garde ses collègues contre la tentation de quitter l'Irak à tout prix sous prétexte que l'opinion s'est lassée de la guerre.
Moins du tiers des Américains (28 %) pensent désormais que les États-Unis vont gagner la guerre en Irak, selon un récent sondage, un taux record (59 %) estimant que la guerre a été une erreur.
Après le vote du Sénat, le débat sur l'opportunité de fixer un terme à l'engagement américain en Irak se prolongera la semaine prochaine à la Chambre des représentants, à l'occasion du collectif budgétaire.
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