Les démocrates veulent un retrait d'Irak à la mi-2008
Bush pourrait imposer son veto si une loi est adoptée
Washington — Les dirigeants démocrates à la Chambre des représentants ont présenté hier une proposition de loi visant à retirer la majeure partie des troupes américaines d'Irak d'ici août 2008 au plus tard.
La présidente de la Chambre des représentants, Nancy Pelosi, espère que cette proposition sera adoptée la semaine prochaine par la Commission des finances de la Chambre des représentants dans le cadre de l'examen d'une loi sur le déblocage d'une enveloppe budgétaire supplémentaire de 100 milliards pour financer la poursuite des opérations militaires en Irak et en Afghanistan. Si la proposition démocrate est approuvée par la Commission des finances, elle pourra être débattue à la Chambre des représentants la semaine suivante.
La proposition prévoit toutefois qu'un certain nombre de soldats resteront en Irak pour assurer la formation des soldats irakiens et protéger les diplomates américains.
Un assistant de la Chambre des représentants a indiqué qu'en vertu de la loi, le président Bush ne pourrait pas s'opposer à cette date butoir.
Mais un groupe de démocrates libéraux, qui réclament un retrait total des troupes dès le 31 décembre de cette année, ont fait savoir qu'ils n'étaient pas satisfaits par le texte présenté par leurs dirigeants et qu'ils comptaient soumettre leur propre proposition. Pelosi et les libéraux ont toutefois encore deux semaines pour tenter de s'entendre.
Cette proposition a conduit la Maison-Blanche à annoncer que le président George W. Bush, en route pour l'Amérique latine, était prêt à opposer son veto au financement de la guerre en Irak.
«Évidemment, l'administration s'opposera fermement et, in fine [le président Bush], opposera son veto à toute loi qui ressemblerait à ce qui a été décrit aujourd'hui», a dit un haut conseiller de M. Bush, Dan Bartlett.
Fruit de plusieurs semaines de discussions internes, la proposition démocrate a pour but de montrer que la majorité élue en novembre pèse sur la conduite d'une guerre de plus en plus impopulaire, sans toutefois couper dans les fonds essentiels à la sécurité des troupes sur le terrain.
Les démocrates de la Chambre ont indiqué qu'ils comptaient alourdir de quelque huit milliards l'enveloppe de 93,5 milliards réclamée par la Maison-Blanche, notamment pour résoudre les immenses difficultés rencontrées par les blessés de la guerre pour se faire soigner.
Le «groupe progressiste», fort de quelque 80 des 233 membres démocrates de la Chambre des représentants, entend que le collectif budgétaire finance seulement le retrait des troupes américaines en Irak d'ici au 31 décembre 2007, quelles que soient les conditions sur le terrain.
La Chambre des représentants et peut-être le Sénat devraient voter sur ce texte d'ici la fin du mois.
Le débat sur le collectif budgétaire est la première occasion pour le Congrès de peser sur la conduite de la guerre depuis l'échec au Sénat en février d'un texte non contraignant visant à désapprouver la nouvelle stratégie annoncée en janvier.
Un taux record d'Américains (59 %) estiment que la guerre est une erreur et moins d'un tiers
(28 %) pensent que les États-Unis vont en sortir victorieux, selon un sondage publié mardi dans USA Today.
La présidente de la Chambre des représentants, Nancy Pelosi, espère que cette proposition sera adoptée la semaine prochaine par la Commission des finances de la Chambre des représentants dans le cadre de l'examen d'une loi sur le déblocage d'une enveloppe budgétaire supplémentaire de 100 milliards pour financer la poursuite des opérations militaires en Irak et en Afghanistan. Si la proposition démocrate est approuvée par la Commission des finances, elle pourra être débattue à la Chambre des représentants la semaine suivante.
La proposition prévoit toutefois qu'un certain nombre de soldats resteront en Irak pour assurer la formation des soldats irakiens et protéger les diplomates américains.
Un assistant de la Chambre des représentants a indiqué qu'en vertu de la loi, le président Bush ne pourrait pas s'opposer à cette date butoir.
Mais un groupe de démocrates libéraux, qui réclament un retrait total des troupes dès le 31 décembre de cette année, ont fait savoir qu'ils n'étaient pas satisfaits par le texte présenté par leurs dirigeants et qu'ils comptaient soumettre leur propre proposition. Pelosi et les libéraux ont toutefois encore deux semaines pour tenter de s'entendre.
Cette proposition a conduit la Maison-Blanche à annoncer que le président George W. Bush, en route pour l'Amérique latine, était prêt à opposer son veto au financement de la guerre en Irak.
«Évidemment, l'administration s'opposera fermement et, in fine [le président Bush], opposera son veto à toute loi qui ressemblerait à ce qui a été décrit aujourd'hui», a dit un haut conseiller de M. Bush, Dan Bartlett.
Fruit de plusieurs semaines de discussions internes, la proposition démocrate a pour but de montrer que la majorité élue en novembre pèse sur la conduite d'une guerre de plus en plus impopulaire, sans toutefois couper dans les fonds essentiels à la sécurité des troupes sur le terrain.
Les démocrates de la Chambre ont indiqué qu'ils comptaient alourdir de quelque huit milliards l'enveloppe de 93,5 milliards réclamée par la Maison-Blanche, notamment pour résoudre les immenses difficultés rencontrées par les blessés de la guerre pour se faire soigner.
Le «groupe progressiste», fort de quelque 80 des 233 membres démocrates de la Chambre des représentants, entend que le collectif budgétaire finance seulement le retrait des troupes américaines en Irak d'ici au 31 décembre 2007, quelles que soient les conditions sur le terrain.
La Chambre des représentants et peut-être le Sénat devraient voter sur ce texte d'ici la fin du mois.
Le débat sur le collectif budgétaire est la première occasion pour le Congrès de peser sur la conduite de la guerre depuis l'échec au Sénat en février d'un texte non contraignant visant à désapprouver la nouvelle stratégie annoncée en janvier.
Un taux record d'Américains (59 %) estiment que la guerre est une erreur et moins d'un tiers
(28 %) pensent que les États-Unis vont en sortir victorieux, selon un sondage publié mardi dans USA Today.
|
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
|
Envoyer Fermer
Haut de la page

