Lewis Libby innocent ou menteur ?
24 janvier 2007
États-Unis
Washington — Lewis Libby, ancien haut responsable de la Maison-Blanche accusé d'avoir menti à la justice, a «volé la vérité», a accusé le procureur Patrick Fitzgerald à l'ouverture des débats devant le tribunal fédéral.
«Libby est innocent», a répondu l'avocat de la défense, Ted Wells, expliquant que son client s'était simplement trompé quand il a évoqué trois mois après les faits des conversations insignifiantes pour lui, à une époque où il était accaparé 16 heures par jour par des questions de sécurité nationale.
M. Libby, 56 ans, ancien chef de cabinet du vice-président Dick Cheney, doit répondre de cinq chefs d'inculpation pour faux témoignage, parjure et obstruction à la justice. Il risque jusqu'à 30 ans de prison.
Diagrammes, photos et chronologies à l'appui, M. Fitzgerald et M. Wells ont dénoué chacun à leur manière les fils des multiples conversations et confidences qui ont tissé un vaste feuilleton médiatico-politique et qui doivent être disséquées pendant les quatre à six semaines du procès.
L'affaire remonte à juillet 2003, quand un ancien ambassadeur américain, Joseph Wilson, a accusé l'administration Bush d'avoir menti en affirmant dans son discours sur l'état de l'Union de janvier 2003 que Saddam Hussein avait tenté d'acheter de grandes quantités d'uranium en Afrique.
La presse avait alors révélé que l'épouse du diplomate, Valerie Plame, était un agent de la CIA. Une enquête avait été ouverte pour déterminer l'origine de cette fuite. Un autre responsable a depuis reconnu avoir été, par inadvertance, la source des journalistes, et personne ne sera poursuivi pour cela.
Mais M. Libby l'est pour avoir fourni un témoignage inexact sur ses conversations avec trois journalistes en juillet 2003.
Avant de donner la parole aux deux avocats, le juge chargé de l'affaire, Reggie Walton, avait rappelé aux 16 jurés, 12 titulaires et 4 remplaçants, en grande majorité des femmes et des Blancs, que leur rôle se limitait à déterminer si M. Libby avait menti. «Aucun élément concernant Valerie Plame ne vous sera présenté. [Ce serait] totalement hors de propos.»
«Libby est innocent», a répondu l'avocat de la défense, Ted Wells, expliquant que son client s'était simplement trompé quand il a évoqué trois mois après les faits des conversations insignifiantes pour lui, à une époque où il était accaparé 16 heures par jour par des questions de sécurité nationale.
M. Libby, 56 ans, ancien chef de cabinet du vice-président Dick Cheney, doit répondre de cinq chefs d'inculpation pour faux témoignage, parjure et obstruction à la justice. Il risque jusqu'à 30 ans de prison.
Diagrammes, photos et chronologies à l'appui, M. Fitzgerald et M. Wells ont dénoué chacun à leur manière les fils des multiples conversations et confidences qui ont tissé un vaste feuilleton médiatico-politique et qui doivent être disséquées pendant les quatre à six semaines du procès.
L'affaire remonte à juillet 2003, quand un ancien ambassadeur américain, Joseph Wilson, a accusé l'administration Bush d'avoir menti en affirmant dans son discours sur l'état de l'Union de janvier 2003 que Saddam Hussein avait tenté d'acheter de grandes quantités d'uranium en Afrique.
La presse avait alors révélé que l'épouse du diplomate, Valerie Plame, était un agent de la CIA. Une enquête avait été ouverte pour déterminer l'origine de cette fuite. Un autre responsable a depuis reconnu avoir été, par inadvertance, la source des journalistes, et personne ne sera poursuivi pour cela.
Mais M. Libby l'est pour avoir fourni un témoignage inexact sur ses conversations avec trois journalistes en juillet 2003.
Avant de donner la parole aux deux avocats, le juge chargé de l'affaire, Reggie Walton, avait rappelé aux 16 jurés, 12 titulaires et 4 remplaçants, en grande majorité des femmes et des Blancs, que leur rôle se limitait à déterminer si M. Libby avait menti. «Aucun élément concernant Valerie Plame ne vous sera présenté. [Ce serait] totalement hors de propos.»
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