Barack Obama se lance dans la course à la présidence des États-Unis
Le sénateur fait un premier pas vers l'investiture démocrate
17 janvier 2007
États-Unis
Photo : Agence Reuters
Barack Obama hier à son arrivée au Capitole.
Washington — La campagne pour la présidentielle américaine de 2008 se précise avec l'entrée en lice hier du sénateur Barack Obama, étoile montante du parti démocrate considérée comme un concurrent sérieux pour l'ex-première dame Hillary Clinton.
Le sénateur a annoncé hier la création d'un comité exploratoire en vue d'examiner sa candidature à la Maison-Blanche. Cette première étape du processus qui pourrait à terme faire de lui le premier président noir des États-Unis, a été annoncé au moyen d'une vidéo diffusée sur son site Web. Il devrait en dire plus le 10 février dans son fief de Chicago.
«Je ne pensais pas me retrouver dans cette situation il y a un an, mais depuis que j'ai parlé à beaucoup d'entre vous dans mes voyages à travers le pays [...], j'ai été frappé de voir que nous avons tous faim d'un autre genre de politique», a expliqué M. Obama dans un message vidéo à ses partisans.
«L'Amérique a déjà connu de gros problèmes par le passé. Mais aujourd'hui, nos dirigeants à Washington semblent incapables de travailler ensemble de manière sensée et pratique. La politique est devenue si amère et partisane, si soumise à l'argent et à l'influence, qui nous ne pouvons pas gérer les grands problèmes qui exigent des solutions, a ajouté Obama. J'ai donc passé pas mal de temps à réfléchir à ce qui pourrait le mieux faire avancer la cause du changement et du progrès dont nous avons si désespérément besoin.»
Après sa décision officielle, M. Obama sera confronté à l'épreuve des élections primaires, qui permettront de désigner début 2008 le candidat démocrate à la présidentielle. Sa principale adversaire devrait être la sénatrice de New York Hillary Clinton.
À la différence de M. Obama, Mme Clinton n'a encore pris aucune mesure officielle confirmant ses ambitions présidentielles, mais elle dispose déjà d'un trésor de campagne considérable et d'une équipe de conseillers expérimentés, dont beaucoup ont travaillé avec son mari à la Maison-Blanche.
Le politologue Larry Sabato, de l'Université de Virginie, s'est dit surpris par l'annonce de M. Obama, en raison de sa jeunesse et de son manque d'expérience, mais il a aussi souligné son atout majeur face à Mme Clinton: «Il a un contact avec la foule qu'elle n'a pas.» En outre, souligne M. Sabato, Barack Obama, né d'un père kényan et d'une mère blanche du Kansas, «correspond à l'image que l'Amérique a d'elle-même: jeune, charismatique, optimiste, métissée».
Le troisième candidat à suivre pour le moment côté démocrate est John Edwards, l'ancien co-listier de John Kerry lors de la présidentielle 2004 qui avait également son été son concurrent le plus dangereux lors des primaires.
Dans le parti républicain du président Bush, les trois favoris ont déjà tous formé leur comités exploratoires respectifs. Le plus en vue, l'influent sénateur John McCain, candidat malheureux lors des primaires de 2000 face à George W. Bush, tentera de décrocher l'investiture en s'imposant face à Mitt Romney, l'ancien homme d'affaires mormon et ex-gouverneur du Massachusetts, et Rudolph Giuliani, l'ancien maire de New York.
Une pléiade d'outsiders des deux bords sont également mentionnés, soit qu'ils aient officiellement annoncé leurs ambitions, soit que leur présence médiatique suffise à alimenter les rumeurs.
La très impopulaire guerre en Irak, pour laquelle le président Bush a annoncé la semaine dernière l'envoi de 21 500 soldats supplémentaires, est pour l'instant le thème qui domine la pré-campagne. M. Obama a qualifié l'Irak de «guerre tragique et coûteuse qui n'aurait jamais dû être déclarée». John Edwards, héraut de la lutte contre la pauvreté, a intensifié sa dénonciation de la guerre ses derniers jours et appelé lundi le Congrès démocrate à refuser les fonds nécessaires pour financer la guerre. John McCain, quant à lui, a pris le pari de plaider avec force pour un renforcement majeur de l'effort militaire en Irak.
Le sénateur a annoncé hier la création d'un comité exploratoire en vue d'examiner sa candidature à la Maison-Blanche. Cette première étape du processus qui pourrait à terme faire de lui le premier président noir des États-Unis, a été annoncé au moyen d'une vidéo diffusée sur son site Web. Il devrait en dire plus le 10 février dans son fief de Chicago.
«Je ne pensais pas me retrouver dans cette situation il y a un an, mais depuis que j'ai parlé à beaucoup d'entre vous dans mes voyages à travers le pays [...], j'ai été frappé de voir que nous avons tous faim d'un autre genre de politique», a expliqué M. Obama dans un message vidéo à ses partisans.
«L'Amérique a déjà connu de gros problèmes par le passé. Mais aujourd'hui, nos dirigeants à Washington semblent incapables de travailler ensemble de manière sensée et pratique. La politique est devenue si amère et partisane, si soumise à l'argent et à l'influence, qui nous ne pouvons pas gérer les grands problèmes qui exigent des solutions, a ajouté Obama. J'ai donc passé pas mal de temps à réfléchir à ce qui pourrait le mieux faire avancer la cause du changement et du progrès dont nous avons si désespérément besoin.»
Après sa décision officielle, M. Obama sera confronté à l'épreuve des élections primaires, qui permettront de désigner début 2008 le candidat démocrate à la présidentielle. Sa principale adversaire devrait être la sénatrice de New York Hillary Clinton.
À la différence de M. Obama, Mme Clinton n'a encore pris aucune mesure officielle confirmant ses ambitions présidentielles, mais elle dispose déjà d'un trésor de campagne considérable et d'une équipe de conseillers expérimentés, dont beaucoup ont travaillé avec son mari à la Maison-Blanche.
Le politologue Larry Sabato, de l'Université de Virginie, s'est dit surpris par l'annonce de M. Obama, en raison de sa jeunesse et de son manque d'expérience, mais il a aussi souligné son atout majeur face à Mme Clinton: «Il a un contact avec la foule qu'elle n'a pas.» En outre, souligne M. Sabato, Barack Obama, né d'un père kényan et d'une mère blanche du Kansas, «correspond à l'image que l'Amérique a d'elle-même: jeune, charismatique, optimiste, métissée».
Le troisième candidat à suivre pour le moment côté démocrate est John Edwards, l'ancien co-listier de John Kerry lors de la présidentielle 2004 qui avait également son été son concurrent le plus dangereux lors des primaires.
Dans le parti républicain du président Bush, les trois favoris ont déjà tous formé leur comités exploratoires respectifs. Le plus en vue, l'influent sénateur John McCain, candidat malheureux lors des primaires de 2000 face à George W. Bush, tentera de décrocher l'investiture en s'imposant face à Mitt Romney, l'ancien homme d'affaires mormon et ex-gouverneur du Massachusetts, et Rudolph Giuliani, l'ancien maire de New York.
Une pléiade d'outsiders des deux bords sont également mentionnés, soit qu'ils aient officiellement annoncé leurs ambitions, soit que leur présence médiatique suffise à alimenter les rumeurs.
La très impopulaire guerre en Irak, pour laquelle le président Bush a annoncé la semaine dernière l'envoi de 21 500 soldats supplémentaires, est pour l'instant le thème qui domine la pré-campagne. M. Obama a qualifié l'Irak de «guerre tragique et coûteuse qui n'aurait jamais dû être déclarée». John Edwards, héraut de la lutte contre la pauvreté, a intensifié sa dénonciation de la guerre ses derniers jours et appelé lundi le Congrès démocrate à refuser les fonds nécessaires pour financer la guerre. John McCain, quant à lui, a pris le pari de plaider avec force pour un renforcement majeur de l'effort militaire en Irak.
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