Irak - Kennedy lance une offensive démocrate
Une proposition de loi pour forcer Bush à se soumettre au Congrès
Photo : Agence Reuters
Le sénateur démocrate Edward Kennedy s’adressant aux membres du club de presse, hier, à Washington. Le sénateur a déposé une proposition de loi visant à empêcher George W. Bush d’envoyer des milliers de soldats supplémentaires en Irak.
Washington — Le sénateur démocrate du Massachusetts, Edward Kennedy, a déposé hier une proposition de loi visant à contraindre le président américain George W. Bush à obtenir l'aval du Congrès avant d'augmenter les effectifs militaires en Irak. George Bush doit rendre publique ce soir sa nouvelle stratégie en Irak, qui passera notamment par l'envoi de 20 000 hommes supplémentaires, selon un sénateur qui a rencontré le président américain. Cette nouvelle stratégie est très attendue, notamment aux États-Unis où l'opinion publique est devenue majoritairement hostile à l'intervention lancée en 2003 qui a maintenant coûté la vie à plus de 3000 soldats américains.
Selon un haut responsable de la Défense américaine, les premières troupes supplémentaires souhaitées par le président seront déployées avant la fin du mois. Les soldats de la 82e division aéroportée, stationnée au Koweït, seraient les premiers concernés.
L'envoi de renforts pourrait se heurter à l'hostilité des démocrates, qui ont pris le contrôle du Congrès et qui voient dans le déploiement de troupes supplémentaires un risque d'escalade du conflit.
Le sénateur Edward Kennedy estime que le Congrès doit s'opposer à une telle mesure et qu'il en a la capacité. «Nous ne devons pas seulement dire notre opposition à une augmentation des troupes en Irak, nous devons agir pour l'empêcher», a-t-il déclaré dans un discours devant le club de la presse.
«Nous disons qu'avant d'engager des troupes américaines supplémentaires dans cette guerre civile, le président doit revenir devant le Congrès pour obtenir l'autorisation d'un tel déploiement», avait-il indiqué auparavant sur NBC. «Nous disposons de ce pouvoir, nous n'en avons pas fait usage pendant la guerre en Irak mais nous y avons eu recours à d'autres moments», a expliqué le sénateur démocrate.
Le dépôt de cette proposition de loi risque de provoquer un débat constitutionnel sur le rôle du Congrès et sur le droit dont il dispose ou non d'user de son autorité pour bloquer une décision du président, qui est le chef des armées, une fois qu'il a autorisé l'usage de la force. Le Congrès avait autorisé l'intervention en Irak en octobre 2002.
De nombreux démocrates ont appelé à un retrait rapide des troupes, toutefois certains doutent que le Congrès soit compétent pour s'opposer à une augmentation des effectifs en Irak.
Joseph Biden, sénateur du Delaware et prochain président de la commission sénatoriale des Affaires étrangères, fait partie des sceptiques, mais il a indiqué qu'il allait déposer une proposition de loi exprimant la désapprobation du Sénat à l'égard de toute décision de la Maison-Blanche susceptible de provoquer une escalade du conflit.
Kennedy a déclaré qu'il n'était pas partisan de supprimer les financements pour les troupes déjà stationnées en Irak, mais il a fait valoir que l'intervention américaine en Irak s'était tellement éloignée du projet initial autorisé par le Congrès que le président Bush ne pouvait pas prendre le risque, selon lui, d'aggraver le conflit en envoyant des renforts sans demander l'aval du Congrès.
«Ma proposition de loi stipulera que des troupes supplémentaires ne peuvent être déployées et des dollars de plus dépensés pour une telle escalade, sans et jusqu'à ce que le Congrès approuve le plan du président», a expliqué Edward Kennedy.
L'autre solution pour les démocrates pourrait consister à assortir des restrictions aux financements supplémentaires que va probablement demander George Bush. «Nous avons cette possibilité. Il y a eu des discussions à ce sujet», a déclaré le chef des démocrates à la Chambre des représentants Steny Hoyer.
La semaine dernière, la présidente de la Chambre des représentants, Nancy Pelosi, et le chef du groupe démocrate au Sénat, Harry Reid, avaient exhorté le président Bush à ne pas accroître les effectifs en Irak et à lancer un retrait progressif des troupes.
Selon un haut responsable de la Défense américaine, les premières troupes supplémentaires souhaitées par le président seront déployées avant la fin du mois. Les soldats de la 82e division aéroportée, stationnée au Koweït, seraient les premiers concernés.
L'envoi de renforts pourrait se heurter à l'hostilité des démocrates, qui ont pris le contrôle du Congrès et qui voient dans le déploiement de troupes supplémentaires un risque d'escalade du conflit.
Le sénateur Edward Kennedy estime que le Congrès doit s'opposer à une telle mesure et qu'il en a la capacité. «Nous ne devons pas seulement dire notre opposition à une augmentation des troupes en Irak, nous devons agir pour l'empêcher», a-t-il déclaré dans un discours devant le club de la presse.
«Nous disons qu'avant d'engager des troupes américaines supplémentaires dans cette guerre civile, le président doit revenir devant le Congrès pour obtenir l'autorisation d'un tel déploiement», avait-il indiqué auparavant sur NBC. «Nous disposons de ce pouvoir, nous n'en avons pas fait usage pendant la guerre en Irak mais nous y avons eu recours à d'autres moments», a expliqué le sénateur démocrate.
Le dépôt de cette proposition de loi risque de provoquer un débat constitutionnel sur le rôle du Congrès et sur le droit dont il dispose ou non d'user de son autorité pour bloquer une décision du président, qui est le chef des armées, une fois qu'il a autorisé l'usage de la force. Le Congrès avait autorisé l'intervention en Irak en octobre 2002.
De nombreux démocrates ont appelé à un retrait rapide des troupes, toutefois certains doutent que le Congrès soit compétent pour s'opposer à une augmentation des effectifs en Irak.
Joseph Biden, sénateur du Delaware et prochain président de la commission sénatoriale des Affaires étrangères, fait partie des sceptiques, mais il a indiqué qu'il allait déposer une proposition de loi exprimant la désapprobation du Sénat à l'égard de toute décision de la Maison-Blanche susceptible de provoquer une escalade du conflit.
Kennedy a déclaré qu'il n'était pas partisan de supprimer les financements pour les troupes déjà stationnées en Irak, mais il a fait valoir que l'intervention américaine en Irak s'était tellement éloignée du projet initial autorisé par le Congrès que le président Bush ne pouvait pas prendre le risque, selon lui, d'aggraver le conflit en envoyant des renforts sans demander l'aval du Congrès.
«Ma proposition de loi stipulera que des troupes supplémentaires ne peuvent être déployées et des dollars de plus dépensés pour une telle escalade, sans et jusqu'à ce que le Congrès approuve le plan du président», a expliqué Edward Kennedy.
L'autre solution pour les démocrates pourrait consister à assortir des restrictions aux financements supplémentaires que va probablement demander George Bush. «Nous avons cette possibilité. Il y a eu des discussions à ce sujet», a déclaré le chef des démocrates à la Chambre des représentants Steny Hoyer.
La semaine dernière, la présidente de la Chambre des représentants, Nancy Pelosi, et le chef du groupe démocrate au Sénat, Harry Reid, avaient exhorté le président Bush à ne pas accroître les effectifs en Irak et à lancer un retrait progressif des troupes.
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