L'économie américaine montre de nouveaux signes de ralentissement
29 novembre 2006
États-Unis
Photo : Agence France-Presse
Le président de la Fed, Ben Bernanke, a jugé que le ralentissement annoncé dans le rapport du département du Commerce n’était que passager.
Washington — L'économie américaine a donné hier de nouveaux signes de ralentissement du côté des entreprises comme des consommateurs, mais le marché immobilier résidentiel, crucial pour la croissance, pourrait être en voie de stabilisation.
Les commandes de biens durables ont accusé en octobre leur baisse la plus importante en six ans, reculant de 8,3 % par rapport à septembre, après +8,7 % le mois précédent, a annoncé le département du Commerce.
Le rapport constitue «un signe sans ambiguïté que l'économie n'arrive pas à passer la vitesse supérieure», a estimé David Herther, président de l'association des industriels NAM. Après la publication, le dollar a plongé pour atteindre son plus bas niveau en 20 mois face à l'euro.
Le président de la Réserve fédérale (Fed) Ben Bernanke a cependant jugé que ce ralentissement n'était que passager et que, «au cours de l'année à venir, l'économie devrait croître à un rythme modéré, proche ou légèrement en dessous du rythme qu'elle peut garder à long terme». Il a répété sa conviction que l'inflation de base (mesurée hors les éléments volatils que sont l'énergie et l'alimentation) «devrait ralentir graduellement» au cours de l'année à venir, mais il a jugé que celle-ci restait malgré tout à un niveau «inconfortablement élevé».
Les commandes de biens d'équipement hors défense et hors aviation, un bon indicateur des intentions d'investissement des entreprises, ont reculé de 5,1 %, la baisse la plus importante depuis janvier 2004.
Du côté des consommateurs, les nouvelles ne sont guère plus réjouissantes puisque leur confiance s'est de nouveau détériorée en novembre, un signe préoccupant pour la consommation à l'approche de la saison des Fêtes. L'indice de confiance a reculé à 102,9 points contre 105,1 points en octobre, selon l'institut privé Conference Board.
«Le marché du travail et les perspectives économiques plus prudentes à court terme ont contribué à infléchir la confiance des consommateurs en novembre», a estimé Lynn Franco, directrice des recherches sur les consommateurs au Conference Board.
Ces rapports sont publiés alors que l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) a abaissé hier ses prévisions de croissance aux États-Unis pour 2006 et 2007 en raison notamment du ralentissement immobilier.
Du côté de l'immobilier résidentiel justement, l'activité a enrayé la dégringolade entamée il y a six mois, mais les prix ont connu une baisse record. Le ralentissement de l'immobilier inquiète les économistes car il pourrait avoir des répercussions sévères sur la croissance en entravant l'appétit de consommation.
Le prix médian des logements a baissé de 3,5 % par rapport à octobre 2005 à 221 000 $US. Cependant, les stocks ont progressé de 1,9 % à 3,85 millions d'unités. «Vu le nombre de logements encore sur le marché, il serait étonnant que les prix ne continuent pas à baisser», a averti l'économiste indépendant Joel Naroff.
Les commandes de biens durables ont accusé en octobre leur baisse la plus importante en six ans, reculant de 8,3 % par rapport à septembre, après +8,7 % le mois précédent, a annoncé le département du Commerce.
Le rapport constitue «un signe sans ambiguïté que l'économie n'arrive pas à passer la vitesse supérieure», a estimé David Herther, président de l'association des industriels NAM. Après la publication, le dollar a plongé pour atteindre son plus bas niveau en 20 mois face à l'euro.
Le président de la Réserve fédérale (Fed) Ben Bernanke a cependant jugé que ce ralentissement n'était que passager et que, «au cours de l'année à venir, l'économie devrait croître à un rythme modéré, proche ou légèrement en dessous du rythme qu'elle peut garder à long terme». Il a répété sa conviction que l'inflation de base (mesurée hors les éléments volatils que sont l'énergie et l'alimentation) «devrait ralentir graduellement» au cours de l'année à venir, mais il a jugé que celle-ci restait malgré tout à un niveau «inconfortablement élevé».
Les commandes de biens d'équipement hors défense et hors aviation, un bon indicateur des intentions d'investissement des entreprises, ont reculé de 5,1 %, la baisse la plus importante depuis janvier 2004.
Du côté des consommateurs, les nouvelles ne sont guère plus réjouissantes puisque leur confiance s'est de nouveau détériorée en novembre, un signe préoccupant pour la consommation à l'approche de la saison des Fêtes. L'indice de confiance a reculé à 102,9 points contre 105,1 points en octobre, selon l'institut privé Conference Board.
«Le marché du travail et les perspectives économiques plus prudentes à court terme ont contribué à infléchir la confiance des consommateurs en novembre», a estimé Lynn Franco, directrice des recherches sur les consommateurs au Conference Board.
Ces rapports sont publiés alors que l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) a abaissé hier ses prévisions de croissance aux États-Unis pour 2006 et 2007 en raison notamment du ralentissement immobilier.
Du côté de l'immobilier résidentiel justement, l'activité a enrayé la dégringolade entamée il y a six mois, mais les prix ont connu une baisse record. Le ralentissement de l'immobilier inquiète les économistes car il pourrait avoir des répercussions sévères sur la croissance en entravant l'appétit de consommation.
Le prix médian des logements a baissé de 3,5 % par rapport à octobre 2005 à 221 000 $US. Cependant, les stocks ont progressé de 1,9 % à 3,85 millions d'unités. «Vu le nombre de logements encore sur le marché, il serait étonnant que les prix ne continuent pas à baisser», a averti l'économiste indépendant Joel Naroff.
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