Sommet de l'OTAN - Washington invite ses alliés à faire plus pour l'Afghanistan
Riga — À la veille de l'ouverture du sommet de l'OTAN à Riga, les États-Unis ont invité hier leurs partenaires au sein de l'Alliance atlantique à consentir plus d'efforts pour l'Afghanistan, tout en reconnaissant que des problèmes d'ordre intérieur empêchaient certains États membres d'être plus présents militairement.
L'Afghanistan dominera aujourd'hui les débats dans la capitale lettone où plusieurs pays comme l'Allemagne, l'Espagne et la France se verront invités à impliquer leurs soldats dans les opérations risquées menées dans le Sud, fief des rebelles talibans.
«Si des alliés ont accepté par consensus d'accomplir une mission, alors, au nom de la solidarité, ne devraient-ils s'entraider pour participer aux missions?», a déclaré un haut responsable américain sous le sceau de l'anonymat. Pour lui, l'idéal serait que tous les pays membres lèvent l'ensemble des restrictions sur ce que leurs contingents peuvent accomplir et où ils peuvent opérer.
«Tout ce qui ira dans cette direction sera positif. Chaque pays a ses propres problèmes politiques intérieurs et doit régler ce qu'il a à faire», a-t-il dit.
La Force internationale d'assistance à la sécurité (ISAF), qui compte 32 000 hommes issus de 37 pays placés sous le commandement de l'OTAN, a subi des pertes importantes depuis que ses contingents britannique, canadien et néerlandais se sont déployés fin août dans le sud de l'Afghanistan. Plus de 150 soldats étrangers ont été tués en Afghanistan cette année.
À Riga, Jacques Chirac proposera la création d'un groupe de contact chargé de recentrer la mission des forces de l'Alliance en Afghanistan. «Pour créer les conditions d'un succès, nous devons inscrire notre action dans le cadre d'une stratégie globale, d'un processus politique et économique réaffirmé», écrit le président français dans une tribune qui publiée aujourd'hui dans 36 pays.
«La mise en place d'un groupe de contact qui rassemble les pays de la région, les principaux pays engagés et les organisations internationales, comme cela existe au Kosovo, me semble nécessaire pour donner à nos forces les moyens de réussir leur mission de soutien des autorités afghanes et recentrer l'Alliance sur la conduite des opérations militaires», ajoute-t-il dans ce texte.
Jacques Chirac a soumis cette idée à son homologue américain George Bush, avec qui il s'est entretenu par téléphone hier après-midi.
La dégradation de la situation en Afghanistan fait naître le risque d'un détournement de la mission de la force de maintien de la paix en mission d'imposition de la paix, a expliqué un diplomate français.
Le groupe de contact permettrait de réorienter l'action de tous les pays engagés, sachant que l'objectif demeure de renforcer le gouvernement de Kaboul pour qu'il exerce son autorité sur l'ensemble du territoire, dit-on de même source.
L'Afghanistan dominera aujourd'hui les débats dans la capitale lettone où plusieurs pays comme l'Allemagne, l'Espagne et la France se verront invités à impliquer leurs soldats dans les opérations risquées menées dans le Sud, fief des rebelles talibans.
«Si des alliés ont accepté par consensus d'accomplir une mission, alors, au nom de la solidarité, ne devraient-ils s'entraider pour participer aux missions?», a déclaré un haut responsable américain sous le sceau de l'anonymat. Pour lui, l'idéal serait que tous les pays membres lèvent l'ensemble des restrictions sur ce que leurs contingents peuvent accomplir et où ils peuvent opérer.
«Tout ce qui ira dans cette direction sera positif. Chaque pays a ses propres problèmes politiques intérieurs et doit régler ce qu'il a à faire», a-t-il dit.
La Force internationale d'assistance à la sécurité (ISAF), qui compte 32 000 hommes issus de 37 pays placés sous le commandement de l'OTAN, a subi des pertes importantes depuis que ses contingents britannique, canadien et néerlandais se sont déployés fin août dans le sud de l'Afghanistan. Plus de 150 soldats étrangers ont été tués en Afghanistan cette année.
À Riga, Jacques Chirac proposera la création d'un groupe de contact chargé de recentrer la mission des forces de l'Alliance en Afghanistan. «Pour créer les conditions d'un succès, nous devons inscrire notre action dans le cadre d'une stratégie globale, d'un processus politique et économique réaffirmé», écrit le président français dans une tribune qui publiée aujourd'hui dans 36 pays.
«La mise en place d'un groupe de contact qui rassemble les pays de la région, les principaux pays engagés et les organisations internationales, comme cela existe au Kosovo, me semble nécessaire pour donner à nos forces les moyens de réussir leur mission de soutien des autorités afghanes et recentrer l'Alliance sur la conduite des opérations militaires», ajoute-t-il dans ce texte.
Jacques Chirac a soumis cette idée à son homologue américain George Bush, avec qui il s'est entretenu par téléphone hier après-midi.
La dégradation de la situation en Afghanistan fait naître le risque d'un détournement de la mission de la force de maintien de la paix en mission d'imposition de la paix, a expliqué un diplomate français.
Le groupe de contact permettrait de réorienter l'action de tous les pays engagés, sachant que l'objectif demeure de renforcer le gouvernement de Kaboul pour qu'il exerce son autorité sur l'ensemble du territoire, dit-on de même source.
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