Rice rassure Tokyo
Tokyo — Washington s'en tiendra scrupuleusement aux accords de défense conclus avec Tokyo, a réaffirmé hier la secrétaire d'État américaine, Condoleezza Rice, en visite au Japon, où l'essai nucléaire nord-coréen du 9 octobre a relancé le débat sur l'acquisition de l'arme atomique.
«Les États-Unis ont la volonté et la capacité de répondre à la totalité, je dis bien la totalité, de leurs engagements en matière de dissuasion et de sécurité envers le Japon», a-t-elle dit.
Après Tokyo, la secrétaire d'État se rend aujourd'hui à Séoul, puis demain à Pékin pour s'assurer de l'adhésion des autorités sud-coréennes et chinoises aux sanctions que le Conseil de sécurité des Nations unies a infligées samedi à Pyongyang, alors que la perspective d'un autre essai semble prendre corps.
Aux côtés de son homologue américaine, Taro Aso, chef de la diplomatie japonaise, a assuré que Tokyo n'avait absolument aucune intention de se doter d'un arsenal nucléaire, qu'il a jugé inutile au regard des accords de défense américano-japonais. «La secrétaire Rice vient de les reconfirmer», a-t-il souligné.
Insensible à l'effervescence diplomatique, le dirigeant nord-coréen Kim Jong-il est apparu pour la première fois en public depuis l'essai de la semaine dernière, à l'occasion d'une cérémonie organisée mardir pour le 80e anniversaire du syndicat À bas l'impérialisme!, ancêtre du Parti des ouvriers coréens.
Accompagné de plusieurs dignitaires, Kim a assisté avec enthousiasme à un récital de louanges à la gloire du régime et de son chef, fait d'oeuvres telles que L'Amour des camarades ou Le regard toujours tourné vers le chef, rapportait l'agence de presse nord-coréenne KCNA, tandis qu'à Washington on dit avoir décelé les signes avant-coureurs d'une nouvelle explosion.
Citant des responsables américains, la chaîne de télévision NBC assure en outre que Pyongyang a informé Pékin de son intention de procéder à une série d'essais nucléaires souterrains. Mais «à notre connaissance, la Chine n'a pas reçu de notification en ce sens», a en revanche déclaré Lee Kyu-hyung, vice-ministre sud-coréen des Affaires étrangères.
Selon l'édition étrangère du Quotidien du peuple, organe du Parti communiste chinois, la Corée du Nord a «franchi la ligne rouge» tracée par Pékin, tout en renforçant la communauté d'intérêts avec Séoul et Washington.
«Les États-Unis ont la volonté et la capacité de répondre à la totalité, je dis bien la totalité, de leurs engagements en matière de dissuasion et de sécurité envers le Japon», a-t-elle dit.
Après Tokyo, la secrétaire d'État se rend aujourd'hui à Séoul, puis demain à Pékin pour s'assurer de l'adhésion des autorités sud-coréennes et chinoises aux sanctions que le Conseil de sécurité des Nations unies a infligées samedi à Pyongyang, alors que la perspective d'un autre essai semble prendre corps.
Aux côtés de son homologue américaine, Taro Aso, chef de la diplomatie japonaise, a assuré que Tokyo n'avait absolument aucune intention de se doter d'un arsenal nucléaire, qu'il a jugé inutile au regard des accords de défense américano-japonais. «La secrétaire Rice vient de les reconfirmer», a-t-il souligné.
Insensible à l'effervescence diplomatique, le dirigeant nord-coréen Kim Jong-il est apparu pour la première fois en public depuis l'essai de la semaine dernière, à l'occasion d'une cérémonie organisée mardir pour le 80e anniversaire du syndicat À bas l'impérialisme!, ancêtre du Parti des ouvriers coréens.
Accompagné de plusieurs dignitaires, Kim a assisté avec enthousiasme à un récital de louanges à la gloire du régime et de son chef, fait d'oeuvres telles que L'Amour des camarades ou Le regard toujours tourné vers le chef, rapportait l'agence de presse nord-coréenne KCNA, tandis qu'à Washington on dit avoir décelé les signes avant-coureurs d'une nouvelle explosion.
Citant des responsables américains, la chaîne de télévision NBC assure en outre que Pyongyang a informé Pékin de son intention de procéder à une série d'essais nucléaires souterrains. Mais «à notre connaissance, la Chine n'a pas reçu de notification en ce sens», a en revanche déclaré Lee Kyu-hyung, vice-ministre sud-coréen des Affaires étrangères.
Selon l'édition étrangère du Quotidien du peuple, organe du Parti communiste chinois, la Corée du Nord a «franchi la ligne rouge» tracée par Pékin, tout en renforçant la communauté d'intérêts avec Séoul et Washington.
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