Passer à la version normale du sitePasser à la version large du siteTaille d'écran
  • Facebook
  • Twitter
  • RSS
  • fermer

    Connexion au Devoir.com

    Mot de passe oublié?
    Abonnez-vous!

    Pennsylvanie - Un homme tue quatre fillettes dans une école amish

    L'assassin aurait agi par vengeance avant de se suicider

    3 octobre 2006 |Reuters | États-Unis
    La communauté amish de Nickel Mines, en Pennsylvanie, a été envahie par les policiers et les représentants de la presse, hier, après l’attaque d’une école au cours de laquelle quatre fillettes ont été tuées et sept autres ont été blessées
    Photo: Agence Reuters La communauté amish de Nickel Mines, en Pennsylvanie, a été envahie par les policiers et les représentants de la presse, hier, après l’attaque d’une école au cours de laquelle quatre fillettes ont été tuées et sept autres ont été blessées
    Nickel Mines, Pennsylvanie — Un homme a méthodiquement tué trois fillettes et en a blessé huit autres, dont l'une a succombé quelques heures plus tard, hier, dans une école de Pennsylvanie appartenant à la communauté amish.

    Le tueur s'est donné la mort quand la police est intervenue dès les premiers coups de feu tirés.

    «C'était comme une exécution, à bout portant, d'une balle dans la nuque», a déclaré le commissaire Jeffrey Miller, de la police d'État de Pennsylvanie.

    Il s'agit du troisième incident mortel survenu dans un établissement scolaire en moins d'une semaine aux États-Unis.

    La fusillade s'est produite dans une petite école d'une seule pièce, dans le comté rural de Lancaster, à une centaine de kilomètres de Philadelphie.

    Le tueur a pénétré dans le bâtiment en milieu de matinée après avoir déposé ses trois enfants partant pour l'école à un arrêt de bus.

    Il a pris les occupants en otages puis ordonné à une enseignante enceinte, à d'autres adultes et aux 15 élèves garçons de sortir. Il s'est barricadé, a ligoté et aligné les filles contre le tableau, avant de les viser à la tête.

    Identifié comme un conducteur de camion de la région, Charles Carl Roberts n'appartenait pas à la communauté amish, qui se caractérise par un mode de vie très austère et le refus de toute modernité comme la voiture ou l'électricité.

    Il a laissé à son épouse et ses enfants une note expliquant qu'il comptait se venger d'un fait survenu vingt ans auparavant.

    «Il était en colère contre la vie et en colère contre Dieu [...] Il y a peut-être la perte d'un enfant à un certain moment de sa vie», a déclaré Miller, sans vouloir en dire davantage.

    Surarmé, Roberts a tiré trois fois à l'aide d'un fusil d'assaut, 13 fois avec un pistolet semi-automatique de 9 mm. Il avait également un fusil, 600 cartouches, un pistolet assourdissant, deux couteaux et des outils comme un marteau, du fil de fer ou des rouleaux de ruban adhésif.

    Alors qu'un négociateur de la police tentait de le joindre sur son téléphone portable, Roberts a ouvert le feu. Les forces de l'ordre sont alors intervenues en brisant les fenêtres pour découvrir une scène terrible. «L'une des enfants est morte dans les bras d'un de nos hommes», a déclaré Jeffrey Miller.

    L'école comptait 26 élèves âgés de 6 à 13 ans ainsi que plusieurs adultes et des assistants. La police n'a pas communiqué immédiatement l'âge des trois victimes mais l'une paraît avoir plus de 13 ans et pourrait être une assistante.

    Le drame est un choc pour le village de 300 personnes et sur l'ensemble de la communauté, religieuse et pacifique.

    «J'ai envie de pleurer. Je n'ai jamais pensé qu'on pourrait voir ça dans une salle de classe», a déclaré Jake King, un amish de 56 ans, habitant près de l'école.

    «Le canton compte au total 30 000 personnes et il n'y a pas de policier. Parce qu'il n'y a quasiment aucun délit», a expliqué un autre habitant.

    La fusillade rappelle celle survenue mercredi dans le Colorado, où un vagabond a pris six jeunes filles en otage avant d'en tuer une et de se donner la mort à l'arrivée de la police.

    Deux jours plus tard, dans l'ouest du Wisconsin, un élève âgé de 15 ans a tiré sur le principal de son collège, qui a succombé à ses blessures.

    La Maison-Blanche a annoncé qu'une réunion interministérielle serait organisée pour trouver les moyens de prévenir de nouvelles violences et aider les communautés traumatisées par ces drames.

    «Le président est profondément attristé et troublé», a déclaré Dana Perino, porte-parole de la Maison-Blanche, lors d'un déplacement de George Bush à Reno, dans le Nevada.
     
     
    Édition abonné
    La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
     
     












    CAPTCHA Image Générer un nouveau code

    Envoyer
    Fermer
    Blogues

    Articles les plus : Commentés|Aimés
    Abonnez-vous pour recevoir nos Infolettres par courriel