Washington «très impliqué» dans le plan israélien contre le Hezbollah, selon Seymour Hersh
14 août 2006
États-Unis
New York — Le magazine américain The New Yorker affirme dans sa dernière édition que le gouvernement américain «était très impliqué dans le plan israélien contre le Hezbollah, avant même la capture le 12 juillet de deux soldats israéliens» par le mouvement chiite libanais, déclenchant la guerre au Liban.
Le président américain George W. Bush et son vice-président Dick Cheney étaient convaincus qu'une campagne de bombardements israélienne couronnée de succès contre le Hezbollah pourrait apaiser les craintes d'Israël sur sa sécurité, écrit le journaliste Seymour Hersh, prix Pulitzer qui avait révélé le scandale d'Abou Ghraïb.
L'administration Bush voyait également dans cette campagne un prélude à une possible attaque préventive américaine pour détruire les installations nucléaires iraniennes, selon l'hebdomadaire daté du 21 août.
Citant un expert du Proche-Orient ayant exigé l'anonymat, informé des réflexions actuelles des gouvernements américain et israélien, le journaliste écrit qu'Israël avait mis au point un plan pour attaquer le Hezbollah — et en avait informé les responsables de l'administration Bush — bien avant la capture des soldats israéliens.
«Quand ils [le Hezbollah] ont capturé les soldats [israéliens] début juillet, cela a servi de prétexte» à l'offensive militaire israélienne contre le mouvement chiite libanais, a dit M. Hersh sur CNN.
«Nous [les États-Unis] avons travaillé de près avec eux [Israël] des mois avant, sans nécessairement savoir quand cela arriverait mais cela devait avoir lieu à la faveur d'un accident, au bon moment», a-t-il ajouté sur la chaîne de télévision.
«Rien ne dit qu'Israël ne l'aurait pas fait sans l'aide des Américains», a poursuivi le journaliste.
La Maison-Blanche avait plusieurs raisons de soutenir la campagne de bombardements, écrit M. Hersh, citant l'expert du Proche-Orient. S'il devait y avoir une option militaire contre l'Iran, il fallait anéantir les armes que le Hezbollah pourrait utiliser en guise de représailles contre Israël, écrit M. Hersh.
Citant un conseiller du gouvernement américain proche d'Israël, le journaliste rapporte également qu'au début de l'été, avant la capture des soldats israéliens, plusieurs responsables israéliens s'étaient rendus à Washington «pour obtenir un feu vert» à une opération de bombardements après la provocation du Hezbollah et pour «se rendre compte du niveau du soutien des États-Unis».
«Cette Maison-Blanche va trouver un moyen de qualifier de victoire ce qu'Israël fait contre le Hezbollah et s'en servir pour tout plan contre l'Iran», a dit sur CNN le journaliste.
Les responsables de l'administration américaine ont réfuté ces accusations, mais Seymour Hersh a affirmé sur CNN que ses sources étaient sûres.
Le président américain George W. Bush et son vice-président Dick Cheney étaient convaincus qu'une campagne de bombardements israélienne couronnée de succès contre le Hezbollah pourrait apaiser les craintes d'Israël sur sa sécurité, écrit le journaliste Seymour Hersh, prix Pulitzer qui avait révélé le scandale d'Abou Ghraïb.
L'administration Bush voyait également dans cette campagne un prélude à une possible attaque préventive américaine pour détruire les installations nucléaires iraniennes, selon l'hebdomadaire daté du 21 août.
Citant un expert du Proche-Orient ayant exigé l'anonymat, informé des réflexions actuelles des gouvernements américain et israélien, le journaliste écrit qu'Israël avait mis au point un plan pour attaquer le Hezbollah — et en avait informé les responsables de l'administration Bush — bien avant la capture des soldats israéliens.
«Quand ils [le Hezbollah] ont capturé les soldats [israéliens] début juillet, cela a servi de prétexte» à l'offensive militaire israélienne contre le mouvement chiite libanais, a dit M. Hersh sur CNN.
«Nous [les États-Unis] avons travaillé de près avec eux [Israël] des mois avant, sans nécessairement savoir quand cela arriverait mais cela devait avoir lieu à la faveur d'un accident, au bon moment», a-t-il ajouté sur la chaîne de télévision.
«Rien ne dit qu'Israël ne l'aurait pas fait sans l'aide des Américains», a poursuivi le journaliste.
La Maison-Blanche avait plusieurs raisons de soutenir la campagne de bombardements, écrit M. Hersh, citant l'expert du Proche-Orient. S'il devait y avoir une option militaire contre l'Iran, il fallait anéantir les armes que le Hezbollah pourrait utiliser en guise de représailles contre Israël, écrit M. Hersh.
Citant un conseiller du gouvernement américain proche d'Israël, le journaliste rapporte également qu'au début de l'été, avant la capture des soldats israéliens, plusieurs responsables israéliens s'étaient rendus à Washington «pour obtenir un feu vert» à une opération de bombardements après la provocation du Hezbollah et pour «se rendre compte du niveau du soutien des États-Unis».
«Cette Maison-Blanche va trouver un moyen de qualifier de victoire ce qu'Israël fait contre le Hezbollah et s'en servir pour tout plan contre l'Iran», a dit sur CNN le journaliste.
Les responsables de l'administration américaine ont réfuté ces accusations, mais Seymour Hersh a affirmé sur CNN que ses sources étaient sûres.
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