samedi 26 mai 2012 Dernière mise à jour 16h33
fermer

Connexion au Devoir.com

Mot de passe oublié?


Chercher

Inscrivez-vous (gratuit)
Mot de passe oublié?
Abonné papier? Connexion
S'abonner au Devoir
Publicité

Conjectures sur une réduction des troupes américaines

9 juin 2006  États-Unis
Washington — La mort d'Abou Moussab al-Zarqaoui et la formation définitive simultanée du gouvernement irakien ont relancé l'hypothèse d'une réduction significative des troupes américaines en Irak d'ici la fin de l'année, même si l'administration Bush s'est montrée prudente sur le sujet.

L'an dernier, le commandant des troupes américaines en Irak, le général George Casey, avait tablé sur une baisse «assez significative» en 2006 du nombre de soldats américains en fonction des progrès des forces de sécurité irakiennes et des avancées politiques. Le Pentagone laissait entendre que le niveau de troupes pourrait être ramené à 110 000 d'ici la fin de 2006 contre environ 133 000 actuellement. Lors de son discours sur l'état de l'Union en janvier, le président George W. Bush avait affirmé que des réductions de troupes supplémentaires pourraient être envisagées, mais il s'était refusé à s'engager sur un calendrier et des chiffres.

L'explosion de violences meurtrières entre les communautés chiite et sunnite après le dynamitage d'un mausolée chiite à Samarra en février et la poursuite quotidienne des violences ont toutefois ravivé le spectre d'une guerre civile et souligné les risques d'un retrait trop rapide des troupes américaines.

Malgré des progrès, les forces de sécurité irakiennes (armée et police) ne sont toujours pas capables d'endiguer seules la violence qui secoue l'Irak. Sous la pression de l'opinion publique américaine, lasse de la guerre, l'administration Bush a depuis alterné les signaux pessimistes et optimistes.

Il y a deux mois, la secrétaire d'État Condoleezza Rice avait jugé «probable» une «baisse significative du nombre de soldats américains d'ici l'an prochain» en Irak. Elle était confortée quelques semaines plus tard par l'annonce d'un nouveau premier ministre irakien, Nouri al-Maliki, après des mois de blocage politique. Fin mai toutefois, alors que la formation définitive du gouvernement irakien se faisait attendre, le président Bush et le premier ministre britannique Tony Blair avaient douché les espoirs sur un prochain retour des soldats.

«Ne vous y trompez pas, je veux que les troupes partent», avait dit M. Bush. Mais elles «resteront sur le terrain le temps qu'il faut pour remporter la victoire», avait-il ajouté.

L'annonce quelques jours plus tard du déploiement par l'armée américaine de quelque 1500 soldats supplémentaires en Irak, venus du Koweït pour renforcer les troupes qui tentent de restaurer l'ordre dans la province sunnite rebelle d'al-Anbar, avait éloigné un peu plus les perspectives d'une réduction importante des troupes américaines en Irak cette année.

Outre la mort de Zarqaoui, l'Irak dispose enfin depuis hier d'un gouvernement d'union nationale au complet avec l'investiture par le Parlement irakien des trois ministres en charge de la sécurité, appelés à jouer un rôle de premier plan dans la lutte contre la violence.

Ces deux événements ont immédiatement relancé les interrogations sur une réduction de la présence américaine. Mais la Maison-Blanche a déclaré que la mort de Zarqaoui n'aurait pas d'incidence immédiate sur le nombre de soldats américains déployés en Irak.

Selon Marina Ottaway, experte à la Fondation Carnegie, le gouvernement américain envoie des «signaux contradictoires». «D'un côté, il dit qu'il ne va pas réduire le nombre de troupes tant que les Irakiens ne peuvent pas faire le travail eux-mêmes. De l'autre, il est sous forte pression du Parti républicain, et pas seulement de l'opinion publique, pour commencer à retirer des troupes avant les élections à mi-mandat cet automne.»
 
 
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
 
 












CAPTCHA Image Générer un nouveau code

Envoyer
Fermer

Haut de la page
Cet article vous intéresse?
Cet article vous intéresse?
0 réaction
0 vote Voter
 
  • a Taille du texte -- ++
  • Imprimer
  • Envoyer
  • Partager
  • Droits de reproduction
  • Voter
Recherche complète sur le même sujet


Publicité

Les blogues du devoir

Vos commentaires

m'inscrire
 
Recherche



Exemples de recherche :
Robert Sansfaçon
"directeur général des élections"

S'abonner au Devoir
Abonnez-vous au journal papier Le Devoir ou à la version Internet.
Publicité
Vous souhaitez annoncer dans Le Devoir, contactez le service de publicité.

En savoir plus
Stratégie Web et référencement par Adviso
Design Web par Egzakt
© Le Devoir 2002-2012