samedi 26 mai 2012 Dernière mise à jour 16h33
fermer

Connexion au Devoir.com

Mot de passe oublié?


Chercher

Inscrivez-vous (gratuit)
Mot de passe oublié?
Abonné papier? Connexion
S'abonner au Devoir
Publicité

Démission-surprise du grand patron de la CIA

Porter Goss
Photo : Agence Reuters
Porter Goss
Washington — Contesté dès sa nomination en 2004, le directeur de la CIA Porter Goss a démissionné hier, dernier remaniement en date au sein de l'administration Bush.

Le président américain George W. Bush a annoncé le départ du chef de l'Agence centrale de renseignement américaine lors d'une allocution à la Maison-Blanche en présence de Porter Goss, dont il a salué le travail. M. Bush n'a pas donné d'explications à propos de son départ ni annoncé dans l'immédiat le nom de son successeur.

«Ce matin, Porter Goss m'a présenté sa démission, que j'ai acceptée. [...] Il a dirigé avec compétence», a déclaré M. Bush, notant que Porter Goss a lancé un programme sur «cinq ans pour augmenter le nombre d'analystes et d'agents, ce qui contribuera à faire de ce pays un endroit plus sûr et nous aidera à gagner la guerre contre le terrorisme».

Porter Goss, 67 ans, a été nommé en septembre 2004 alors que la CIA, en pleine tempête, était vivement critiquée pour son traitement du renseignement tant en matière de terrorisme que dans l'affaire irakienne. Mais le nouveau patron de la centrale s'est d'entrée attiré les foudres du personnel de l'institution.

En conflit ouvert

Au fil des semaines et des mois, nombre de responsables de l'agence, en conflit ouvert avec les conseillers de Goss jugés trop politiques, ont préféré démissionner — ou ont été poussés vers la sortie —, parfois après des décennies d'ancienneté dans la maison. En septembre 2005, c'est le numéro deux des services secrets, Robert Richer, qui avait ainsi jeté l'éponge.

Ancien parlementaire, directeur de la Commission du renseignement de la Chambre des représentants et agent de la CIA, Porter Goss entretenait en particulier de mauvaises relations avec les responsables des services de l'action clandestine de l'agence. Jane Harman, membre démocrate de la Commission parlementaire du renseignement, soulignait récemment que la CIA était «en chute libre», déplorant la démission de cadres et d'agents combinant 300 ans d'expérience.

La fuite dans les médias de renseignements portant sur les prisons secrètes de la CIA en Europe de l'Est a par ailleurs pu jouer un rôle dans le départ de M. Goss. Fait hautement inhabituel, il avait annoncé il y a deux semaines le renvoi d'un analyste en relation avec ces fuites. D'après un haut responsable de l'administration Bush, le directeur national du renseignement John Negroponte s'était entretenu avec Porter Goss, avec le feu vert de la Maison-Blanche, pour évoquer avec lui la question d'une éventuelle démission.

La vaste réforme adoptée par le Congrès en décembre 2004 a fait perdre à la CIA sa place prépondérante parmi les 16 agences du renseignement américain, au profit du directeur national du renseignement. La démission de M. Goss s'inscrit dans le cadre d'un vaste remaniement de l'équipe Bush. À quelques mois des élections législatives de novembre, le président américain, au plus bas dans les sondages, tente de reprendre la main pour sauver sa présidence.

Le secrétaire général de la Maison-Blanche, Andrew Card, et le porte-parole présidentiel Scott McClellan ont notamment été remplacés tandis que Karl Rove, éminence grise de M. Bush, a perdu ses attributions en matière de coordination de toutes les actions politiques de la Maison-Blanche.
 
 
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
 
 












CAPTCHA Image Générer un nouveau code

Envoyer
Fermer

Haut de la page
Cet article vous intéresse?
Cet article vous intéresse?
0 réaction
0 vote Voter
 
  • a Taille du texte -- ++
  • Imprimer
  • Envoyer
  • Partager
  • Droits de reproduction
  • Voter
Pour en savoir plus
Dépêches
Mots-clés de l'article
Recherche complète sur le même sujet


Publicité

Les blogues du devoir

Vos commentaires

m'inscrire
 
Recherche



Exemples de recherche :
Robert Sansfaçon
"directeur général des élections"

S'abonner au Devoir
Abonnez-vous au journal papier Le Devoir ou à la version Internet.
Publicité
Vous souhaitez annoncer dans Le Devoir, contactez le service de publicité.

En savoir plus
Stratégie Web et référencement par Adviso
Design Web par Egzakt
© Le Devoir 2002-2012