Hillary Clinton fait pression sur Islamabad
Islamabad — La secrétaire d'État américaine Hillary Clinton a de nouveau mis la pression sur le Pakistan hier, en invitant son allié à en faire davantage pour arrêter les chefs d'al-Qaïda et à dépasser le «manque de confiance des Pakistanais» envers les États-Unis.
Le troisième et dernier jour de la visite de Mme Clinton au Pakistan a de nouveau mis en évidence les malentendus entre Washington et son allié dans la guerre contre les combattants islamistes. «C'est dans l'intérêt bien compris du Pakistan et le nôtre d'essayer de capturer ou de tuer les dirigeants d'al-Qaïda, parce que nous pensons que ce-
la serait un coup sévère aux
terroristes partout», a-t-elle répété hier.
La veille, elle avait durci le ton à l'égard du gouvernement pakistanais en s'étonnant que les dirigeants d'al-Qaïda, que l'on dit en partie établis dans les zones tribales du nord-ouest pakistanais, n'aient pas encore été arrêtés, alors que le Pakistan est l'allié des États-Unis dans leur guerre contre le terrorisme depuis 2001. Hier matin, elle a d'abord semblé faire machine arrière. «J'ai dit que je ne savais pas si quelqu'un savait», a-t-elle souligné lors d'un forum avec des femmes journalistes.
Mais la secrétaire d'État est repartie à la charge lors d'un nouvel entretien avec des journalistes dans l'après-midi. «Nous ne savons pas où ils sont et je n'ai aucune information sur le fait qu'ils [les responsables pakistanais] savent où ils sont, mais c'est un gouvernement aux multiples ramifications. Quelqu'un, quelque part au Pakistan doit savoir où sont ces gens, a-t-elle martelé. Et nous aimerions le savoir, parce que nous voyons en eux le coeur de la menace terroriste envers [...] les gens du monde entier.»
Ces déclarations n'ont suscité aucune réaction officielle, Islamabad ayant plutôt choisi de saluer, pendant trois jours, la solidarité proclamée par Mme Clinton.
La secrétaire d'État s'est efforcée de convaincre ses divers interlocuteurs (journalistes, parlementaires, chefs tribaux, policiers notamment) du bien-fondé de la politique américaine au Pakistan, en admettant le «manque de confiance des Pakistanais envers les États-Unis».
«Nous avons apporté des milliards de dollars ces dernières années, mais [...] beaucoup de gens au Pakistan pensent que nous n'apportons aucune aide», a-t-elle déploré lors d'une rencontre avec des chefs tribaux.
Après un nouvel attentat qui a fait 118 morts à Peshawar (nord-ouest) mercredi, jour de l'arrivée de Mme Clinton dans le pays, et alors que le pays vient d'engager une offensive d'envergure contre les talibans dans le Waziristan du Sud, une large partie de l'opinion pakistanaise, relayée par les médias, reproche à l'Amérique d'avoir entraîné le Pakistan dans sa guerre contre al-Qaïda.
«C'est nous qui menons votre guerre. L'investissement est américain, mais c'est notre sang», a reproché à la secrétaire d'Etat Maulwi Kifiat Ullah, un chef de groupe au parlement provincial du Nord-Ouest.
Le troisième et dernier jour de la visite de Mme Clinton au Pakistan a de nouveau mis en évidence les malentendus entre Washington et son allié dans la guerre contre les combattants islamistes. «C'est dans l'intérêt bien compris du Pakistan et le nôtre d'essayer de capturer ou de tuer les dirigeants d'al-Qaïda, parce que nous pensons que ce-
la serait un coup sévère aux
terroristes partout», a-t-elle répété hier.
La veille, elle avait durci le ton à l'égard du gouvernement pakistanais en s'étonnant que les dirigeants d'al-Qaïda, que l'on dit en partie établis dans les zones tribales du nord-ouest pakistanais, n'aient pas encore été arrêtés, alors que le Pakistan est l'allié des États-Unis dans leur guerre contre le terrorisme depuis 2001. Hier matin, elle a d'abord semblé faire machine arrière. «J'ai dit que je ne savais pas si quelqu'un savait», a-t-elle souligné lors d'un forum avec des femmes journalistes.
Mais la secrétaire d'État est repartie à la charge lors d'un nouvel entretien avec des journalistes dans l'après-midi. «Nous ne savons pas où ils sont et je n'ai aucune information sur le fait qu'ils [les responsables pakistanais] savent où ils sont, mais c'est un gouvernement aux multiples ramifications. Quelqu'un, quelque part au Pakistan doit savoir où sont ces gens, a-t-elle martelé. Et nous aimerions le savoir, parce que nous voyons en eux le coeur de la menace terroriste envers [...] les gens du monde entier.»
Ces déclarations n'ont suscité aucune réaction officielle, Islamabad ayant plutôt choisi de saluer, pendant trois jours, la solidarité proclamée par Mme Clinton.
La secrétaire d'État s'est efforcée de convaincre ses divers interlocuteurs (journalistes, parlementaires, chefs tribaux, policiers notamment) du bien-fondé de la politique américaine au Pakistan, en admettant le «manque de confiance des Pakistanais envers les États-Unis».
«Nous avons apporté des milliards de dollars ces dernières années, mais [...] beaucoup de gens au Pakistan pensent que nous n'apportons aucune aide», a-t-elle déploré lors d'une rencontre avec des chefs tribaux.
Après un nouvel attentat qui a fait 118 morts à Peshawar (nord-ouest) mercredi, jour de l'arrivée de Mme Clinton dans le pays, et alors que le pays vient d'engager une offensive d'envergure contre les talibans dans le Waziristan du Sud, une large partie de l'opinion pakistanaise, relayée par les médias, reproche à l'Amérique d'avoir entraîné le Pakistan dans sa guerre contre al-Qaïda.
«C'est nous qui menons votre guerre. L'investissement est américain, mais c'est notre sang», a reproché à la secrétaire d'Etat Maulwi Kifiat Ullah, un chef de groupe au parlement provincial du Nord-Ouest.
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