Vaste offensive américaine dans le sud de l'Afghanistan
Photo : Agence France-Presse
Des soldats américains s’apprêtaient hier à se rendre dans la province du Helmand.
Province du Helmand — L'armée américaine a lancé hier une grande offensive contre les talibans, la première de l'ère Obama, dans leur bastion de la province du Helmand (sud), reprenant dans la journée le contrôle d'un district, sans résistance selon l'armée afghane.
Peu avant l'aube, des dizaines d'avions et hélicoptères ont déversé près de 4000 soldats américains dans la vallée de la rivière Helmand, au coeur de la province.
Cette opération baptisée Khanjar (coup de poignard en dari ou pachtou) est la plus vaste depuis l'annonce par le président Obama de l'envoi de 21 000 soldats en renforts notamment dans le sud, bastion d'une insurrection qui gagne du terrain depuis plus de deux ans. Elle est également considérée comme la plus grande opération conjointe (avec les forces afghanes) menée en Afghanistan depuis mars 2007, lorsque l'armée britannique a envoyé 5500 soldats dans une autre région du Helmand.
Quelque 650 policiers et soldats afghans participent également à la première phase de cette opération qui vise à sécuriser la province avant l'élection présidentielle du 20 août et restaurer la confiance des habitants envers le gouvernement afghan, selon les militaires américains.
Faible résistance
Dans l'après-midi, l'armée afghane a annoncé que les troupes avaient repris aux talibans un district de la province, sans rencontrer de résistance.
La première phase de Khanjar doit durer 36 heures, ont indiqué des officiers, et ses cibles principales sont les districts de Garmser et Nawa, proches des zones tribales du nord-ouest du Pakistan, considérées comme des bases arrières des talibans. Entre 300 et 500 combattants talibans se trouveraient dans le seul district de Nawa, selon les officiers américains.
Au niveau opérationnel, «les hélicoptères ont déposé toutes les troupes au sol à Garmser et Nawa», a indiqué le lieutenant Stahl. «La moitié des objectifs ont été sécurisés à la tombée de la nuit, en avance sur le programme», a-t-il affirmé, ajoutant que les soldats ont rencontré une «légère résistance». Ces districts sont des bastions rebelles où les forces internationales n'ont jamais réussi à pénétrer durablement depuis leur arrivée en Afghanistan à la fin de 2001.
«L'opération Khanjar diffère de celles lancées précédemment, par l'ampleur des forces et sa rapidité», a déclaré dans la matinée le général Larry Nicholson, commandant sur place du corps des Marines.
Prêts au combat
Les talibans ont répondu qu'elle n'aurait pas plus de succès que les précédentes. «Nous résistons, et adapterons toutes les tactiques de guerre à la situation», a déclaré l'un de leur porte-parole, Yousuf Ahmadi, cité par l'agence Afghan Islamic Press. «Des milliers de moudjahidines talibans sont prêts à combattre les troupes américaines engagées dans cette opération», a assuré le mollah Hayat Khan, un commandant de haut rang des talibans afghans, joint au téléphone au Pakistan.
Du côté pakistanais de la frontière avec la province de Helmand, l'armée pakistanaise a annoncé qu'elle se redéployait afin d'empêcher un afflux de talibans fuyant l'offensive américaine en Afghanistan. Helmand a 200 km de frontière commune avec la province du Balouchistan, dans le sud du Pakistan.
Peu avant l'aube, des dizaines d'avions et hélicoptères ont déversé près de 4000 soldats américains dans la vallée de la rivière Helmand, au coeur de la province.
Cette opération baptisée Khanjar (coup de poignard en dari ou pachtou) est la plus vaste depuis l'annonce par le président Obama de l'envoi de 21 000 soldats en renforts notamment dans le sud, bastion d'une insurrection qui gagne du terrain depuis plus de deux ans. Elle est également considérée comme la plus grande opération conjointe (avec les forces afghanes) menée en Afghanistan depuis mars 2007, lorsque l'armée britannique a envoyé 5500 soldats dans une autre région du Helmand.
Quelque 650 policiers et soldats afghans participent également à la première phase de cette opération qui vise à sécuriser la province avant l'élection présidentielle du 20 août et restaurer la confiance des habitants envers le gouvernement afghan, selon les militaires américains.
Faible résistance
Dans l'après-midi, l'armée afghane a annoncé que les troupes avaient repris aux talibans un district de la province, sans rencontrer de résistance.
La première phase de Khanjar doit durer 36 heures, ont indiqué des officiers, et ses cibles principales sont les districts de Garmser et Nawa, proches des zones tribales du nord-ouest du Pakistan, considérées comme des bases arrières des talibans. Entre 300 et 500 combattants talibans se trouveraient dans le seul district de Nawa, selon les officiers américains.
Au niveau opérationnel, «les hélicoptères ont déposé toutes les troupes au sol à Garmser et Nawa», a indiqué le lieutenant Stahl. «La moitié des objectifs ont été sécurisés à la tombée de la nuit, en avance sur le programme», a-t-il affirmé, ajoutant que les soldats ont rencontré une «légère résistance». Ces districts sont des bastions rebelles où les forces internationales n'ont jamais réussi à pénétrer durablement depuis leur arrivée en Afghanistan à la fin de 2001.
«L'opération Khanjar diffère de celles lancées précédemment, par l'ampleur des forces et sa rapidité», a déclaré dans la matinée le général Larry Nicholson, commandant sur place du corps des Marines.
Prêts au combat
Les talibans ont répondu qu'elle n'aurait pas plus de succès que les précédentes. «Nous résistons, et adapterons toutes les tactiques de guerre à la situation», a déclaré l'un de leur porte-parole, Yousuf Ahmadi, cité par l'agence Afghan Islamic Press. «Des milliers de moudjahidines talibans sont prêts à combattre les troupes américaines engagées dans cette opération», a assuré le mollah Hayat Khan, un commandant de haut rang des talibans afghans, joint au téléphone au Pakistan.
Du côté pakistanais de la frontière avec la province de Helmand, l'armée pakistanaise a annoncé qu'elle se redéployait afin d'empêcher un afflux de talibans fuyant l'offensive américaine en Afghanistan. Helmand a 200 km de frontière commune avec la province du Balouchistan, dans le sud du Pakistan.
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