L'OTAN s'inquiète du déploiement de missiles russes
6 novembre 2008
Asie
Photo : Agence Reuters
Le président Dmitri Medvedev
Bruxelles — L'OTAN s'inquiète de la conformité d'un éventuel déploiement de missiles russes dans la région de Kaliningrad avec les accords en matière de contrôle des armements, a déclaré hier à l'AFP un porte-parole de l'OTAN.
«Si cela était confirmé, cela soulèverait de sérieuses préoccupations quant à sa conformité avec les dispositions existantes de contrôle des armements», a déclaré Robert Pszczel après l'annonce par le président Dmitri Medvedev du déploiement de missiles Iskander dans l'enclave russe voisine de pays membres de l'OTAN et de l'UE.
L'objectif d'un déploiement de ces missiles sol-sol tactiques à courte portée, a expliqué M. Medvedev, serait de «neutraliser» le bouclier antimissile que les États-Unis projettent d'installer en Pologne et en République tchèque.
Moscou s'est opposé en vain à ce projet, qu'il juge contraire à ses intérêts vitaux de sécurité. Washington affirme qu'il est dirigé contre les États comme l'Iran susceptibles de se doter d'un arsenal balistique et nucléaire dans les années à venir et non contre l'énorme appareil de dissuasion russe.
Le porte-parole de l'OTAN n'a pas spécifié à quels accords de désarmement il faisait allusion.
L'actuel missile Iskander — SS26 Stone dans la classification de l'OTAN — a une portée de 280 km. Sa version modernisée que la Russie compte déployer entre 2009 et 2015 devrait avoir une portée proche de 500 km. Or, la Russie a exprimé à plusieurs reprises l'intention de sortir du traité INF sur les Forces nucléaires intermédiaires signé par Moscou et Washington en 1987 qui interdit les fusées de 500 à 5500 km de portée.
«En outre», un déploiement des Iskander «ne favoriserait pas l'amélioration des relations entre l'OTAN et la Russie», a souligné le porte-parole, alors que ces relations sont déjà au plus bas depuis des années.
Le Conseil OTAN-Russie ne s'est plus réuni depuis la fin août, l'alliance militaire occidentale ayant décidé de conditionner la reprise de ses travaux au respect de l'accord de cessez-le-feu russo-géorgien du 12 août.
«Si cela était confirmé, cela soulèverait de sérieuses préoccupations quant à sa conformité avec les dispositions existantes de contrôle des armements», a déclaré Robert Pszczel après l'annonce par le président Dmitri Medvedev du déploiement de missiles Iskander dans l'enclave russe voisine de pays membres de l'OTAN et de l'UE.
L'objectif d'un déploiement de ces missiles sol-sol tactiques à courte portée, a expliqué M. Medvedev, serait de «neutraliser» le bouclier antimissile que les États-Unis projettent d'installer en Pologne et en République tchèque.
Moscou s'est opposé en vain à ce projet, qu'il juge contraire à ses intérêts vitaux de sécurité. Washington affirme qu'il est dirigé contre les États comme l'Iran susceptibles de se doter d'un arsenal balistique et nucléaire dans les années à venir et non contre l'énorme appareil de dissuasion russe.
Le porte-parole de l'OTAN n'a pas spécifié à quels accords de désarmement il faisait allusion.
L'actuel missile Iskander — SS26 Stone dans la classification de l'OTAN — a une portée de 280 km. Sa version modernisée que la Russie compte déployer entre 2009 et 2015 devrait avoir une portée proche de 500 km. Or, la Russie a exprimé à plusieurs reprises l'intention de sortir du traité INF sur les Forces nucléaires intermédiaires signé par Moscou et Washington en 1987 qui interdit les fusées de 500 à 5500 km de portée.
«En outre», un déploiement des Iskander «ne favoriserait pas l'amélioration des relations entre l'OTAN et la Russie», a souligné le porte-parole, alors que ces relations sont déjà au plus bas depuis des années.
Le Conseil OTAN-Russie ne s'est plus réuni depuis la fin août, l'alliance militaire occidentale ayant décidé de conditionner la reprise de ses travaux au respect de l'accord de cessez-le-feu russo-géorgien du 12 août.
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