jeudi 26 novembre 2009 Dernière mise à jour 23h43


Chercher

Inscrivez-vous (gratuit)
Mot de passe oublié?
Abonné papier? Connexion
S'abonner au Devoir
Publicité

Le cas chinois

Gil Courtemanche   22 mars 2008  Asie
Il existe des pays — et ils sont nombreux — sur lesquels la communauté internationale n'exerce aucune influence réelle. Ils fonctionnent en acceptant les remontrances et parfois le mépris, donnent quelques coups de chapeau mais poursuivent dans leur voie autocratique sans se soucier des conséquences. Car ces pays savent bien que notre indignation n'aura pas de conséquences sérieuses. Du côté des gouvernements bien-pensants comme celui du Canada, on poursuit le théâtre diplomatique auquel personne ne croit. Pour que ces pays échappent à la colère des bien-pensants, il leur suffit d'être gros, puissants, possesseurs de pétrole, ou de s'appeler Israël, terre sacrée qui permet toutes les ignominies au nom de l'Holocauste ancien. Ce tout petit pays est probablement celui qui fut l'objet du plus grand nombre de résolutions contraignantes du Conseil de sécurité des Nations unies, en particulier sur le problème des colonies en Palestine. Aucune de ces résolutions n'a été respectée et, encore aujourd'hui, on construit des appartements en Cisjordanie. Nous demeurons silencieux et acceptons. Le jour où on entendra parler de sanctions contre Israël, les poules auront des dents.

Il en va de même avec la Russie, qui peut fusiller du Tchétchène à volonté, organiser des élections à la congolaise et faire assassiner des journalistes sans que personne s'émeuve. Le gaz naturel fait loi davantage que la Déclaration des droits de l'homme. Nos dirigeants qui prônent le dialogue nous disent depuis des décennies que le dialogue et l'ouverture entraînent le progrès et la démocratie davantage que l'affrontement. On sait bien que tout ce discours relève de la pensée magique, du mensonge diplomatique et de l'intérêt économique. Le dialogue avec les dictatures, l'ouverture aux théocraties, les échanges commerciaux accrus, les appels à la modération n'ont jamais produit de résultats positifs, que ce soit en Russie, en Iran, en Israël, en Égypte ou en Chine. Ces pays se foutent de la planète sur laquelle ils vivent et vont leur chemin aveugle sans se soucier des conséquences globales. Nous le savons et l'acceptons tout en multipliant les sommets, les colloques et les missions de paix illusoires.

***

Nous voici aujourd'hui devant le cas du Tibet, envahi par la Chine il y a près de 50 ans. Grande émotion internationale, stupeur chez certains, craintes profondes chez les boursicoteurs qui comptent en dollars et jamais en dignité. En certains milieux, on lance un appel au boycottage des Jeux olympiques. Rapidement, l'économie qui fait foi de tout annonce que tout le monde ira courir à Pékin dans la pollution absolue et dans la dictature totale. On se tourne vers les athlètes et on leur demande s'ils veulent sacrifier, pour quelques moines habillés de jaune, l'investissement de toute une vie. Ils répondent que ce sujet est très complexe et qu'ils attendent que les gouvernements prennent position. Mais les gouvernements s'occupent plus de leurs contrats avec la Chine que de cette peuplade qui fait tourner des rouleaux de prière et persiste à ne pas être chinoise parce qu'elle ne l'est pas.

Ici, de bonnes âmes réclament le boycottage en se disant que la Chine va peut-être changer. La Chine ne change pas, un peu comme la Russie. Ce sont deux pays qui possèdent, inscrit dans leur ADN collectif, une sorte de culture autoritaire historique en même temps qu'une profonde méfiance de l'extérieur. Dans tout autre pays, la réaction internationale à Tiananmen aurait entraîné un léger infléchissement de la politique de l'État. Pas dans ce pays, qui a poursuivi son chemin sans bouger d'un iota.

La Chine est un pays profondément orgueilleux dont les dirigeants depuis des siècles ont toujours regardé l'Occident avec le plus profond des mépris. C'est donc au jeu de l'orgueil et de l'humiliation qu'il faut les prendre et les confronter. Il n'y a rien de pire dans ce pays que de perdre la face.

***

Le boycottage serait utilisé comme un instrument de propagande, comme étant la preuve que l'Occident se méfie de la nouvelle prospérité chinoise. Et de toute manière, bien peu de pays y participeraient.

Non, il faut mettre la télévision chinoise à contribution pour exprimer notre refus de la Chine, démontrer en Chine, devant les Chinois, notre désapprobation non seulement sur la question du Tibet mais aussi sur toutes les autres violations — elles sont légion — des droits de la personne dans ce pays.

Robert Ménard, directeur général de Reporters sans frontières, a proposé que les délégations boycottent les cérémonies d'ouverture et de clôture des Jeux. Bernard Kouchner, ministre des Affaires étrangères de la France, a déclaré que cette idée méritait d'être étudiée. Ces cérémonies qui seront regardées par tous les Chinois pourraient aussi servir à exprimer nos protestations. En 1976, à Montréal, les pays africains avaient boycotté les Jeux pour protester contre la présence de l'Afrique du Sud. Puis, il y eut les boycottages des Jeux de Moscou et de Los Angeles. Dans tous ces cas, ce fut le fait de décisions étatiques prises sans la participation des athlètes et bien souvent contre leur volonté.

Si jamais on souhaite utiliser les Jeux de Pékin à des fins de protestation politique, cela doit se faire avec l'assentiment et la collaboration des athlètes. Mais ne nous faisons pas d'illusions: les comités olympiques nationaux sont comme des délégations aux Nations unies. Le respect des droits de la personne constitue le dernier de leurs soucis. À ceux qui espèrent punir la Chine, il ne reste qu'un seul espoir: que des individus courageux décident eux-mêmes de brandir sur le podium un drapeau du Tibet. En 1968 à Mexico, les Américains John Carlos et Tommie Smith, médaillés du 200 mètres, avaient brandi un poing ganté de noir pour protester contre la discrimination raciale dans leur pays. Ils sont passés à l'histoire, et aujourd'hui, sur le campus de la State University de San Jose, une statue rappelle leur geste courageux et exemplaire.






Envoyer
Fermer

Haut de la page
Cet article vous intéresse?
Partager
Digg Facebook Twitter Delicious
 

Vos réactions

Triez : afficher les commentaires 
  • Robert Dumont
    Abonné
    vendredi 21 mars 2008 23h26
    un début...
    « À défaut d'acte éclatant, ce serait sûrement un début de geste ''exemplaire''que de ne rien acheter qui soit fabriqué dans ce coin-là? Non? »

  • André Doré
    Abonné
    samedi 22 mars 2008 01h52
    Des doubles médaillés...
    « Quelle excellente idée! Vous avez parfaitement raison: il n'y a aucune organisation ni aucun pays qui ait le désir de faire le moindre geste significatif de protestation vis-à-vis de la Chine. Que les athlètes comprennent que la médaille olympique la plus difficile à gagner est celle d'hommes et de femmes ayant le courage de dire haut et fort, dans un geste public, leur désapprobation d'un système qui nie les droits humains les plus élémentaires. Le courage du geste que vous suggérez va bien au-delà des capacités physiques de l'humain. Souhaitons donc que plusieurs athlètes soient inspirés par votre suggestion et deviennent par le fait même et automatiquement des doubles médaillés olympiques. »

  • Stéphane Gendron
    Inscrit
    samedi 22 mars 2008 10h06
    Génial!
    « Bonjour,

    Je trouve génial votre idée d'attaquer la Chine dans son côté le plus fragile; soit dans leur fierté de grand peuple. En boycottant la télédiffusion des cérémonies d'ouverture et de fermeture. Je que j'apprécie de cette idée. C'est quelle ne pénalise en rien les athlètes.

    Stéphane Cartier »

  • Ronald Girard
    Abonné
    samedi 22 mars 2008 12h11
    faire pression
    « auprès de nos gouvernements pour qu`ils aillent discuter avec la chine à ce sujet »

  • Jacquelin Ouellette
    Inscrit
    samedi 22 mars 2008 13h36
    Le cas chinois
    « Tous les points que vous soulevez sont très valables. Mais, que proposez-vous en retour? Le boycottage n'a jamais apporté de résultats tangibles.

    La seule façon d'obtenir des résultats est d'imposer des sanctions économiques. Pour ce faire, la grande majorité des pays doivent participer et ça aussi c'est impossible car chacun pense égoistement. L'ONU n'existe que sur papier, elle n'a plus aucun fondement ni aucun sérieux.

    La solution?: Il faut penser comme les USA et former des coalitions. »

  • Jacques Lalonde
    Abonné
    samedi 22 mars 2008 13h40
    Votre chronique d'aujoud'hui : de l'oxigène !
    « Mon message est contenu dans mon titre. Alors que nous étouffons d'indignation devant l'écrasement du peuple tibétain, votre chronique d'aujourd'hui nous procure un peu d'oxigène. Merci!

    Jacques Lalonde, Gatineau

    jlalonde@ca.inter.net »

  • jacques noel
    Inscrit
    samedi 22 mars 2008 14h50
    Gil Courtemanche est encore dans l'erreur...
    « Les Suds-Africains ne se sont jamais pointés aux Jeux de Montréal. Les athlètes africains étaient rendus au Village olympique lorsqu'ils ont reçu ordre de leur pays respectif de lever l'ancre.
    Quelques semaines plus tot les Néo-Zélandais avaient joué au ballon avec les Sud-Africains et les Africains demandaient l'expulsion des Kiwis. Le Comité olympique avait refusé à juste titre. »

  • Serge Charbonneau
    Abonné
    samedi 22 mars 2008 15h52
    Pourquoi avons-nous si peur de la Chine? Le rouleau compresseur médiatique
    « Que se passe-t-il en Chine?
    Que se passe-t-il chez nous?

    Que se passe-t-il vraiment au Tibet?

    Comment réagirait la police de Montréal si tout était saccagé sur la rue Ste-Catherine?
    Pas besoin de l'imaginer, nous n'avons qu'à ressortir les journaux au lendemain de la victoire de la coupe Stanley, il y a quelques décennies!
    Les mesures de l'anti-émeute rivalisaient avec les méthodes employées au Tibet.

    Imaginez que les manifestants à Montréal, en plus de saccager quelques vitrines et quelques voitures de police, auraient mis le feu au quartier. Plusieurs feux. Imaginez qu'en plus de mettre le feu, les francophones frustrés de se faire répondre "speak white" auraient assassiné des Anglais!

    Saccage démesuré, incendies, meurtres! Imaginez! Comment la police anti-émeute réagirait? Comment les CRS français réagiraient? Comment les forces de l'ordre US, le FBI et Cie réagiraient? Ferait-on appel à l'armée?

    Souvenez-vous du sommet des Amériques de Québec.
    Clôtures, barricades et... manifestants. Manifestants «pacifiques»! Manifestation PACIFIQUE! J'y étais! Je gueule, mais jamais je ne saccagerais, même une clôture.
    Que s'est-il passé?
    Il faut ressortir les journaux, il faut vous souvenir.
    Moi je me souviens très bien. J'ai reçu des bombes lacrymogènes, j'étouffais. J'étais bien loin de l'enclos clôturé de la haute ville. Nous étions en basse ville, notre parcours nous éloignait du centre.
    Comment a réagi la police anti-émeute?
    Comment a-t-elle réagi avec ceux qui avaient caméra, appareil photo et carte officielle de journaliste?
    Heureusement, je n'ai pas été matraqué, ni blessé par balles de caoutchouc.
    La police s'est fait poursuivre pour sa réaction excessive devant des manifestants pacifistes. Il y avait des agitateurs dans la foule, me direz-vous!
    Bien possible. On a parlé beaucoup des provocateurs, agitateurs qui étaient des professionnels pour inciter la foule à la violence.
    Possible.
    Pour la police, non pas, possible, mais certain.

    Vous savez, les manifestations, c'est comme ça.
    Tout dépendant du saccage et de la violence, la police matraque, gaz, arrose, et parfois tue. C'est comme ça partout au monde, ici comme ailleurs.

    Que se passe-t-il au Tibet?
    Que se passe-t-il avec les moines tibétains réputés pour leur pacifisme?
    Comment expliquer que ces moines pacifistes se transforment soudainement en bêtes enragées saccageant, incendiant, et tuant commerces et Chinois?
    Est-il possible qu'il y ait des incitateurs à la violence professionnels dans le groupe?
    La Birmanie a-t-elle été une répétition pour le grand jour du Tibet?
    On a pu constater en Birmanie que des moines en tunique colorée, avaient un impact médiatique efficace?

    Comment pouvons-nous savoir ce qui se passe au Tibet?

    Très peu de sources sur place. Agence US "Free Asia" fournit le matériel promotionnel de l'événement à toute la presse occidentale.
    Les photos et les vidéos sont peut-être louches, comme le suggèrent ces deux vidéos:
    http://youtube.com/watch?v=EVdx3Qh5Ct8
    http://www.youtube.com/watch?v=uSQnK5FcKas&feature=related

    Comment savoir?

    Laissons de côté nos jugements et émotions.
    Essayons de nous amarrer aux faits.

    Tibet, manifestation spectaculaire à Lhassa.
    20 morts selon les autorités chinoises.
    Peut-être 100 selon les sources alarmistes.

    Nous qui ne réagissons plus pour quelques centaines de morts talibans, irakiens, palestiniens, libanais, nous qui avons l'habitude des carnages, voilà qu'on nous émeut à pleines pages, à répétition depuis des jours et des jours, avec renfort d'éditoriaux, chroniques, photos, dépêches et réactions politiques comme si c'était la pire catastrophe que la planète n'a jamais connue!

    Étrange tout de même!

    On constate la force incroyable que peut avoir la presse lorsque l'attaque unisson est lancée!

    Que dit la presse chinoise, ou russe, ou même latino américaine, cubaine?
    Bah! Peu importe, ce ne sont que des feuilles de chou truffées de mensonges, ce ne sont que des organes de propagande!
    Notre presse qui nous véhicule la vérité et qui nous informe avec du blanc et du noir plus blanc que blanc, n'a-t-elle pas parfois de petites tendances à la propagande?

    Que dit donc le Dalaï Lama?
    Le Dalaï Lama condamne-t-il la Chine ou condamne-t-il la violence?
    Déforme-t-on ses propos? Les récupère-t-on pour une sorte de propagande?
    Lorsque le Dalaï Lama va rencontrer les dirigeants chinois, va-t-on persister à les présenter en opposition?

    Le Dalaï Lama, cette icône de la non-violence, réagit contre la violence et on récupère sa réaction et on nous la présente comme une réaction contre la Chine. Le Dalaï Lama est contre la violence de la Chine et contre la violence des manifestants.
    Il faut constater que notre sentiment est nettement exagéré par rapport à l'information dont on dispose.
    Même avec des évidences de carnages à Gaza, dont plusieurs sources nous renseignent, même avec les centaines de milliers de morts en Irak, même avec les exactions quotidiennes en Afghanistan, même avec la multitude d'informations dont nous disposons, jamais notre sentiment ne se rend à ce point de la condamnation.

    Comment se fait-il que nous en soyons rendus avec une telle force de conviction, de jugement et de condamnation sans aucune possibilité d'appel, sans l'ombre d'un doute à trancher si sévèrement contre la Chine?
    Manipule-t-on notre "esprit"?
    La condamnation est démesurée par rapport à l'acte et aux événements.
    Pensons à nos propres manifestations, à nos propres polices.
    Pensons aux carnages quotidiens auxquelles on nous a habitués.
    Notre réaction face à la Chine est hallucinante!

    Pourquoi avons-nous si peur de la Chine?

    Se pourrait-il qu'il y ait des spécialistes de la déstabilisation régionale, spécialistes du terrorisme d'État pour miner de l'intérieur les gouvernements que l'on souhaite renverser?
    Se pourrait-il que certaines grandes puissances favorisent ces mouvements extrêmes et "spontanés" (sic)?

    L'extrême mauvaise image de la Chine qui en résulte va-t-elle profiter aux Tibétains?
    Ou si ce dénigrement sans appel profite aux encore plus aux puissances qui désirent mener le jeu?

    Un fait digne de mention est l'impact immédiat sur la situation politique dans l'île de Taïwan. Le Parti nationaliste, favorable à un rapprochement avec Pékin accuse un net recul depuis le mouvement du Tibet. Le Parti «démocratique» "progressiste", opposé à la Chine va sûrement remporter la présidentielle.

    Il y a des thèses de doctorat politique, psychologique ou stratégique, qui pourraient s'inspirer de ces thèmes.


    Serge Charbonneau
    Québec »

  • Yvon Montoya
    Abonné
    samedi 22 mars 2008 15h59
    Tibet, Prise 2.
    « Je vous verrai très bien comme chroniqueur en politique internationale car vous en avez la stature et les connaissances que vous pouvez offrir avec de la réflexion bien portée. Une qualité très rare ces temps-ci. Oui, nous nous indignons mais cela ne reste qu'un haussement d'épaules avant d'aller à notre 5 à 7 habituel. L'Occident est dénoncé par la Chine pour avoir fait de l'anti-information en maquillant les témoignages soi-disant venus du Tibet alors que ce n'étaient que vieilles photos avec des soldats indiens ou indonésiens. Même une ambulance de la Croix-Rouge fut intitulée panier à salade de la police chinoise. La démonstration en fut faite en nous montrant les unes des journaux allemands, anglais et américains. Il est difficile désormais de savoir ce qui se passe sur cette planète puisqu'on use partout de la même méthode généralisée, celle du mensonge et de la censure. L'esprit critique avec force argument est vite soufflé comme flamme de bougie. La moindre étincelle de lucidité dialectique est éteinte et piétinée. Le Tibet n'est pas le seul à subir cette éradication culturelle. La planète entière petit à petit mais surement commence à plonger dans le noir de la censure et de la mort. Désormais, et surtout dans le web, lorsque vous envoyez une information, il faut créer un dossier et envoyer à qui de droit pour qu'il sache que vos réactions d'un bord fut interdite de l'autre voir censurée. La Chine fait pareil alors que c'est un pays où toute notion d'expression libre est inconnue. Le plus étrange, c'est que le Dalaï Lama lui-même estime que c'était mieux sous Mao alors que celui-ci a demandé à envahir le Tibet en 1959 puisqu'il était encore au pouvoir. Triste monde et terrible monde dans lequel nous sommes. Merci pour votre bon article. »

  • Yvon Dionne
    Inscrit
    samedi 22 mars 2008 21h04
    La Chine est une autocratie communiste
    « C'est une autocratie communiste qui profite du capitalisme et du libre-échange. Tous les moyens sont bons pour ces gens-là.

    Il faut leur dire non comme on aurait dû dire non à l'Allemagne nazie avant qu'ils attaquent la Pologne. La mollesse n'est pas la norme dans ces cas. Déjà Taïwan est prêt à l'assimilation.

    Pour ce qui est des Olympiques, c'est une grande foire où le culte de l'athlète l'emporte sur la raison et les coûts. Nous avons mieux à faire que de nous pavoiser par cette organisation où le corps l'emporte sur l'esprit. Nous devrions accorder des médailles olympiques à ceux qui font des découvertes. Les savants qui méritent des prix Nobel n'ont pas besoin de stimulants à base de stéroïdes. »

  • Hermil LeBel
    Inscrit
    dimanche 23 mars 2008 13h33
    Courageux journaliste?
    « N'en déplaise aux bien-pensants de ce monde, les jeux olympiques ont souvent représenté un excellent tremplin que les pays hôtes savent habilement incorporer au coeur de leur machine de propagande. Se souvenir plus particulièrement ici des jeux de 1936 à Berlin et surtout du magistral triomphe de Jesse Owens sous le nez d'Hitler. Lors de l'inauguration du nouveau stade olympique de Berlin, la veuve de Jesse Owens déclara que son mari avait été davantage respecté par les autorités nazies que par les propres dirigeants de son équipe nationale.

    Loin de moi l'idée de vouloir minimiser la souffrance et les injustices omniprésentes partout sur le globe, y compris dans votre propre cour. J'avoue cependant être fasciné par l'engouement populaire en faveur de causes se déroulant aux antipodes, alors que de très graves injustices sous nos cieux ne suscite au mieux de l'indifférence, au pire du mépris, tant de la part du public que des médias.

    À titre d'exemple, voir http://prevarication101.blogspot.com/ où sont répertoriées des pratiques dignes des plus barbares dictatures qui se passent, ici même au Québec, au moment où vous parcourez ces lignes.

    Il ne faudrait pas attendre que les chinois réclament l'intervention de la communauté internationale avant que les autorités de ce pays, à commencer par le ministre de la justice, M. Rob Nicholson, dûment informé de la situation, décident enfin de mettre un terme à tout ce cirque et ordonnent une enquête pour faire la lumière sur les circonstances ayant mené à un tel dérapage de la machine judiciaire.

    Ne manque qu'un journaliste courageux dans la salle... »

  • Alain Bidjerano
    Inscrit
    dimanche 23 mars 2008 21h39
    Gil Courtermanche il faut se mettre à travailler
    « Il n'y a jamais eu aucune "résolutions contraignantes du Conseil de sécurité des Nations unies, en particulier sur le problème des colonies en Palestine" contre Israël. Il faut arrêter la propagande et commencer à se mettre sérieusement au travail, parce que c'est vraiment n'importe quoi.

    Et "l'holocauste ancien" n'a jamais empêché aucun "bien pensants", dont vous faites partie, de passer "leur colère" sur Israël. »

  • Serge Alalouf
    Inscrit
    lundi 24 mars 2008 09h07
    Un coup de pied en passant
    « Je vous aurais suivi jusqu'au bout si vous ne m'aviez pas fait bondir avec un de ces arguments qu'on répètera sans doute jusqu'à ce qu'ils atteignent le statut de vérité évidente. Vous vous appuyez sur les Nations unies pour justifier votre critique d'Israël. Or, vous devez le savoir, les condamnations d'Israël sont l'un des passe-temps favoris des Nations unies, cet organisme dont 54 des membres sont des pays musulmans dont la haine d'Israël cadre très bien avec leur désir de détourner l'attention de leurs propres violations, pourtant légendaires. Considérez:
    Chaque année, bon an mal an, les Nations unies condamnent Israël 20 fois plus souvent que tout autre pays
    Pas une résolution contre le Soudan malgré des certaines de milliers de morts au Darfour
    Aucune résolution contre la Chine, la Syrie, l'Arabie Saoudite, le Zimbabwe.
    Soixante-dix pour cent des condamnations du Conseil des droits de l'homme visaient Israël.

    Et vous voulez qu'on se fie à la crédibilité de cet organisme? Et vous croyez qu'Israël devrait se soumettre aux ordres de cette bande d'écervelés? »

  • Patrice Saint-Pierre
    Abonné
    lundi 24 mars 2008 17h58
    le mépris chinois
    « Tout à fait d'accord sur le mépris des Chinois. Je suis allé à deux reprises à Shanghai représenter la compagnie de théâtre Jeune Public pour laquelle je travaille et qui a tout de même à son actif 4 années de tournées au Japon et des prestations à Singapour, Taipei et Macao. Quoique polis, j'en suis resté avec l'impression que les Chinois nous prennent de très haut. Ils ne sont pas intéressés à payer des cachets - ils nous "invitent" et après si cela les intéressent , ils pourraient peut-être nous offrir un cachet... Beaucoup croient que la Chine est un marché genre eldorado à venir... pas si certain... En passant, j'ai vraiment beaucoup aimé "Un dimanche à Kigali" Bravo ! »

  • Yvon Dionne
    Inscrit
    mardi 25 mars 2008 22h31
    Les résolutions du Conseil de sécurité de l'ONU
    « J'avais lu rapidement votre premier paragraphe et je me corrige...

    Pour la liste des résolutions, voir le lien suivant http://www.un.org/french/documents/cs/resolutions.shtml.

    En effet, il y a eu plusieurs résolutions sur le Moyen Orient, mais elles ne visaient pas seulement Israël. Par exemple, est-ce que le Hezbollah a remis les deux prisonniers faits en Israël ? C'était un acte d'agression en territoire d'Israël, jamais condamné par les Nations unies.

    Pas de résolutions contre la Chine et certains autres pays où les gens n'ont guère à dire.

    Quant aux colonies en Cisjordanie (à Gaza elles ont été évacuées), supposons un État palestinien; le sort des Juifs dans un État palestinien serait-il similaire à celui des Musulmans en Israël ? »

  • andré michaud
    Inscrit
    jeudi 15 mai 2008 14h42
    Les mêmes droits=catastrophe mondiale!!
    « La Chine est un pays si populeux qu'il est carrément IMPOSSIBLE, voir catastrophique, que ses citoyens aient les mêmes droits que les pays sous-peuplé comme le Canada.

    Prenons deux examples précis.

    1)Si les couples chinois avaient aussi le droit d'avoir autant d'enfants qu'ils veulent comme au Canada ça serait un CATASTROPHE mondiale !!! La population terrestre quadruplerait le temps de le dire, avec toutes les implications écologiques, alimentaires etc...

    2) Si les citoyens chinois pouvaient aller librement dans leur pays comme ici au Canada, la ville de Bejing verrait arriver en moins de 2 mois l'équivalent de la population du Canada venir s'ajouter à cette ville déjà surpeuplée...une catastrophe!!!

    C'est carrément ridicule de sermonner le gouvernement chinois pour que les chinois aient les mêmes droit qu'ici!!!
    C'est une position uniquement idéologique et concrètement illogique et même non souhaitable.


    Tant qu'au Tibet, même si on y faisait un référendum sur l'indépendance, la majorité han qui constitue aujourd'hui la population voterait contre. C'est comme pour nos autochtones ici qui sont maintenant ultra minoritaires, jamais ils ne "reviendront" des états indépendants, à moins que vous et moi retournions TOUS en France..et qu'ils redeviennent majoritaire!!! Impossible de retourner la pâte dentifrice dans le tube...Cependant on peut demander au gouvernement chinois ce qui est fait pour que les tibétains de souche ne soient pas discriminés et aient les mêmes droits que les han.
    Ce serait une position idéologique à la fois humanitaire et plus réaliste. »

Déjà inscrit? Ajoutez votre commentaire ci-dessous

    Connexion




Cet article vous intéresse?
16 réactions
0 votes
 
Pour en savoir plus
Article
Mots-clés de l'article
Recherche complète sur le même sujet


Abonnez-vous pour recevoir nos Infolettres par courriel
Choisir mes
infolettres
Publicité

Les blogues du devoir

Vos commentaires

 
Recherche



Exemples de recherche :
Robert Sansfaçon
"directeur général des élections"

S'abonner au Devoir
Abonnez-vous au journal papier Le Devoir ou à la version Internet.
Publicité
Vous souhaitez annoncer dans Le Devoir, contactez le service de publicité.

» En savoir plus
© Le Devoir 2002-2009