La crise des otages se poursuit - Les talibans ont libéré deux Sud-Coréennes
14 août 2007
Asie
Ghazni — Les talibans ont finalement libéré hier deux Sud-Coréennes, «sans conditions» selon eux, mais après deux jours de tergiversations, et détiennent encore 19 de leurs compatriotes en otages dans le sud de l'Afghanistan.
Les otages sud-coréennes ont pu parler brièvement à l'AFP après leur libération. «Je suis OK, mon amie est OK», a déclaré l'une d'elles au téléphone alors qu'elles étaient emmenées en voiture par un médiateur afghan pour être remises à des membres du Comité International de la Croix-Rouge (CICR).
Elles ont été transférées à la base américaine de Bagram, à une soixantaine de kilomètres au nord de Kaboul, pour des examens médicaux. Leur date de retour en Corée du Sud n'a pu être précisée.
À Séoul, la présidence et le ministère des Affaires étrangères se sont félicités de la libération des deux femmes, Kim Gin-A, 32 ans, et Kim Kyung-Ja, 37 ans, et ont pressé les talibans de libérer leurs 19 autres otages.
La bonne foi talibane
Le porte-parole des talibans, Youssouf Ahmadi, a rappelé que la libération des deux femmes malades, annoncée d'abord pour samedi, puis dimanche, puis pour hier, avait été inconditionnelle. «La direction des talibans a libéré ces deux femmes otages pour montrer notre intégrité dans les négociations», a-t-il dit.
«Leur libération n'a pas été monnayée, et ce sera la même chose pour le reste des otages», a déclaré le gouverneur de Ghazni, qui a appelé à la libération immédiate des autres otages.
Elles ont été conduites à Ghazni au siège du Croissant-Rouge afghan, pour être accueillies par la délégation sud-coréenne qui y négocie avec des représentants talibans depuis vendredi soir.
Il n'a pas été possible d'obtenir la moindre information sur l'évolution des discussions, mais un diplomate sud-coréen a indiqué que la délégation de Séoul maintenait «ouvert ses canaux de négociation» pour la libération des autres otages.
Les combattants islamistes réclament la libération par le gouvernement afghan d'un nombre de leurs camarades emprisonnés égal à celui de leurs otages sud-coréens, ce que rejette catégoriquement Kaboul. Pour faire pression, ils ont tué fin juillet deux hommes parmi les 23 évangélistes sud-coréens.
Par ailleurs, un homme s'exprimant en anglais avec un fort accent allemand a été mis en contact téléphonique avec l'AFP hier matin par les talibans, se présentant comme Rudolf Blechschmidt, l'otage allemand enlevé le 18 juillet à une centaine de kilomètres au sud de Kaboul.
«Ma vie est en danger, les talibans veulent me tuer», a dit l'homme. Il s'est déclaré «très malade», indiquant semble-t-il qu'il avait des problèmes cardiaques et était sans médicament dans les montagnes où il a dit se trouver avec ses ravisseurs.
Les otages sud-coréennes ont pu parler brièvement à l'AFP après leur libération. «Je suis OK, mon amie est OK», a déclaré l'une d'elles au téléphone alors qu'elles étaient emmenées en voiture par un médiateur afghan pour être remises à des membres du Comité International de la Croix-Rouge (CICR).
Elles ont été transférées à la base américaine de Bagram, à une soixantaine de kilomètres au nord de Kaboul, pour des examens médicaux. Leur date de retour en Corée du Sud n'a pu être précisée.
À Séoul, la présidence et le ministère des Affaires étrangères se sont félicités de la libération des deux femmes, Kim Gin-A, 32 ans, et Kim Kyung-Ja, 37 ans, et ont pressé les talibans de libérer leurs 19 autres otages.
La bonne foi talibane
Le porte-parole des talibans, Youssouf Ahmadi, a rappelé que la libération des deux femmes malades, annoncée d'abord pour samedi, puis dimanche, puis pour hier, avait été inconditionnelle. «La direction des talibans a libéré ces deux femmes otages pour montrer notre intégrité dans les négociations», a-t-il dit.
«Leur libération n'a pas été monnayée, et ce sera la même chose pour le reste des otages», a déclaré le gouverneur de Ghazni, qui a appelé à la libération immédiate des autres otages.
Elles ont été conduites à Ghazni au siège du Croissant-Rouge afghan, pour être accueillies par la délégation sud-coréenne qui y négocie avec des représentants talibans depuis vendredi soir.
Il n'a pas été possible d'obtenir la moindre information sur l'évolution des discussions, mais un diplomate sud-coréen a indiqué que la délégation de Séoul maintenait «ouvert ses canaux de négociation» pour la libération des autres otages.
Les combattants islamistes réclament la libération par le gouvernement afghan d'un nombre de leurs camarades emprisonnés égal à celui de leurs otages sud-coréens, ce que rejette catégoriquement Kaboul. Pour faire pression, ils ont tué fin juillet deux hommes parmi les 23 évangélistes sud-coréens.
Par ailleurs, un homme s'exprimant en anglais avec un fort accent allemand a été mis en contact téléphonique avec l'AFP hier matin par les talibans, se présentant comme Rudolf Blechschmidt, l'otage allemand enlevé le 18 juillet à une centaine de kilomètres au sud de Kaboul.
«Ma vie est en danger, les talibans veulent me tuer», a dit l'homme. Il s'est déclaré «très malade», indiquant semble-t-il qu'il avait des problèmes cardiaques et était sans médicament dans les montagnes où il a dit se trouver avec ses ravisseurs.
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