Honduras - Accord sur le retour du président Zelaya
Tegucigalpa — Le président putschiste du Honduras, Roberto Micheletti, a cédé à la pression américaine et accepté la perspective d'un retour au pouvoir limité dans le temps du chef de l'État déchu Manuel Zelaya, pour clore la crise politique qui paralyse le pays depuis quatre mois.
aval à une date indéterminée. Il restreint grandement les prérogatives de M. Zelaya, renversé le 28 juin par un coup d'État.
Le président déchu devra notamment composer avec un gouvernement d'union nationale jusqu'à la fin de son mandat, le 27 janvier, et renoncer à réformer la Constitution, pour pouvoir briguer un deuxième mandat.
Ce projet, qualifié d'illégal par la justice et la majorité des parlementaires, avait été à l'origine du coup d'État, qui a propulsé au pouvoir M. Micheletti il y a quatre mois.
Depuis, l'ancien président du Congrès résistait obstinément aux pressions de la communauté internationale, qui réclamait, sanctions économiques et
diplomatiques à l'appui, le
rétablissement de M. Zelaya dans ses fonctions.
Il a fini par céder après une relance des pourparlers sous la pression du délégué américain pour l'Amérique latine, Thomas Shannon, envoyé à Tegucigalpa par la secrétaire d'Etat, Hillary Clinton.
«J'ai autorisé mon équipe de négociateurs à signer un accord marquant le début de la conclusion à la situation politique du pays», a déclaré jeudi soir M. Micheletti.
Cet accord porte sur «la possibilité du rétablissement dans ses fonctions» de M. Zelaya et confirme l'organisation d'une élection présidentielle le 29 novembre, comme prévu, a-t-il ajouté.
«Je crois que les Honduriens ont compris qu'il s'agissait du premier pas vers la normalisation de nos relations», a déclaré M. Shannon.
Les États-Unis ont gelé plusieurs aides au Honduras, troisième pays le plus pauvre d'Amérique latine, et ont suspendu les visas de plusieurs dirigeants putschistes.
M. Micheletti a d'ailleurs demandé à la communauté internationale de lever les sanctions prises contre le Honduras depuis le coup d'État. M. Zelaya, grand propriétaire terrien auteur d'un virage à gauche qui avait hérissé ses anciens alliés conservateurs l'an dernier, a fait part de sa «satisfaction» et salué un processus permettant «le retour de la démocratie».
«C'est un premier pas vers mon retour au pouvoir, qui prendra encore un moment. Je suis d'un optimisme mesuré», a déclaré M. Zelaya depuis l'ambassade du Brésil, où il est réfugié depuis son retour clandestin au pays le 21 septembre.
Mme Clinton, en visite au Pakistan, a salué un «accord historique». Le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, juge cet accord «encourageant» et espère que «le Honduras est sur le chemin du rétablissement de la démocratie et de l'ordre constitutionnel», a indiqué l'ONU dans un communiqué. L'Union européenne, et l'Organisation des États américains (OEA) ont également félicité les deux parties.
L'accord prévoit également la création de deux commissions: l'une de vérification pour veiller au respect des points de l'accord, et l'autre de vérité pour enquêter sur les événements qui se sont produits avant, pendant et après le coup d'État.
aval à une date indéterminée. Il restreint grandement les prérogatives de M. Zelaya, renversé le 28 juin par un coup d'État.
Le président déchu devra notamment composer avec un gouvernement d'union nationale jusqu'à la fin de son mandat, le 27 janvier, et renoncer à réformer la Constitution, pour pouvoir briguer un deuxième mandat.
Ce projet, qualifié d'illégal par la justice et la majorité des parlementaires, avait été à l'origine du coup d'État, qui a propulsé au pouvoir M. Micheletti il y a quatre mois.
Depuis, l'ancien président du Congrès résistait obstinément aux pressions de la communauté internationale, qui réclamait, sanctions économiques et
diplomatiques à l'appui, le
rétablissement de M. Zelaya dans ses fonctions.
Il a fini par céder après une relance des pourparlers sous la pression du délégué américain pour l'Amérique latine, Thomas Shannon, envoyé à Tegucigalpa par la secrétaire d'Etat, Hillary Clinton.
«J'ai autorisé mon équipe de négociateurs à signer un accord marquant le début de la conclusion à la situation politique du pays», a déclaré jeudi soir M. Micheletti.
Cet accord porte sur «la possibilité du rétablissement dans ses fonctions» de M. Zelaya et confirme l'organisation d'une élection présidentielle le 29 novembre, comme prévu, a-t-il ajouté.
«Je crois que les Honduriens ont compris qu'il s'agissait du premier pas vers la normalisation de nos relations», a déclaré M. Shannon.
Les États-Unis ont gelé plusieurs aides au Honduras, troisième pays le plus pauvre d'Amérique latine, et ont suspendu les visas de plusieurs dirigeants putschistes.
M. Micheletti a d'ailleurs demandé à la communauté internationale de lever les sanctions prises contre le Honduras depuis le coup d'État. M. Zelaya, grand propriétaire terrien auteur d'un virage à gauche qui avait hérissé ses anciens alliés conservateurs l'an dernier, a fait part de sa «satisfaction» et salué un processus permettant «le retour de la démocratie».
«C'est un premier pas vers mon retour au pouvoir, qui prendra encore un moment. Je suis d'un optimisme mesuré», a déclaré M. Zelaya depuis l'ambassade du Brésil, où il est réfugié depuis son retour clandestin au pays le 21 septembre.
Mme Clinton, en visite au Pakistan, a salué un «accord historique». Le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, juge cet accord «encourageant» et espère que «le Honduras est sur le chemin du rétablissement de la démocratie et de l'ordre constitutionnel», a indiqué l'ONU dans un communiqué. L'Union européenne, et l'Organisation des États américains (OEA) ont également félicité les deux parties.
L'accord prévoit également la création de deux commissions: l'une de vérification pour veiller au respect des points de l'accord, et l'autre de vérité pour enquêter sur les événements qui se sont produits avant, pendant et après le coup d'État.
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