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Fidel 50 ans plus tard

Guy Taillefer   31 décembre 2008  Amérique Latine
Photo : Agence France-Presse
Cinquante ans que le monde est accroché aux lèvres de l'indéboulonnable Fidel et de la «révolution cubaine». Le fiasco du débarquement de la baie des Cochons, la crise des missiles, l'embargo américain et les discours-fleuves, la guerre en Angola et l'exode de Mariel, la «période spéciale en temps de paix», la saga miamienne du petit Elian Gonzales, l'incessant musellement de l'opposition — mis en contradiction avec les indéniables succès sociaux cubains en santé et en éducation... Il y a aura cinquante ans demain, soit le 1er janvier 1959, le rideau tombait pour de bon sur la dictature mafieuse de Fulgencio Batista.

«Condamnez-moi, ça n'a pas d'importance. L'histoire m'absoudra», lance fameusement le jeune Fidel Castro au procès qu'on lui fait en 1953 après l'attaque de la caserne de la Moncada, à Santiago de Cuba, point de départ de la lutte révolutionnaire.

Santiago, terre mythique du sud-est de l'île: lieu des soulèvements contre les Espagnols et, plus tard, de l'intervention militaire américaine de 1898 qui allait donner aux Cubains le sentiment durable qu'on leur avait volé leur indépendance; là d'où, réfugiés dans les montagnes de la Sierra Madre, Fidel, Raul et Che Guevara ont lancé la guérilla. C'est ici, donc, que la fête aura officiellement lieu demain, avec ou sans son Lider maximo, qui, contraint par la maladie de se mettre à l'ombre, n'a pas été vu en public depuis le 31 juillet 2006.

Et qu'est-ce qu'on célèbre exactement? «Je réponds à ceux qui me posent la question que les révolutions ne durent pas un demi-siècle, qu'elles finissent par s'autodévorer et sombrer dans l'autoritarisme, le contrôle et l'immobilité», écrivait récemment Yoani Sánchez, blogueuse «vedette» de la vibrante blogosphère cubaine (www.desdecuba.com/generaciony). «Meurent celles qui tentent de se faire éternelles et de se maintenir sans changer.»

Entendu! Beaucoup de Cubains, comme cette Yoani Sánchez, fêteront demain en grimaçant un esprit de résistance qui a viré à la mentalité de forteresse, un projet altermondialiste avant la lettre qui a débouché, dans les faits, sur une économie contrôlée par l'armée, forcé le commun des enfants de la révolution à s'agenouiller devant le touriste et son peso convertible, fait prendre, bon an mal an, les chemins de l'exil à des milliers de Cubains que les impasses ont rendus claustrophobes. «À Cuba, tout ce qui n'est pas obligatoire est interdit», a déjà écrit l'écrivain Lisandro Otero.

Impossible pour autant de réduire le règne castriste, d'un frère à l'autre, à ses échecs et à cet enfermement — celui qui consiste à considérer tout opposant, du premier jusqu'au dernier, comme un agent de la CIA. Fidel Castro a été, tout à la fois, un économiste raté et un fin géopolitologue. Impossible d'ignorer que, cinquante ans plus tard, l'insularité cubaine, si pétrifiée qu'elle apparaisse à plusieurs, conserve à l'échelle internationale une formidable puissance d'évocation.

Cuba est un théâtre, Fidel est dramaturge et les Cubains sont figurants. Si bien qu'est également célébrée la stupéfiante résilience d'un homme et d'un État qui continuent malgré tout de jouir — en Europe, en Amérique latine, au Québec... — d'une bienveillance intriguée pour avoir, envers et contre tout, tenu tête, d'Eisenhower à Bush fils, à dix presidents américains. Et pour avoir survécu, pendant qu'à l'Est tout s'effondrait, à la dissolution de l'URSS (officiellement proclamée le 26 décembre 1991) et à la chute du mur de Berlin, qui fêtera, autre anniversaire, ses vingt ans en novembre prochain.

Les Cubains ne sont pas seuls, en 1959, à secouer le joug ou à tenter de le faire. L'Afrique rompt, tant bien que mal, ses chaînes coloniales. En Afrique du Sud, Nelson Mandela, constatant les limites de la stratégie de non-violence, radicalise la lutte contre l'apartheid. Les Tibétains se révoltent à Llassa et le dalaï-lama se réfugie en Inde. L'Amérique blanche est confrontée à ses complaisances racistes et à la lutte du mouvement noir pour les libertés civiques.

L'histoire a de ces ironies. Elle veut que, sept mois après l'entrée de Fidel à La Havane, Nikita Khrouchtchev et Richard Nixon, alors vice-président, s'affrontent dans un débat célèbre, lors de l'American National Exhibition à Moscou, au sujet des mérites respectifs des systèmes capitaliste et communiste...

Entre pérennité et anachronisme, l'exception cubaine signale que la discussion n'est pas close. Après tout, ses «mérites respectifs» continuent de faire débat au sein de la société vénézuélienne, pour ne nommer que l'une des plus aiguillonnées par le conflit entre droite et gauche.

Le jour suivant l'attaque contre la Moncada, en juillet 1953, le journal Ataya annonce à la une: «Fidel Castro est mort». À Miami, de facto deuxième ville de Cuba, on attendait avec impatience de le voir expirer quand il est tombé malade il y a deux ans. Il souffrirait, selon les services secrets américains, d'un cancer intestinal incurable. Raul, 77 ans, de cinq ans son cadet, lui a officiellement succédé en février dernier à la tête de l'État en faisant miroiter des espoirs de libéralisation économique à la chinoise. Sa présidence se résume à ce jour à du bricolage: par exemple, il a levé l'interdiction sur la vente d'ordinateurs, qu'à peu près personne ne peut de toute façon se payer, alors que les grille-pains ne seront pas vendus librement avant 2010.

L'arrivée dans l'empire d'à côté de Barack Obama y changera-t-elle quelque chose? «Cuba semble avoir sur les administrations américaines le même effet que la pleine lune sur les loups-garous», a déjà dit Wayne Smith, qui a dirigé la Section des intérêts américains à La Havane sous l'ancien président Jimmy Carter.

L'effacement de Fidel, le pragmatisme manifesté en toutes choses par le nouveau président américain (qui entre officiellement en fonction dans trois semaines) et la disparition graduelle de l'obsession anticastriste de la vieille garde cubaine qui sévit à Miami présentent, croient plusieurs, une chimie susceptible de mener à la levée du vieil embargo. Un embargo commercial qui, du reste, n'est plus depuis plusieurs années qu'un épouvantail brandi des deux côtés du détroit de Floride à des fins politiques: dans les faits, les États-Unis sont devenus le principal exportateur de nourriture à Cuba.

C'est à voir. Ils étaient un certain nombre, dans les années 1980, à croire dur comme fer que Castro emboîterait le pas à la perestroïka de Gorbatchev...






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  • Serge Charbonneau
    Abonné
    mercredi 31 décembre 2008 07h32
    On peut réussir à faire du journalisme sans faire de propagande. Merci M. Taillefer.
    « Le Grand Démon !

    Cinquante ans de pouvoir, cinquante ans de diabolisation.

    Cuba, un pays, une petite île, étouffé par un géant tout puissant.
    Près de cinquante ans de suffocation économique et politique. Une diabolisation systématique.
    Bien difficile de parler en bien de ce Grand Démon de Castro quand depuis cinquante ans (moins quelques jours de grâce) on nous le décrit comme étant comme étant le Grand Satan. Un Satan digne de Guantanamo ou d'Abou Graïb, un Satan digne de dépenses militaires de milliers de milliards, digne des pires bombardements, des pires exactions à travers le monde. Un Démon qui a voulu répandre «le mal» (sic) au continent sud-américain!

    Le Grand Démon !

    Quelle nostalgie! Lorsque l'on pense à la dictature mafieuse de Fulgencio Batista !

    Ah! Le bon temps (sic) de Cuba !
    Cet été, j'ai passé un mois à Cuba. Ce pays de la carence, étouffé par un injuste embargo depuis près de cinquante ans. J'ai amplement discuté avec bien des Cubains, je ne vivais pas dans un de ces ghettos touristiques, j'habitais un quartier de La Havane. Je dois dire qu'à aucun moment je n'ai senti cette nostalgie du bon temps de Cuba. Bien sûr, la majeure partie de la population a toujours vécu avec la révolution. Ils sont en grande partie tous nés après la dictature Batista.

    Le père de la révolution (Fidel) est "respecté". Un respect peut-être un peu forcé dans certains cas, le non-respect n'est pas très toléré, effectivement, le régime est "autoritaire", il ne faut pas le cacher, mais peu importe, les gens sont instruits et cultivés. Ils connaissent bien l'Histoire, la leur et celle du monde entier. Ils ont bien souvent une conscience politique bien plus développée que la majeure partie de nos concitoyens. Et bien des Cubains et des Cubaines m'ont paru sincèrement convaincus des bienfaits de la révolution et leur respect pour Fidel ou pour le Che était bien perceptible et convaincant.

    Le survol de M. Taillefer est bien juste, sans complaisance et accroché, comme il se doit, à l'Histoire si importante.
    Un bon travail journalistique. C'est un sujet (Cuba - Castro) qui est traité, trop de fois, de façon propagandiste. Souvent on fait briller le lustre du Grand Démon et on omet la simple réalité. Le Grand Démon a certaines qualités et a aussi travaillé beaucoup pour son île isolée.
    Il y a eu et il y a toujours une certaine dérive autoritaire, mais c'est un autoritarisme compréhensible lorsque l'on prend conscience des forces constantes et infatigables qui ont tenté et qui tentent toujours de renverser la révolution pour faire revenir ce pays "révolutionnaire" à la case départ. La case départ: c'est-à-dire, l'exploitation des plus pauvres pour le bien-être de quelques bien-nantis.

    Il est à souhaiter que cet embargo anachronique et injuste soit levé.
    ( L'automne dernier, au sommet Ibéro-Amérique de Salvador, la condamnation de l'embargo cubain a été unanime, tout comme à l'ONU quelques jours avant (moins 3 voix) L'ONU a adopté à la quasi-unanimité une résolution pour la levée du blocus économique contre Cuba,

    POUR LA 17e FOIS DEPUIS 1992.

    Le texte, adopté par 185 voix contre 3 avec deux abstentions, s'intitule "Nécessité de lever le blocus économique, commercial et financier imposé à Cuba par les États-Unis d'Amérique". Les trois voix contre ont été les États-Unis, Israël et Palau. Les îles Marshall et la Micronésie se sont abstenues. )

    Il est à souhaiter que le gouvernement (régime) cubain commence à faire confiance à son peuple. Le gouvernement cubain se méfie de tout (et avec raison. Sans cette méfiance qu'il a développée, il n'aurait jamais survécu cinquante ans). Il se méfie des étrangers, bien sûr, mais aussi de son peuple. La méfiance comme une maladie.
    Il est grand temps que le gouvernement cubain reconnaisse, qu'à l'instar de, je dirais, tous les pays latino-américains, sa principale force est sa population.
    Bien sûr, il existe un terrorisme médiatique US qui est un outil de propagande et de renversement puissant, mais le peuple cubain est suffisamment instruit et a une conscience politique et humaine suffisante pour contrer cette puissante forme de propagande et "d'endormissement".

    Obama représente un espoir à bien des points de vue. Sa politique vis-à-vis Cuba peut changer la dynamique américaine. L'Amérique, du nord au sud, peut devenir plus solidaire et plus respectueuse du choix de chacun de ses habitants.
    Il suffit aux États-Unis de simplement bouger le bout du petit doigt pour enclencher cette nouvelle dynamique.
    Malheureusement, Obama n'est pas un magicien et cette politique pourrie de l'étouffement de ceux qui sont considérés comme des bêtes noires ou des Grands Diables, ne relève pas uniquement de la décision d'un Président aussi puissant (en apparence) soit-il.

    Les rapaces, ces prédateurs économiques regardent Cuba avec la nostalgie de la dictature Batista. Un rêve qui semble s'être transmis de génération en génération. Les prédateurs se renouvellent, mais peut-être que leur nombre diminue et peut-être que Cuba avec l'aide et la volonté d'un Président US plus sincère (!) pourra s'ouvrir sans se suicider.


    Merci à M. Taillefer pour cet excellent survol cubain.


    Serge Charbonneau
    Québec »

  • jacques noel
    Inscrit
    mercredi 31 décembre 2008 08h06
    L'ami de Trudeau
    « L'histoire québécoise retiendra qu'il était le seul chef d'État en fonction aux funérailles de son ami Trudeau, l'homme qui a suspendu les libertés civiles au Canada et emprisonné 500 innocents sans mandat. »

  • Gilles Marleau
    Abonné
    mercredi 31 décembre 2008 09h49
    Aller voir ça sur place avant que ça chang
    « Dans ce temps de grisalle hivernal c'est une bonne idée d'aller à la Havane voir ça avant que ça change... »

  • Claude L'Heureux
    Abonné
    mercredi 31 décembre 2008 09h52
    Attendons la fin de l'embargot
    « Pauvres cubains dont un projet altermondialiste a "forcé le commun des enfants de la révolution à s'agenouiller devant le touriste et son peso convertible", pour employer les mots de monsieur Taillefer: ont-ils le choix d'agir ainsi s'ils veulent vivre ? N'est-ce pas plus humiliant de s'incliner devant "l' Empire qui s'effondre" sous son "libéralisme", monsieur Taillefer ? Qui sont les "économistes ratés doublés d'une géopolitique nulle" ? Cuba ou les États-Unis ?

    Claude L'Heureux, Québec »

  • André Michaud
    Inscrit
    mercredi 31 décembre 2008 10h23
    Le rêve devenu dictature
    « Encore une révolution qui a viré en dictature...et en méga culte de personnalité..(vous voyez-vous être obligé d'écouter un discours de 5 heures???) sans liberté de presse, et ou pendant longtemps les homosexuels furent sévèrement opprimés...tous égaux...dans la pauvreté et l'obéissance au parti communiste!!!

    La seule période ou il y eu une certaine prospérité était due à l'URSS qui achetait leur sucre à plus que le prix mondial et leur donnait presque le pétrole...en plus de multiples aides...Cuba vivait sur le BS de l'URSS... Aujourd'hui Cuba survit à peine avec l'aide des touristes et du pétrole de Chavez...

    Cuba n'est jamais devenu un pays avec une économie saine...et avec des droits individuels garantis...Peut-être que le départ de Castro, et la fin de l'embargo apportera un peu de démocratie et de prospérité...c'est ce que je souhaite aux citoyens de Cuba en ce début de 2009 »

  • Robert Bouvier
    Inscrit
    mercredi 31 décembre 2008 10h38
    50 ans d'aveuglement
    « C'est incroyable de voir autant de sympathie pour un régime toatlitaire...rédigé par un journaliste qui est supposé informer et qui a un accès libre à une quantité énorme d'informations.
    Toute sa vie, Castro n'a fait que stigmatiser et dénoncer l'impérialisme américain. Le problème est qu'il a été le valet le plus servile de l'impérialisme russe : c'est sur l'ordre de Moscou que les armées cubaines étaient parties combattre en Angola. Les russes qui n'avaient pas envie de voir leurs soldats aller se faire éventrer dans les jungles africaines, ont décidé s'envoyer des cubains. Quel bel le exemple d'indépendance et de lutte contre l'impérialsme !
    Ah ! les progrès sociaux du régime cubain ! Oui, il ya des médecins à Cuba, mais leur salaire annuel est de 25$ US ! En 1993, lors de mon premier voyage j'ai pu constaté que les pharmacies étaient totalement vides. À quoi cela sert il d'avoir un diagnostique de la part d'un médecin s'il n'y a pas de médiacements ? Un savon parfumé pour le corps, un dentifrice y sont considérés comme des produits de luxe! La pénurie, le délabrement et la paupérisation caratérisent le social à Cuba plutôt que les progrès.
    Ah le progrès du système éducatif ! Lors de mon deuxième voyage à Cuba en 1997, j'étais parti voir comment on pouvait aider les universités...on s'est rendu compte qu'avoir du PAPIER, des STYLOS, était un problème.
    Évidemment, c'est la faute de l'embargo amricain ! Mais l'embargo américain signifie que Cuba ne peut pas avoir de relations commerciales avec les États Unis, alors qu'elle est libre de faire d'échanger avec TOUS les autres pays du monde. La Mauritanie et le MAli sont des pays qui sont font très peu ou pas du tout de commerce avec les États Unis pour des raisons géographiques. Ce sont des pays pauvres, mais on y trouve pas le délabrement et la pénurie endémique qui est expliquée par la faillite du régime socialiste à Cuba.
    En 1998, Le juge Garzon avait mis en accusation Pinochet pour la disparition d'environ 4000 personnes (sur une population de 16.5 millions). On estime que le régime de Castro a fait disparaître entre 10000 et 12000 personnes (sur une population de 11.5 milions). On attend toujours les accusations d'un juge espagnol envers Castro.
    Pinochet a quitté le pouvoir en laissant son pays en transition vers la démocratie et en ayant la meilleure performance écnomique de l'amérique du Sud. Le Chili est un leader dans le Mercosur par exemple. À l'inverse, Castro a laissé en héritage une économie nauséabonde et un système politique fossilisé et verrouillé.
    Essayez d'écrire un article comme celui de Guy Taillefer en changeant"Castro" par "Pinochet" et en adaptant l'article au contexte du Chili. Vous ne rencontrerez alors que du dégoût et de l'incompréhension et soyez en certain, on ne vous laissera JAMAIS publier un tel article à la une du Devoir. »

  • Serge Loutch
    Inscrit
    mercredi 31 décembre 2008 13h49
    re: Fidel a + 50 ans!
    « Je ne suis pas du tout d'accord avec l'opinion de votre journaliste sur le vieil embargo: " Un embargo commercial qui, n'est plus..., etc".
    Cela est Faux et archi Faux!
    Ce matin, sur "Democracy-Now TV", l'americain qui coordonne toutes les ventes de nourriture (inclus le Chewing Gum)entre Cuba,Washington et les exportateurs, a explique en clair toutes les "Tracasseries", que ces ventes sont soumises. 1/Cash seulement payable d'avance, pas de credit 2/Ventes toutes passent par un bureau a washington, qui appouve ou non,juste pour em...der Fidel... 3/Le cout de ce cash, passant par un tier pays, coute tres cher a Cuba 2/pas de discount sur les produits, etc...
    Ce n'est pas un Embargo mais un Blocus, donc un acte de Guerre contre le peuple Cubain et crime envers l'humanite!
    C'est vrai que les US ne sont pas a un CRIME pres depuis 60 ans (lire Pinter, prix Nobel), si ce n'est pas Cuba, c'est un autre pauvre pays qui refuse de se plier a notre belle Banana democratie !!!
    Amicalement!
    Kingwood,Texas USA »

  • Claude Smith
    Abonné
    mercredi 31 décembre 2008 17h22
    Une simple question
    « Que serait Cuba aujourd'hui si Batista était demeuré au pouvoir sous l'égide des US ?

    Claude Smith
    claude-francoise-videotron.ca »

  • Pierre-Yves Pau
    Inscrit
    jeudi 1 janvier 2009 18h52
    Il n'existe pas d'équilibre stable entre capitalisme et socialisme
    « Par conséquent, une société socialiste soit revient naturellement au capitalisme, soit dérive inexorablement vers le totalistarisme. Cuba la perle des Antilles, la meilleure musique de danse au monde, une culture dont le blocus américain a privé une grande partie du monde occidental, et le profil cervantesque du lider maximo n'y ont rien pu changer. »

  • Alain Chevalier
    Inscrit
    vendredi 2 janvier 2009 00h27
    Qu'est-ce qui vient après......
    « Pour avoir été à Cuba et avoir marié une de ses ressortissantes, je peux dire que j'ai vu, Cuba dans la vie quotidienne.

    La révolution à amener beaucoup de changement, il faut savoir d'où est parti Cuba. Sous le régime de Batista et les régimes antérieurs, Cuba était la terre de la mafia américaine. La population pauvre de cette époque n'avait aucun système de santé et aucun système d'éducation (et pas beaucoup d'instruction non plus, sauf chez les plus riches et près du pouvoir).

    Donc il y a eu des acquis amené par la révolution cubaine. Il y a eu des années de grâce, pour le régime lorsque l'URSS appuyait le régime et vice et versa pour Cuba.

    Présentement la chose se rencontre aussi un peu partout dans le monde, on appuie les USA ou on est marginalisé, donc je ne vois pas tellement la différence, sinon les joueurs.

    Maintenant quelles sont les vues américaines sur Cuba, démocratisé le pays à la sauce Iraquiennes ?

    Un achat massif des complexes touristiques, par les capitaux américains ?

    Une rétrocession des propriétés américaines (obtenues on ne sait comment à l'époque) qui avaient été nationalisées ?

    Est-ce que les autres contrées comparables, Haïti, République Dominicaine ont une population, mieux nanties ?

    Dans un autre registre le retour des russes dans la région (soit les manoeuvres maritimes et les ententes avec Cuba et le Vénézuela), changera, la donne et accélèrera les manoeuvres diplomatiques des États-Unis ?

    La véritable question est comment conserver les acquis de Cuba dans différents domaines en permettant l'entrée des américains ?

    Beaucoup de questions demeurent, mais il est évident pour ceux qui ont vraiment visité Cuba hors des circuits touristiques (qui n'ont rien à voir avec la réalité), la vie des Cubains pourra être amélioré grandement, par une suspension de l'embargo américain.

    En fait les russes sont bien tentés de réinstaller des bases au Vénézuela et à Cuba dans le but de contrer l'installation de missiles (anti-missiles soi-disant) par les américains près de leurs frontières.

    Un accord avec Cuba par les USA, serait bénéfique pour l'équilibre mondial, car les russes tenteront de se réinstaller, dans cette position stratégique, si ce n'est déjà fait.

    Il faudra s'occuper de formuler un accord avec Cuba, les russes ont déjà commencé eux.

    Un tel accord et une levée de l'embargo américain, bénéficierait, surtout au pauple cubain et améliorait leurs vies.

    Maintenat il rest à voir de combien de latitude, Barrack Obama disposera.............. »

  • Denis Maltais
    Inscrit
    vendredi 2 janvier 2009 12h30
    Ambivalence envers le lider maximo
    « J'admire Fidel pour avoir tenu tête aux États-Unis qui veulent devenir les maîtres du monde depuis des années. Tous les autres pays ne font que, soit s'aligner(jouer le jeu de la démocratie) sans rechigner, soit se faire entourlouper par les présidents des É-U.
    De l'autre côté, je le trouve très peu empathique envers son peuple. C'est probablement là le prix à payer de la dictature. Fidel tient ses ouailles dans la pauvreté pour mieux les contraindre.

    Denis Maltais
    Lac-Saint-Jean »

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