«La liberté est pour très bientôt»
7 juillet 2008
Amérique Latine
Bogota — La Franco-Colombienne Ingrid Betancourt, libre depuis mercredi, a adressé hier depuis Paris un message de soutien aux otages encore détenus par les Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC) et a annoncé à ses compatriotes qu'elle renonçait à une marche à Bogotá, sa famille redoutant un attentat.
En direct au micro de la radio colombienne Caracol, Ingrid Betancourt s'est engagée à travailler sans relâche pour la libération de ses compagnons d'infortune, toujours retenus par les FARC.
«À ceux qui sont dans la jungle, qui restent là-bas, regardez, vous savez que, lorsque je m'engage à quelque chose, je le fais vraiment: pas une seconde, je ne vais cesser de plaider pour votre liberté et d'établir des canaux de communication avec les FARC et avec les pays que nous pouvons mobiliser afin que vous puissiez revenir rapidement. Je le fais déjà et je continuerai à le faire.»
«Je sais que la liberté est pour très bientôt», a-t-elle déclaré aux 24 otages dits «politiques» et à plus de 700 autres toujours aux mains de la guérilla colombienne.
Ingrid Betancourt, libérée mercredi en même temps que 14 autres otages par l'armée colombienne, s'est exprimée depuis l'hôtel à Paris où elle séjourne avec sa famille, dans le programme «Voces del secuestro» (Les voix des otages) que les captifs peuvent écouter de minuit à cinq heures du matin.
L'ancienne captive sait l'importance de tels messages pour le moral des otages, elle-même ayant écouté chaque jour, pendant les six ans et quatre mois de sa captivité, ceux que lui a transmis sa mère, Yolanda Pulecio.
«Je sais que ceux qui m'écoutent actuellement sont heureux mais attendent également d'entendre leurs familles. Je me souviens comment cela nous arrivait à nous dans la jungle», a-t-elle souligné.
Le président français, Nicolas Sarkozy, «s'est engagé publiquement à poursuivre la lutte pour tous les otages encore dans la jungle», leur a-t-elle affirmé, ajoutant à cet égard qu'elle avait également eu un entretien avec l'émissaire du chef de l'État français, Noël Saez.
«J'ai déjà parlé avec l'émissaire, celui qui à 25 reprises est venu se battre pour nous, qui a rencontré Raul Reyes [l'ex-numéro deux des FARC, tué par l'armée colombienne le 1er mars en Équateur], qui se dit déjà prêt, le président Sarkozy lui a déjà donné l'ordre de retourner [en Colombie] et de prendre contact» à nouveau avec la guérilla, a précisé Mme Betancourt.
Émue, Ingrid Betancourt a ajouté que le gouvernement français lui avait promis d'accorder des visas et des facilités aux ex-otages qui souhaiteraient venir étudier en France. «Nous avons l'engagement de la France pour que ceux qui veulent venir faire des études puissent le faire», a-t-elle dit.
En revanche, Mme Betancourt, qui avait garanti jeudi à ses compatriotes qu'elle participerait «comme un soldat supplémentaire» à une marche pour les otages, prévue le 20 juillet à Bogotá, a annoncé que sa famille s'y opposait, par crainte d'un attentat.
«Ils m'ont demandé de prendre en compte leur avis sur ma vie, car ils estiment en avoir le droit après avoir lutté tant d'années, alors que nous sommes enfin réunis, ils ne voudraient pas qu'un attentat soudain ou que quelque chose fasse que tout ce que nous sommes finalement en train d'éprouver ne vole en éclats à un moment donné», a-t-elle en outre expliqué.
Aujourd'hui, Ingrid Betancourt s'adressera à nouveau à ses anciens compagnons sur l'antenne en espagnol de Radio-France internationale.
En direct au micro de la radio colombienne Caracol, Ingrid Betancourt s'est engagée à travailler sans relâche pour la libération de ses compagnons d'infortune, toujours retenus par les FARC.
«À ceux qui sont dans la jungle, qui restent là-bas, regardez, vous savez que, lorsque je m'engage à quelque chose, je le fais vraiment: pas une seconde, je ne vais cesser de plaider pour votre liberté et d'établir des canaux de communication avec les FARC et avec les pays que nous pouvons mobiliser afin que vous puissiez revenir rapidement. Je le fais déjà et je continuerai à le faire.»
«Je sais que la liberté est pour très bientôt», a-t-elle déclaré aux 24 otages dits «politiques» et à plus de 700 autres toujours aux mains de la guérilla colombienne.
Ingrid Betancourt, libérée mercredi en même temps que 14 autres otages par l'armée colombienne, s'est exprimée depuis l'hôtel à Paris où elle séjourne avec sa famille, dans le programme «Voces del secuestro» (Les voix des otages) que les captifs peuvent écouter de minuit à cinq heures du matin.
L'ancienne captive sait l'importance de tels messages pour le moral des otages, elle-même ayant écouté chaque jour, pendant les six ans et quatre mois de sa captivité, ceux que lui a transmis sa mère, Yolanda Pulecio.
«Je sais que ceux qui m'écoutent actuellement sont heureux mais attendent également d'entendre leurs familles. Je me souviens comment cela nous arrivait à nous dans la jungle», a-t-elle souligné.
Le président français, Nicolas Sarkozy, «s'est engagé publiquement à poursuivre la lutte pour tous les otages encore dans la jungle», leur a-t-elle affirmé, ajoutant à cet égard qu'elle avait également eu un entretien avec l'émissaire du chef de l'État français, Noël Saez.
«J'ai déjà parlé avec l'émissaire, celui qui à 25 reprises est venu se battre pour nous, qui a rencontré Raul Reyes [l'ex-numéro deux des FARC, tué par l'armée colombienne le 1er mars en Équateur], qui se dit déjà prêt, le président Sarkozy lui a déjà donné l'ordre de retourner [en Colombie] et de prendre contact» à nouveau avec la guérilla, a précisé Mme Betancourt.
Émue, Ingrid Betancourt a ajouté que le gouvernement français lui avait promis d'accorder des visas et des facilités aux ex-otages qui souhaiteraient venir étudier en France. «Nous avons l'engagement de la France pour que ceux qui veulent venir faire des études puissent le faire», a-t-elle dit.
En revanche, Mme Betancourt, qui avait garanti jeudi à ses compatriotes qu'elle participerait «comme un soldat supplémentaire» à une marche pour les otages, prévue le 20 juillet à Bogotá, a annoncé que sa famille s'y opposait, par crainte d'un attentat.
«Ils m'ont demandé de prendre en compte leur avis sur ma vie, car ils estiment en avoir le droit après avoir lutté tant d'années, alors que nous sommes enfin réunis, ils ne voudraient pas qu'un attentat soudain ou que quelque chose fasse que tout ce que nous sommes finalement en train d'éprouver ne vole en éclats à un moment donné», a-t-elle en outre expliqué.
Aujourd'hui, Ingrid Betancourt s'adressera à nouveau à ses anciens compagnons sur l'antenne en espagnol de Radio-France internationale.
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