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L'Argentine en crise (2) - L'Afrique de l'Argentine

Aujourd’hui, c’est «jour de paie» pour les quelque 300 familles d’autochtones et de criollos (métis) de la communauté qui vivent aux crochets de la banque alimentaire instaurée par le gouvernement l’an dernier. Photo: Anita Back
Aujourd’hui, c’est «jour de paie» pour les quelque 300 familles d’autochtones et de criollos (métis) de la communauté qui vivent aux crochets de la banque alimentaire instaurée par le gouvernement l’an dernier. Photo: Anita Back
Loin des tangos et des fards de la pimpante Buenos Aires, la province du Chaco a des indices de pauvreté à faire mourir de honte le gouvernement argentin, qui se targue pourtant de surmonter peu à peu la crise économique de 2001-02. Faute d'un plan de relance économique, les autochtones de cette région au nord du pays meurent en silence. Autopsie d'une crise alimentaire. Deuxième d'une série de trois textes.

Resistencia, Argentine — Sous un soleil ardent, une file interminable de gens serpente sur le grand terrain vague de la petite localité de El Espinillo, située dans la province du Chaco, à environ 800 km au nord de Buenos Aires. Au coeur de El Impenetrable, cet immense territoire désormais rongé par les coupes à blanc, des camions de l'armée remplis de caisses de vivres sont déchargés par une vingtaine de soldats. Aujourd'hui, c'est «jour de paie» pour les quelque 300 familles d'autochtones et de criollos (métis) de la communauté qui vivent aux crochets de la banque alimentaire, instaurée par le gouvernement l'an dernier.

Huile, pommes de terre, ragoût en conserve, ces denrées en quantités rigoureusement calculées devront remplir le garde-manger des habitants... jusqu'à la prochaine fois. Si Gabriela a assez de lait pour 40 jours, elle se plaint de manquer de tout le reste. Surtout de farine, qu'elle mélange à de l'eau pour faire la torta parrilla et nourrir les cinq membres de sa famille. «Mais c'est mieux qu'avant: on n'avait rien», grommelle la jeune femme d'à peine 20 ans, en attendant en file. «J'aimerais travailler et m'impliquer dans la communauté, mais pour faire quoi? Il n'y a toujours rien», lance-t-elle, l'air résigné.

Alors que l'Argentine se remet peu à peu de la crise économique de 2001-02, la province du Chaco est dans le rouge. En matière de concentration de richesse, c'est la région la plus pauvre de la république. Sur un million d'habitants (dont 7 % sont autochtones), la moitié vit sous le seuil de la pauvreté. Les taux d'analphabétisme, de malnutrition et de mortalité infantile sont les plus élevés au pays. Sans compter que la tuberculose est désormais hors de contrôle et que le mal de Chagas (parasites) prolifère. Pour plusieurs, El Impenetrable est emblématique de ce désastre humanitaire qui sévit dans toute la province et ses voisines.

Dans son petit bureau de Resistencia, la capitale de la province du Chaco considérée comme le conglomérat urbain le plus pauvre du pays, Rolando Nuñez soupire. «On vit dans une Argentine absurde et grotesque», souffle le coordonnateur du Centre de recherche et d'études sociales Mandela. Ce n'est pas par pur hasard si le nom de son ONG de défense des droits de la personne fait référence au continent noir. «La province a les mêmes indicateurs sociaux que certains pays d'Afrique, en plus de souffrir de problèmes de discrimination raciale», souligne cet avocat de profession, en faisant référence à la diversité ethnique de la région.

Espagnols, Italiens, Serbes mais aussi Tobas, Wichis, Mocovis ou criollos, le peuple du Chaco est tissé en une drôle de courtepointe bigarrée. N'empêche, la discrimination frappe plus durement les Premières Nations. «Parce qu'ils sont plus nombreux, il y a du mépris envers les Indiens Tobas, mais ce n'est pas moins pire chez les autres groupes», explique Dario Gómez, délégué de l'Institut national contre la discrimination, la xénophobie et le racisme (INADI) pour la province du Chaco.

Selon l'Institut de statistique et recensement de l'Argentine, sur 40 millions d'habitants, il y aurait encore 600 000 descendants des Premières Nations au pays. Mais l'Association indigène de la république argentine (AIRA) en compterait trois millions. Des 70 000 autochtones de la province du Chaco, la moitié vivrait dans El Impenetrable. Dans cette région oubliée, qui tend peu à peu à s'effacer de la carte de l'Argentine, 96 % des autochtones et des criollos vivent sous le seuil de la pauvreté, d'après le Centre Mandela.

La «faim» de l'Indien

Sous l'immense tente plantée dans le village d'El Espinillo, des criollos, quelques représentants des Premières Nations et la délégation du gouvernement provincial du Chaco sont réunis en assemblée. À sa première visite, la nouvelle ministre du Développement social de la province est venue y entendre les requêtes de la communauté avec l'intention ferme de solutionner les problèmes. Son malaise grandit au fur et à mesure qu'on lui déballe la liste des histoires d'horreur.

Dans ce village sans eau potable ni téléphone, la plupart des habitants vivent à cinq ou six dans des huttes aux toits de tôle rouillée construites sur des terrains inondés et contaminés où rien ne pousse. Les pharmacies de la seule clinique du village sont vides et le personnel médical, souvent absent. Quand un Indien décède, son corps est transporté dans la benne à ordures, ce qui n'est pas le cas d'un Blanc. Le problème de la malnutrition est si grave qu'il est en train de décimer la population de El Impenetrable. On estime que 80 % d'entre eux souffriraient de malnutrition. Un mal transmis de génération en génération.

«Nous, les Indiens, on est né avec la faim», laisse tomber, impassible, Carlos Romero. Vêtu d'une chemise d'un rose éclatant, le teint basané et le regard perçant, ce leader Tobas de la communauté de El Espinillo en a assez de compter les morts. Selon les données officielles, 14 habitants de El Impenetrable sont morts de faim l'été dernier, dont trois enfants. Mais selon lui, il y en aurait beaucoup plus. «Il y a des zones où le gouvernement n'a jamais mis les pieds. Comment voulez-vous qu'il sache combien de personnes sont mortes?», s'étonne-t-il.

Devant ce funeste constat, l'ombudsman de la nation a aussitôt réagi en poursuivant la République et la province du Chaco pour «l'extermination des Indiens Tobas». Le gouvernement est finalement intervenu en mettant sur pied un système de ravitaillement à travers la province et ailleurs, dans le but de contrer cette crise alimentaire.

Redonner la terre

Originaire du Chaco, Pedro Cáceres a sondé plus d'une fois les profondeurs de El Impenetrable. Ce journaliste et animateur de radio pour le portail Chaco Dia por Dia ne lésine pas avec les mots. Pour lui, le gouvernement n'a rien fait pour aider à freiner ce «génocide silencieux». «L'assistance de l'État est nécessaire, mais elle doit être accompagnée d'un travail d'éducation. Donner pour donner, c'est de l'achat de votes. Ce clientélisme politique fait beaucoup de mal à notre province», croit-il.

Pourquoi tant d'indigence? Rolando Nuñez a sa petite idée là-dessus. Basée essentiellement sur l'activité agricole, l'économie de la province ne s'est jamais diversifiée et ne fait pas l'objet d'un plan de développement agraire sérieux. Les dix millions d'hectares de la région sont pour la plupart détenus par de grands oligarques et non par des gens du coin. «C'est impensable d'avoir un modèle de développement et de production qui exclut la population de la sorte. On produit, mais il n'y a aucun revenu pour les gens du Chaco qui n'ont pas de travail. L'État regarde et laisse faire», s'impatiente-t-il.

Dans la province, 90 % de ce que consomme la population vient d'ailleurs. «Ce n'est pas normal dans un pays d'abondance comme l'Argentine, l'un des greniers du monde», soutient Pedro Cáceres. «En plus d'avoir tout coupé pour cultiver du soja transgénique qu'on ne consomme même pas, on a volé les terres des Indiens», poursuit-il. Se voir redonner sa terre, c'est tout ce que souhaite Carlos Romero. Mais ce leader Tobas ne se laisse pas impressionner par l'intérêt soudain du gouvernement pour sa cause. «Ça fait 500 ans qu'on habite sur cette terre et rien n'a changé», laisse-t-il tomber. Malgré tout, il continuera son combat. Par tous les moyens. «L'esprit de nos ancêtres vit. Il saura nous éclairer. C'est une question de survie de la race.»

***

Reportage réalisé avec l'appui financier de l'Office Québec-Amériques pour la jeunesse

Demain: Le football argentin, vecteur de transformation sociale dans les banlieues défavorisées






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  • Serge Charbonneau
    Abonné
    jeudi 19 juin 2008 09h33
    La poursuite du dénigrement. Aujourd'hui, on vise votre émotion.
    « Le technique de destruction du gouvernement trop progressiste se poursuit.

    La suite logique du dénigrement consiste à mettre en lumière la terrible pauvreté.

    On «découvre» et on dénonce cette pauvreté extrême.
    Tout comme au Nicaragua, le jour même de la reprise de pouvoir de Ortega, on a redécouvert la pauvreté de ce pays.
    Pendant les 16 années de régimes néolibéraux amis des US, de Violetta Chamoro, d'Arnoldo Alemán et d'Enrique Bolaños, le Nicaragua qui avait réussi à réduire la pauvreté, améliorer les soins de santé et de pratiquement éliminer le taux d'analphabètes durant la période sandiniste (79-90)et ce, malgré la guerre financée par les US (Irangate), a glissé au deuxième rang (après Haïti) des pays les plus pauvres d'Amérique.

    Pendant 16 ans, pas un mot sur la pauvreté extrême au Nicaragua.
    Tout comme en Argentine, avant les gouvernements progressistes, on ne parlait pas de pauvreté.
    Aujourd'hui, on parle de pauvreté. On en parle comme si celle-ci allait en croissant, ce qui est totalement faux. La pauvreté argentine a diminué. Par contre, bien évidemment, le gouvernement progressiste, péroniste, socialiste, n'est pas un gouvernement magicien, qui, en un claquement de doigts, peut faire disparaître des décennies d'injustices, d'inégalités et d'exclusions.

    Il est malhonnête de voir la situation de façon ponctuelle et de nier l'Histoire et la réalité d'hier.

    Étrangement, on ne dit mot sur "les indices de pauvreté à faire mourir de honte" les gouvernements colombien ou péruvien!
    Paradoxalement, on vous parle de pauvreté là où justement on lutte pour la vaincre.

    Justement, la "crise" actuelle en question découle directement de cette lutte pour vaincre la pauvreté, cette lutte pour que le peuple argentin vive de façon plus équitable.

    La taxation accrue des exportations a, entre autres, pour but une meilleure distribution de la richesse.

    Redestribuir el ingreso
    visionnez le discours de Mme Fernandez, hier, sur la Place de Mai, lieu historique de contestation contre les dictatures.
    Sans comprendre l'espagnol, vous verrez tout de même l'appui de la population à la Présidente.
    http://www.telesurtv.net/noticias/secciones/nota/player.php?ckl=29185

    http://www.telesurtv.net/noticias/secciones/nota/
    index.php?ckl=29185-NN#


    On nous parle des conditions de vie du petit village de El Espinillo.
    On nous dit que les familles vivent aux crochets de la banque alimentaire, instaurée par le gouvernement l'an dernier.
    Il aurait été bon que l'on nous dise comment vivaient ces familles avant l'instauration de la banque alimentaire du gouvernement.

    Tout comme la pauvreté, l'exploitation de l'Amérique latine ne date pas d'hier.
    L'exclusion, connaissez-vous l'exclusion?
    C'est un état de fait dans tous les pays de l'Amérique latine. Des citoyens qui n'en sont pas. Des milliers d'exclus, qui n'ont aucun droit, aucun papier, aucun droit de vote. Des citoyens reniés par leur pays. Tous ces indigenos, ces criollos et la plupart des extrêmement pauvres.
    Un des premiers gestes du gouvernement de Chávez au Venezuela, fut d'enregistrer la population. Tous ont maintenant leur "cedula" (carte d'identité) leur permettant d'obtenir des services du gouvernement, des soins médicaux et surtout, d'aller voter.
    J'ai rencontré plusieurs de ces ex-exclus lors de mon séjour au Venezuela. La fierté de ces gens d'être devenus de "vrais" citoyens était saisissante. Ils me montraient avec émotion leur "cedula".

    L'Argentine a aussi reconnu ces exclus. Une des premières tâches de Fernando Lugo du Paraguay, sera d'éliminer l'exclusion.

    En voulant dénigrer le gouvernement de Mme Fernandez, on note ses actions pour corriger des situations d'exploitations installées depuis des lustres.
    Il n'y avait jamais eu de banque alimentaire dans ces régions exploitées.
    Aujourd'hui, au moins, il y en a.
    Il ne faut pas essayer de nous endormir au point que l'on se mette à pleurer sur ce geste "ignoble" (sic sic sic) du gouvernement progressiste, socialiste, péroniste, Fernandez.

    L'histoire attendrissante de Gabriela, qui peine à joindre les deux bouts, est une autre technique classique. On joue sur l'émotion du lecteur pour parvenir à bien imprégner dans son cerveau la condamnation du mauvais (sic) gouvernement qui ne fait rien (sic).
    Une technique efficace, fréquemment employée.

    Pour bien saisir la technique, il faut écouter le reportage de Yanick Dumont Baron sur le premier anniversaire du retour de Daniel Ortega au Nicaragua.
    Reportage de l'émission Dimanche Magazine du 13 janvier 2008 à la Radio de Radio Canada.
    http://www.radio-canada.ca/audio-video/
    pop.shtml#urlMedia%3D/Medianet/2008/
    CBF/DimancheMagazine200801131108_1.asx

    Ce reportage audio, de dénigrement du gouvernement sandiniste nicaraguayen, suit exactement la même structure que le reportage actuel.
    On met délibérément de côté l'Histoire du pays, on se concentre sur les difficultés actuelles et on jette le blâme sur le gouvernement. Comme si celui-ci, en une année, en un claquement de doigts, comme un magicien, aurait pu corriger des décennies d'injustices.

    On fait aussi appel à l'émotion de l'auditeur en présentant la misère personnalisée dans le but de bien condamner le gouvernement.

    Vous n'avez jamais entendu parler de pauvreté au Paraguay. Depuis des siècles, ce pays de misère est exploité et la population vit dans des conditions honteuses.
    Maintenant qu'un gouvernement socialiste est élu, attendez-vous à ce que l'on vous révèle les terribles conditions de vie des Paraguayens et Paraguayennes. Fernando Lugo sera un autre président qui aura promis et ne fera pas assez.

    Vous n'entendrez pas parler de pauvreté à vous en faire pleurer et condamner le gouvernement d'Alvaró Uribe de Colombie, ni celui de Alan Garcia du Pérou, ni celui de Antonio (Tony) Saca du El Salvador. Non, dans ces pays où l'injustice et l'exploitation honteuse existent, on ne nous parle pas de pauvreté.

    «À sa première visite, la nouvelle ministre du Développement social de la province est venue y entendre les requêtes de la communauté »

    J'aimerais savoir à quand remontait la précédente visite d'un ou d'une ministre venue écouter les requêtes de la population d'El Espinillo.
    C'était probablement la première fois. Bien sûr, on le constate une fois de plus, le gouvernement et les ministres ne sont pas des magiciens. Corriger les injustices qui perdurent depuis des siècles (sans exagération) ne se fait pas en six mois de présidence.

    De plus, lorsqu'on essai de corriger les énormes iniquités qui existent entre les riches et les pauvres, on se butte à la puissance de l'oligarchie, des multinationales et au pouvoir de l'impérialisme pour qui ces pays étaient "LEURS" ressources naturelles et "LEURS" esclaves.

    Finalement, le reportage d'aujourd'hui est une longue pleurnicherie qui se garde bien d'expliquer l'origine de ces malheurs et de ces conditions de vie.
    On veut, en touchant notre émotion et en limitant l'information à un regard photographique, nous faire condamner le gouvernement actuel qui lutte justement pour corriger ces injustices.

    Soyez bien conscient de votre état émotif et des conclusions qui vous seront inculquées.
    Prenez le temps de vérifier l'Histoire et les données relatives aux gestes posés par les gouvernements Kirchner et Fernandez. Observez bien aussi l'appui que reçoit Mme Fernandez. Vous vous questionnerez alors sur la validité des fameux sondages que l'on vous présente.

    Écoutez M. Dumont Baron, son reportage suit le même patron et vous pousse aux mêmes conclusions.
    Nous assistons ici, à ce que l'on peut appeler "le terrorisme médiatique" qui consiste à manipuler l'opinion publique dans le but de renverser les gouvernements qui entravent le contrôle et les profits de ceux qui ont exploité depuis toujours ces pays de richesses où vivent tant de pauvres.

    Serge Charbonneau
    Québec »

  • Jean-Louis Viens
    Inscrit
    jeudi 19 juin 2008 10h28
    L'Argentine en crise
    « Noami Klein a très bien résumée les difficultés de ce pays l'Argentine. Avec cette théorie des boys de Chicago avec à leurs tête Milton Friedman qui sont venu chambarder plus d'un pays pauvre pour les apauvrir d'avantage au profit de cette oligarchie toujours plus puissante. Un jour viendra où cela va changer mais entre-temps, ce sont des êtres humains qui paient le prix de ces inégalités sociales criminelles. Tant que l'être humain sera aussi mesquin, à quoi s'attendre d'autre? J.L. Viens »

  • Jean-Pierre Brodeur
    Abonné
    jeudi 19 juin 2008 12h15
    Pas un mot sur Monsanto
    « «En plus d'avoir tout coupé pour cultiver du soja transgénique qu'on ne consomme même pas, on a volé les terres des Indiens», de dire Pedro Cáceres, journaliste et animateur de radio. Mais ni lui ni personne ne prononce le nom de Monsanto, le grand semencier transgénique, complice de grands propriétaires terriens, des agro-industriels VIP comme sans doute cet Alfredo di Angeli et même de milieux soi-disant scientifiques. MONSANTO serait-il un mot qui tue? C'est ce que j'ai compris en prenant connaissance du livre et du film de la journaliste française Marie-Monique Robin. LE MONDE SELON MONSANTO, De la dioxine aux OGM, une multinationale qui vous veut du bien...! »

  • Jean-Pierre Brodeur
    Abonné
    jeudi 19 juin 2008 12h21
    MONSANTO, un mot qui tue...
    « «En plus d'avoir tout coupé pour cultiver du soja transgénique qu'on ne consomme même pas, on a volé les terres des Indiens», de dire Pedro Cáceres, journaliste et animateur de radio. Mais ni lui ni personne ne prononce le nom de Monsanto, le grand semencier transgénique, complice de grands propriétaires terriens, des agro-industriels VIP comme sans doute cet Alfredo di Angeli et même de milieux soi-disant scientifiques. MONSANTO serait-il un mot qui tue? C'est ce que j'ai compris en prenant connaissance du livre et du film de la journaliste française Marie-Monique Robin. LE MONDE SELON MONSANTO, De la dioxine aux OGM, une multinationale qui vous veut du bien...!
    Jean-Pierre Brodeur »

  • Jean-Pierre Brodeur
    Abonné
    jeudi 19 juin 2008 12h22
    MONSANTO, un mot qui tue...
    « «En plus d'avoir tout coupé pour cultiver du soja transgénique qu'on ne consomme même pas, on a volé les terres des Indiens», de dire Pedro Cáceres, journaliste et animateur de radio. Mais ni lui ni personne ne prononce le nom de Monsanto, le grand semencier transgénique, complice de grands propriétaires terriens, des agro-industriels VIP comme sans doute cet Alfredo di Angeli et même de milieux soi-disant scientifiques. MONSANTO serait-il un mot qui tue? C'est ce que j'ai compris en prenant connaissance du livre et du film de la journaliste française Marie-Monique Robin. LE MONDE SELON MONSANTO, De la dioxine aux OGM, une multinationale qui vous veut du bien...! »

  • Eric Allard
    Abonné
    jeudi 19 juin 2008 13h02
    Merci M. Charbonneau
    « M. Charbonneau,
    vos commentaires apportent un éclairage très intéressant sur l'actualité internationale. Si vous ne tenez pas déjà un blog sur l'actualité internationale, celui-ci serait très constructif. »

  • Serge Charbonneau
    Abonné
    jeudi 19 juin 2008 13h35
    Hier, Place de Mai, Buenos Aires
    « En complément au reportage de Mme Gervais, il faut voir le discours de la Présidente de l'Argentine, Mme Cristina Fernandez, hier sur la Place de Mai.

    http://www.radiomundial.com.ve/yvke/noticia.php?6901
    Un discours de 30 minutes, disponible dans son intégralité.
    Rien de mieux pour se faire une opinion que d'écouter directement les personnes que l'on vous décrit. Vous pourrez ainsi voir cette Cristina Fernandez, l'entendre dire elle-même ses plans, ses avenues et ses contraintes. Il est toujours préférable de se faire une opinion soi-même, plutôt que "d'acheter clef en main", la description et l'opinion d'un journaliste.

    L'appui que les citoyens de Buenos Aires ont démontré par ce rassemblement sur la Place de Mai, est assez éloquent.

    La vision de tous ces gens rassemblés pour écouter le discours de leur présidente remet en question la validité du sondage rapporté hier qui disait que l'appui à la Présidente avait chuté à 26 %.

    À défaut d'être sur place, le visionnement de l'intégralité du discours peut donner une bonne idée de l'ambiance qui prévaut en Argentine en ce moment.

    Je vous recommande fortement

    http://www.radiomundial.com.ve/yvke/noticia.php?6901



    Serge Charbonneau
    Québec »

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