jeudi 26 novembre 2009 Dernière mise à jour 14h40


Chercher

Inscrivez-vous (gratuit)
Mot de passe oublié?
Abonné papier? Connexion
S'abonner au Devoir
Publicité

Le gouvernement haïtien est remis en question

19 février 2008  Amérique Latine
Port-au-Prince — Le premier ministre haïtien, Jacques-Édouard Alexis, doit répondre jeudi à une convocation de députés insatisfaits de sa politique économique et qui réclament son départ, sur fond de rumeurs persistantes sur un possible remaniement du cabinet ministériel.

«Des discussions sont ouvertes au sein du gouvernement sur un éventuel remaniement», a-t-on d'une source proche du gouvernement parlant sous couvert d'anonymat. «Dans les prochaines semaines, on pourrait assister à une légère recomposition de l'équipe gouvernementale», selon la même source.

Dans le même temps, des nominations devraient être annoncées cette semaine dans la diplomatie haïtienne. «Déjà, un ambassadeur accrédité en Europe a été rappelé. D'autres changements seront connus dans les prochains jours», a-t-on indiqué de même source.

La perspective d'un remaniement ministériel et de nominations au sein du corps diplomatique haïtien survient alors que Jacques-Édouard Alexis est attendu au Parlement haïtien pour une séance qui pourrait déboucher sur une motion de censure.

«Il y a une vraie crise économique dans le pays, la vie est de plus en plus chère, les plus pauvres sont en train de souffrir», a récemment dénoncé le député Accluche Louis-Jeune, un des signataires de la convocation du premier ministre au Parlement.

Le parlementaire a été élu sous la bannière du parti OPL (Organisation du peuple en lutte), qui est la deuxième force politique au Parlement. Selon lui, une majorité de ses collègues est disposée à renverser le gouvernement qu'ils accusent de ne pas avoir respecté ses engagements d'améliorer la vie des plus pauvres.

«Cette affaire ne va pas passer», a rétorqué le député Steven Benoit, proche du gouvernement. «Il y a des députés qui cherchent à provoquer une crise dans le pays», a-t-il accusé, tout en reconnaissant la nécessité pour le gouvernement de prendre des mesures pour faire baisser le coût de la vie en Haïti.

Les députés qui ont pris l'initiative de la convocation du premier ministre revendiquent un groupe majoritaire de 60 parlementaires, soit plus que la majorité nécessaire (51) pour renverser le gouvernement. La semaine dernière déjà, M. Alexis avait été reçu au Sénat pour s'expliquer sur sa politique et les conditions économiques de plus en plus difficiles pour la population.

M. Alexis avait, à cette occasion, annoncé un train de mesures pour combattre la cherté de la vie, refusant cependant de subventionner l'importation de produits de consommation de base, comme le demandaient des sénateurs. Il avait en revanche indiqué qu'il attribuerait une subvention à la production nationale.

«Si on veut améliorer les conditions de vie, il ne suffit pas de dire "relance de la production nationale". Il faut assigner à la politique agricole de nouveaux objectifs, une vision nouvelle et les moyens appropriés», a récemment estimé un ancien premier ministre, Marc Bazin, dans le journal Le Nouvelliste.

Haïti est le pays le plus pauvre du continent américain. Il compte plus de 80 % de chômeurs et une majorité de la population (plus de huit millions d'habitants) vit avec moins de deux euros par jour.






Envoyer
Fermer

Haut de la page
Cet article vous intéresse?
Partager
Digg Facebook Twitter Delicious
 

Vos réactions

Triez : afficher les commentaires 
Déjà inscrit? Ajoutez votre commentaire ci-dessous

    Connexion




Cet article vous intéresse?
0 réactions
0 votes
 
Mots-clés de l'article
Recherche complète sur le même sujet


Abonnez-vous pour recevoir nos Infolettres par courriel
Choisir mes
infolettres
Publicité

Les blogues du devoir

Vos commentaires

 
Recherche



Exemples de recherche :
Robert Sansfaçon
"directeur général des élections"

S'abonner au Devoir
Abonnez-vous au journal papier Le Devoir ou à la version Internet.
Publicité
Vous souhaitez annoncer dans Le Devoir, contactez le service de publicité.

» En savoir plus
© Le Devoir 2002-2009