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Chávez l'irrationnel

Serge Truffaut   7 décembre 2007  Amérique Latine
Président populiste du Venezuela, Hugo Chávez est un mauvais perdant. Deux jours après avoir reconnu sa défaite du bout des lèvres lors d'un référendum qui portait sur des amendements constitutionnels, il est intervenu pour annoncer qu'il ne renonçait pas à son projet. En effet, selon lui, la victoire de l'opposition, dimanche, est une obscénité. Reprenons.

Si les deux blocs de questions qui composaient le référendum soumis à l'examen des Vénézuéliens avaient été adoptés, Chávez aurait pu demeurer président du pays aussi longtemps qu'il l'aurait voulu. Il aurait également hérité de la possibilité de gouverner par décrets et d'imposer, selon le contexte évidemment, l'état d'urgence sans limite de temps. Bref, l'Assemblée nationale et les autres institutions politiques auraient été réduites à un rôle de figurant et de faire-valoir d'El Presidente.

Fort heureusement, une majorité de citoyens, faible il est vrai, n'a pas adhéré à un projet taillé sur mesure par un homme chez qui l'inclination dictatoriale l'emporte largement sur le penchant démocratique, si tant est qu'il en ait. On insiste: si le oui avait obtenu plus de 50 %, Chávez se serait transfiguré, si on peut dire, en un président empruntant autant à Perón qu'à Fidel Castro: populiste et totalitaire.

Aujourd'hui, il entend donc revenir à la charge. Pour parvenir à ses fins, il se promet de présenter une série d'amendements constitutionnels en nombre moindre que ceux proposés dimanche. Mais l'essentiel serait préservé, soit la concentration des pouvoirs et la non-limitation des mandats présidentiels. Et ce, parce qu'il tient mordicus à ce que le Venezuela se transforme en royaume du socialisme du XXIe siècle.

Son obstination a ceci de singulier qu'elle met en relief un déni de la réalité politique du pays. D'abord, il semble que Chávez n'ait pas bien mesuré le fait suivant: sa défaite de dimanche est attribuable à la désaffection des habitants des quartiers populaires. En effet, la géographie électorale du scrutin indique que des bastions du chavisme ont rejeté sa réforme. Ensuite...

Ensuite, son bilan économique est catastrophique. Le brouillon entourant l'application des politiques en matière de prix et de salaires a eu pour conséquence une envolée marquée de l'inflation. Celle-ci dépassant actuellement les 16 %, le coût des produits de base, notamment alimentaires, a passablement augmenté. En outre, la population est aux prises avec une pénurie de lait, d'oeufs, etc. Quoi d'autre? Le sous-investissement dans les infrastructures d'extraction et de distribution du pétrole a eu l'écho suivant: une baisse de production.

À ce portrait intra muros peu reluisant s'ajoute une dégradation des relations avec les voisins sud-américains. En l'espace de quelques mois, Chávez s'est aliéné les dirigeants chilien, colombien, brésilien et autres. En fait, il est beaucoup plus isolé aujourd'hui qu'il l'était hier. Une fois qu'on combine les faits intérieurs à ceux de l'extérieur, El Presidente s'avère un politicien complètement irrationnel.






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  • Normand Desjardins
    Abonné
    vendredi 7 décembre 2007 00h52
    Dans La Presse et dans le JdeM : Ok... mais dans Le Devoir : SVP!
    « Je suis extrêmement déçu de lire cet éditorial (un "éditorial"...soupir) dans les pages de mon journal quotidien.

    Quelle analyse primaire digne des journaux dont les intérêts commerciaux exigent de torpiller toute idée de socialisme et d'État qui tente de jouer véritablement son rôle : celui de redistribuer la richesse.

    Chavez n'est pas un saint, mais ce n'est pas le diable non plus. Il veut changer la constitution de son pays pour lui permettre de se présenter aux élections le nombre de fois qu'il le désire. Combien de fois peut se faire élire un premier ministre au Canada? Le nombre de fois qu'il le veut. Vit-on dans une dictaure pour autant?

    Chavez a subi un coup d'état organisé par les États-Unis.. et subit la mauvaise presse incessante organisée par les affairistes de son pays...soit, il a été réélu. Il fait des réformes courageuse pour soulager les miséreux de son pays. Ici, au Canada, nos gouvernement en parlent de pauvreté mais ne font presque rien. Ils attendent les bonnes grâces du Marché.

    Au Vénézuela, les installations laissées, lors de la nationalistaion du pétrole, par les compagnies pétrolières étrangères sont désuètes. Néanmoins, les profits vont maintenant directement dans les poches de l'État pour payer la santé, l'éducation et l'agriculture. Ici, au Canada, les mêmes compagnies pétrolières ont des installations dernier cri et font des profits faramineux et... on les subventionnent encore plutôt que d'exploiter et de bénéficier nous même de notre or noir.

    Chavez vient de perdre un référendum, mais tient toujours à ses idées : C'est un dictateur mauvais perdant, selon notre éditorialiste. Les souverainistes perdent deux référendums et souhaitent en tenir un troisième un jour... Sont-ils tous des dictateurs mauvais perdants?

    Chavez tente de contre-balancer le pouvoir des médias privés dans son pays. Je rêve du jour où nos gouvernements feront de même avec les Power Corp et Québécor de notre réalité. Malheureusement ici, ces derniers sont si puissants qu'ils imposent même leur contenu à nos télés d'État. Ex. Les productions La Presse-Télé.

    Et ce n'est pas avec des éditoriaux comme celui-ci, qui prennent le relai des idées "capitalo-américaines", que le grand public pourra faire la part des choses. Heureusement, il reste Le Monde Diplomatique. »

  • jean claude pomerleau
    Inscrit
    vendredi 7 décembre 2007 08h15
    M Chavez: un test révélateur pour la médicaratie.
    « Vous dites une fausseté émorme:''Chávez aurait pu demeurer président du pays aussi longtemps qu'il l'aurait voulu''. C'est faux:Il aurait pu se présenter aussi souvent qu'il aurait voulu (comme au Canada et au Québec en passant) mais c'est le peuple qui aurait décider de son élection ou non.Et cette décision du peuple se fait par un processus démocratique d'une rigueur que, ni le Canada ni les USA n atteindra avant longtemps. Bref c'est le Venezuela qui nous sert une leçon de démocratie au Canada. Imagine t on M Chavez promulguant une loi (C 20) qui aurait stipuler que 50% plus un n'est suffisant en démocratie et qu'au nom de la clarté il ferait connaître les regles du jeux après la game.Cela dit la révolution chavista est en difficulté (insécurité et corruption) pour des raisons qui tiennent â la nature de l'état qui est une une structure sclérosé et corrompu qui paralyse par son poid d'inertie qui paralise la dynamique que Chavez veut créer. Cette réforme visait justement â réformer cette structure et déplacer le pouvoir vers la base (démocratie participative) mais ce projet contenait trop de volets (69) dont certains controversés qui peuvent prêter le flanc â une mauvaise interprétation comme on peut le voir ici. Essentiellement ce projet â été défait par une partie des chavistas eux mêmes. Donc Chavez va revenir avec une démarche â la pièce pour créer ces ''Communes'' qui lui permettra de transférer les pouvoirs vers la base et reformer cette état qui est la cause de bien des mots. Dans la mesure ou cette démarche se fait dans le cadre de cette démocratie exemplaire je me demande ou est le problème. Dans la couverture de la médiacratie peut être. »

  • michel caron
    Inscrit
    vendredi 7 décembre 2007 08h41
    Le dictateur!
    « Vous dites que s'il avait gagné le référendum, "Chávez aurait pu demeurer président du pays aussi longtemps qu'il l'aurait voulu." Je crois bien que cette affirmation est fausse! La nouvelle constitution aurait permis à une personne de se représenter à la Présidence plus de deux fois. Tout comme les premiers ministres du Canada, de l'Angleterre, de l'Espagne... peuvent se présenter aux élections autant de fois qu'ils le désirent. Les électeurs du Venezuela démocratiquement auraient choisi de réélire ou non M. Chavez s'il se s'était représenté. Pourquoi affirmer qu'il serait demeuré président aussi longtemps qu'il le voulait, pourquoi un tel mensonge? Pour ce qui est des pouvoirs spéciaux lors d'état d'urgence. Ces pouvoirs n'exitent-ils pas dans une vaste majorité de pays? Je crois même que le gouvernement américain a adopté un tel amendement en début d'année. Curieusement les américains l'ont fait sans faire de référendum pour le faire approuver par la population. Avez-vous écrit beaucoup d'éditoriaux pour les dénoncer? Vous reprochez également à Chavez de vouloir présenter un nouveau projet lors d'un autre référendum. Les Français ont rejeté par référendum voilà quelques années un nouveau traité de constitution Européen. Qu'a fait Nicholas Sarkozy, il a fait adopter par ses partenaires Européens un traité simplifié, qui reprend la vaste majorité de l'ancien traité rejeté, et il ne veut pas que les Français se prononcent par référendum. Il le fera ratifier par le gouvernement. J'aurais aimé lire votre éditorial si Chavez voulait en faire autant. »

  • Jean-François Couture
    Inscrit
    vendredi 7 décembre 2007 09h16
    Truffaut l'irrationel !
    « Pas fort mon Serge !

    Une retraite anticipée serait probablement salutaire car c'est exactement ce genre d'article qui fait que les médias traditionnels perdent toute crédibilité et semblant d'objectivité face à un public maintenant libre de s'informer hors des ornières de Big Media via Internet.

    Merci de nous servir quotidiennement ce que René Lévesque appelait déjà en son temps du "pablum journalistique".

    "A cynical, mercenary, demagogic press will produce in time a people as base as itself": Joseph Pulitzer

    Avant de régurgiter les pires âneries propagandistes de la CIA, vous auriez avantage à faire vos devoirs (Fais ce que doit mon grand ;) et pourquoi pas apprendre une langue seconde (l'anglais est très populaire) afin de pouvoir lire du contenu qui sort du narratif corpo-militaro-industriel qui semble vous omnibuler.

    Commencez avec : "Confessions of an Economic Hit Man" de John Perkins ou les reportages de Greg Palast à propos des Vulture Funds.

    Ou ceci...

    CIA Operation "Pliers" Uncovered in Venezuela
    http://www.informationclearinghouse.info/article18792.htm

    "At least 22 American news organizations had employed American journalists who were also working for the CIA, and nearly a dozen American publishing houses printed some of the more than 1,000 books that had been produced or subsidized by the CIA. When asked in a 1976 interview whether the CIA had ever told its media agents what to write, William Colby replied, 'Oh, sure, all the time." PS : Check out Carl Bernstein's 1970s Rolling Stone article on the CIA's stranglehold on the US media, which has gotten far worse since then:
    http://tmh.floonet.net/articles/cia_press.html

    Ricardo Petrella a raison : le narratif au grand complet tel qui nous est vendu par Mindfuck Inc. est une fraude intellectuelle totale.

    Mais avec 50% de Québécois analphabètes fonctionnels et les crédits gouvernementaux pour remédier à la situation qui sont coupés sans que personne ne crie au scandale et qu'aucun observateur ne relève que nous sommes en face d'un génocide culturel ... Ouate de phoque !

    À voir pour confirmer vos pires cauchemars : http://www.telequebec.tv/sites/mechantcontraste/entrevue.aspx

    Sur ce sujet aussi Mindfuck Inc. est d'un silence des plus explicite !

    Le tout est d'une tristesse incommensurable ! L'insignifiance portée aux nues et la nation québécoise sacrifiée à l'autel de sa propre aliénation... Ouate de phoque !

    Comme pour n'importe quelle enquête criminelle les questions demeurent : À qui profite le crime ? Qui a un motif et qui en a l'opportunité ?

    "Vous êtes pas tannées de mourir bande de caves ? "

    Meanwhile...
    'We are watching a poorly staged rendition of " Wag the Dog" , interpreted for the morbidly stupid and performed by the criminally insane.'" - Jules Carlysle

    Merci Mindfuck Inc. on ne pourrait pas contrôler le bon people aussi bien sans votre merveilleux effort !

    "We have become a monster in the eyes of the whole world - a nation of bullies and bastards who would rather kill than live peacefully. We are not just whores for power and oil, but killer whores with hate and fear in our hearts. We are human scum, and that is how history will judge us... No redeeming social value. Just whores. Get out of our way, or we'll kill you." - Hunter S. Thompson »

  • Serge Charbonneau
    Abonné
    vendredi 7 décembre 2007 09h36
    Désinformation irrationnelle
    « Chávez l'irrationnel!

    Évidemment, Chávez est irrationnel! Entre autres!
    Chávez, la bête noire à éliminer, à abattre, "¿Quién lo mató?" (Qui l'a tué?) Comme l'a dit CNN espagnol?

    M. Truffaut s'intéresse-t-il vraiment à Chávez ou s'il est payé pour lui faire une "job de bras"?
    M. Truffaut a-t-il déjà mis les pieds au Venezuela?
    Je ne parle pas des enclaves touristiques comme Margarita ou Puerto la Cruz, ou des enclaves oligarchiques comme Altamira ou Mercédes, je parle de Puerto Cabello, Valencia, Barquisimeto, Cubire, je parle des barrios!

    M. Truffaut a-t-il souvent discuté avec des Vénézuéliens, parle-t-il au moins l'espagnol, pour, au moins, écouter ce que dit le gros verrat de face d'indigène mal dégrossi de Chávez?

    Ce matin, pourquoi donc s'attarde-t-il à Chávez?
    Bush l'irrationnel!
    Musharaff l'irrationnel!
    Harper l'irrationnel!
    Il aurait pu s'attarder à d'autres!

    Chávez est-il vraiment si irrationnel? Et s'il l'est, l'est-il tant que ça? L'est-il au point de sortir du peloton des irrationnels?
    Ou, tout simplement, s'acharne-t-on à nous le montrer comme l'étant démesurément?
    S'acharne-t-on à peaufiner constamment son image?
    Et pourquoi donc, peaufine-t-on son image sans relâche?

    La dictature, vous connaissez?
    Nommez-moi des dictateurs.

    Ah bon Castro, évidemment!
    Ensuite, Marcos,
    Duvalier, oui, oui. Tranquille à Paris, ville qu'il trouve un peu terne. Il aimerait revenir dans son palais de Port-au-Prince.

    Qui d'autres? Vous cherchez... Staline, Mao, Kim Jong-Il, ouais!
    Musharaff? Non pas Musharaff, vous me dites qu'il organise des élections! Ah! Bon!
    Ah! Bon!

    Oh! Quelqu'un vient de lancer Pinochet! Je crois que vous ne vous trompez pas!
    Vous souvenez-vous d'avoir lu quotidiennement des articles de ses agissements rationnels pendant son règne? On en avait un de temps en temps! Bon, OK, disons que c'était une autre époque et qu'internet n'existait pas! Mais cet argument me paraît bien faible. Souvenez-vous de la guerre du Vietnam ou du Watergate, sans internet, on avait des articles quotidiens pour découvrir et dénoncer ces événements.
    Quotidiennement, exactement comme pour Chávez, que l'on dénonce quotidiennement.
    La seule différence, c'est que le Watergate était du journalisme d'enquête avec des journalistes courageux qui ne surfaient pas sur une image, mais qui dénonçaient une réalité qu'ils venaient de mettre à jour et que le Vietnam était en réalité une tuerie immonde qu'on se devait de montrer! Un devoir de montrer la réalité. Ça fait partie de l'éthique journalistique, rapporter le plus fidèlement possible, la réalité!
    Dans le cas de Chávez l'irrationnel, c'est tout le contraire. Presque rien n'est dit sur la réalité actuelle et la réalité historique. Depuis que Chávez est au pouvoir, on ne cesse de parler de ce qu'il va faire, on construit constamment son futur. C'est la mise en garde constante de ses actes futurs.

    M A L H O N N Ê T E T É I N T E L L E C T U E L L E.

    La malhonnêteté intellectuelle est évidente. Ce que je ne comprends pas, c'est pourquoi? Pourquoi cet acharnement à vouloir démolir tous ces mouvements du peuple latino-américain?
    POURQUOI? Je ne comprends pas. Je ne peux pas admettre que M. Serge Truffaut soit malhonnête. Je ne comprends pas pourquoi il y a tant de malhonnêtes!
    Vous me répondrez que ce que je ne comprends pas c'est le Venezuela, c'est Chávez, c'est l'Amérique latine.

    Je connais mieux l'Amérique latine que la plupart des journalistes.
    J'ai vécu deux mois au Guatemala, j'ai parcouru l'Amérique Centrale du Mexique jusqu'au canal de Panama. J'ai connu le Belize du temps où il s'appelait l'Honduras Britannique, je vis avec une amie vénézuélienne depuis 14 ans, je parle couramment espagnol, j'ai une deuxième famille à Puerto Cabello, j'ai de nombreux amis Vénézuéliens, j'ai vécu six mois au Venezuela, j'y ai fait un reportage en 2004 dont je vous ai déjà parlé (recherchez "La parole au Peuple" Charbonneau, vous trouverez si cela vous intéresse). J'ai étudié quotidiennement l'Amérique latine depuis 1979, son actualité, son histoire et je connais Chávez depuis le 4 février 1992. De le dire irrationnel, c'est ne pas connaître le personnage, c'est ne pas comprendre le coeur humain.

    Avant de parler des clichés classiques que M. Truffaut utilise comme un abruti, permettez-moi de souligner les énormes mensonges:

    Le premier: «Chávez aurait pu demeurer président du pays aussi longtemps qu'il l'aurait voulu.» Ici, M. Truffaut on pourrait vous poursuivre pour diffuser des mensonges.
    Ce référendum n'était aucunement un plébiscite pour une présidence à vie.
    Ce qui veut dire l'abolition des élections, des partis politiques, de la liberté d'association, d'expression.
    L'article en question parlait d'abolir la limite du nombre de mandats présidentiels, exactement comme au Canada où Macdonald a fait 4 mandats, Chrétien et Pat Binns (Î,P.É.) ont fait 3 mandats et Lorne Calvert (Sask.) a pu se présenter pour un 5e mandat. Le Venezuela demandait d'abolir cette limite de deux mandats consécutifs, tout comme il n'y a pas de limite en France, en Italie, en Australie John Howard se présentait pour la 5e fois consécutive au poste de PM, en Angleterre, Tony Blair a fait 3 mandats consécutifs.

    Donc, il est faux de dire: «Chávez aurait pu demeurer président du pays aussi longtemps qu'il l'aurait voulu.» Chávez aurait pu demeurer au pouvoir « aussi longtemps qu'il se serait fait élire », tout comme ici, Harper va demeurer au pouvoir aussi longtemps qu'il se fera élire.

    «un homme chez qui l'inclination dictatoriale l'emporte largement sur le penchant démocratique»
    Vous êtes, tout simplement révoltant M. Truffaut!
    Ici, vous faites de la propagande de bas étage la plus dégueulasse qui soit.
    Vous faites, une fois de plus, preuve d'une totale malhonnêteté intellectuelle.
    Vous devriez écouter ce que le président d'Argentine, M. Kirchner et celui du Brésil, M. Da Silva, disent: qu'on peut attaquer Chávez sur bien des choses, mais sûrement pas sur son côté démocrate. Jamais aucun pays n'a consulté autant sa population en huit années de gouvernement (M. Truffaut employé, ici, le mot "régime", ça fait plus méchant: "régime", ça fait moins démocratique.).

    M. Truffaut manipule bien la peur du futur, le terrible Chávez aurait pu se transformer en horrible Hulk: «Chávez se serait transfiguré, si on peut dire, en un président empruntant autant à Perón qu'à Fidel Castro: populiste et totalitaire.»
    Dans sa boule de cristal où il voit le méchant, il le voit clairement et il nous dit que Chávez se serait «transfiguré»! Et c'est toujours très efficace d'y mettre du Castro. Chávez, le fils spirituel de Castro. Essayez de trouver un article qui parle de Chávez sans dire Castro! Chávez va se transfigurer, le monde en tremble, vite ressortons l'opération Condor.

    Vous seriez en faveur de l'opération Condor du XXIe siècle, M. Truffaut. Regardez tous ces méchants à abattre: Chávez (qui va le tuer?), Moralés, Ortega, Correa. Bientôt on aura un beau papier pour dire comment Álvaro Colom est un tordu (élu récemment au Guatemala)

    Vous regrettez les bons régimes qui tuaient allègrement la pauvreté

    Oswaldo López Arellano dictateur du Honduras, 1963-1982
    Ríos Montt, dictateur sanglant au Guatemala, 1982-1983
    Maximiliano Hernandez Martínez, dictateur 1931-1944, et Napoleón Duarte 1980-1982 et 1982-1989, président des escadrons de la mort du Salvador qui assassinèrent l'archevêque Óscar Romero en 1980,
    Famille Somoza, dictature du Nicaragua, 1934-1979
    Fulgencio Batista, dictateur de Cuba, 1934-1959
    Famille Duvalier, dictature d'Haïti, 1957-1985
    Rafael Leónidas Trujillo, dictateur de la Rép. Dominicaine, 1930-1961
    Juan Vicente Gómez, dit le barbare, 1908-1935 et Marcos Pérez Jiménez 1952-1958, dictateurs du Venezuela
    Dictature militaire de 1963-1966 (Velasco Ibarra) et 1972-1979 (Guillermo Rodríguez Lara) en Équateur
    Francisco Morales Bermudez, dictateur du Pérou, 1975-1980
    Hugo Banzer, dictateur de Bolivie, 1971-1982
    Augusto Pinochet, dictateur du Chili, 1973-1989
    Castelo Branco, dictateur du Brésil, 1964-1985
    Alfredo Stroessner, dictateur du Paraguay, 1954-1989
    Dictature militaire (Bordaberry, Lizaso, Alvarez Armelino) en Uruguay, 1973-1984
    Jorge Vileda, dictateur d'Argentine, 1976-1983 (Luis Patti)

    Partout la même histoire. Toutes ces dictatures ont été supportées par les ÉU.

    Le nom de chaque dictateur est une porte à ouvrir.
    On peut approfondir ces faits historiques par la lecture de multiples documents se trouvant facilement sur internet. Partout des richesses pillées, partout la pauvreté incroyable.
    Chaque fois qu'un gouvernement sud-américain a voulu offrir une meilleure vie à son peuple ou a tenté devenir maître de ses richesses, les ÉU l'on renversé.
    Avril 2002 au Venezuela, n'était qu'une répétition de l'histoire, mais cette fois-ci, le peuple est descendu massivement dans les rues et leur président, qu'ils ont élu, a pu revenir au pouvoir.
    L'étude des atrocités vécues sous ces dictatures, peut vous permettre de redéfinir ce que sont réellement la dictature et la démocratie. Peut-être que certains découvriraient que le gros maudit Chavez est plus démocrate qu'on nous le fait croire!

    Qui donc connaît ces personnages importants que tous devraient connaître avant de pouvoir parler de l'irrationalité des dirigeants latinos américains.

    Levez la main ceux qui connaissent Oswaldo López Arellano, Montt, Banzer, Stroessner, Vileda, Branco, Trujillo.
    Personne! Étrange!
    Bizarre, ce sont tous des dictateurs très répressifs.

    Étrange que nous ne les connaissions pas tous. Des personnages sanguinaires, meurtriers! Étrange qu'on ne les connaisse pas!

    Mais on connaît Chávez, lui on va s'en souvenir longtemps. Il n'a pourtant pas fait de massacre. Il a privé les bonnes compagnies qui exploitaient son pays, il les a privés d'immenses profits. Des compagnies dont M. Truffaut a peut-être des actions!? Qui sait?

    Il a donné une dignité aux Vénézuéliens et a instauré une démocratie réelle.
    Et M. Truffaut nous alerte qu'il va se transfiguré, qu'il va mené son pays dans la dictature, vers la banqueroute et que ce sera le chaos. Ira-t-on jusqu'à dire qu'une invasion serait peut-être souhaitable pour installer un bon gouvernement démocratique comme en Afghanistan, comme en Irak, comme au Pakistan, comme au Koweit, comme en Arabie Saoudite!
    Le dangereux Chávez!

    Attention! Attention! Le dangereux Chávez revient à la charge, il n'a pas eu sa leçon!
    Pourquoi donc, ne se ferme-t-il pas la gueule?

    Mais où donc vit M. Truffaut pour s'alarmer à ce point qu'un politicien n'abandonne pas ses idées après une défaite? Était-il sur la planète Mars en mai 1980 et en 1995? Pourrait-on dire que plusieurs sont revenus à la charge. Se souvient-il que le soir même du référendum de 1980, René Lévesque était revenu à la charge en disant, Si je vous ai bien compris...", nul besoin de dire le reste, vous êtes assez vieux pour vous en souvenir, à moins qu'une maladie vous assaille!

    «Son obstination a ceci de singulier qu'elle met en relief un déni de la réalité politique du pays.»
    Plus vous écrivez, M. Truffaut plus vous démontrez votre esprit tordu. Votre texte n'a rien du journalisme, c'est comme une lutte à finir contre ce personnage que vous détestez.
    De la propagande haineuse.
    Vous parlez de " déni de la réalité politique du pays" (déni, un mot que vous aimez depuis quelques jours!). Cette phrase M. Truffaut: " Son obstination a ceci de singulier qu'elle met en relief un déni de la réalité politique du pays ", s'applique totalement à vous.
    Vous niez totalement la réalité politique de ce pays ainsi que de toute l'Amérique latine.
    C'est honteux! Quel genre de personne êtes-vous?
    Quel est votre but?

    Vous désinformez les gens pour les faire haïr Chávez. Vous en êtes sûrement conscient.
    Ou vous ne connaissez rien de ce qu'est l'Amérique latine et vous ne faites qu'emboîter le pas à la guerre médiatique contre ces gouvernements qui prennent leur pays en main pour réduire la pauvreté en récupérant leurs ressources naturelles et en éliminant l'exploitation honteuse que certaines grandes puissances opéraient.

    Votre analyse de l'abandon des chavistes est simpliste et récupère la chose pour mettre de l'avant votre vision malhonnête. Vous êtes encore en mode futur. Vous devriez rester en mode présent et vous devriez vous attarder au passé.
    Votre objectif: faire peur avec le futur de Chávez. C'est ce que l'on fait depuis 1999.
    Il faudrait ressortir tous ces discours éditoriaux catastrophiques concernant le Venezuela depuis 1999 et les confronter à la réalité.

    «Ensuite, son bilan économique est catastrophique.»
    D É S I N F O R M A T I O N

    De quoi parlez-vous? Du cours de vos actions concernant les compagnies pétrolières qui exploitaient le Venezuela?

    Il est facile à prouver que vous faites preuve de désinformation totale et volontaire concernant ce point.
    D'ailleurs, c'est le cliché classique: tout pays qui a une allure autre que le néo-libéralisme, mène son pays à la catastrophe économique.

    Je tiens à faire remarquer à tous, que «son bilan économique est catastrophique!» est la phrase que vous allez lire concernant tous les gouvernements de gauche. Retenez bien, l'an prochain après une année de Cristina Fernandez à la tête de l'Argentine, on lira «son bilan économique est catastrophique!» Même phrase pour Colom au Guatemala. Même phrase pour Morales en Bolivie, même phrase pour Correa, pour Ortega, pour Tabaré Vasquez, même pour Lula ou Bachelet lorsque l'on voudra s'en débarrasser.

    On vous dira que «leur bilan économique est catastrophique!», ce qui sera faux et on passera sous silence que tous ces gouvernements auront réduit la pauvreté et améliorer les conditions de vie de leur population.

    Le cliché de l'inflation.
    M. Truffaut reprend point par point les attaques désinformatives clichées :

    L'inflation au Venezuela était beaucoup plus élevée avant l'arrivée de Chávez. Elle était de 36% en 1998 et même de 100% en 1996. On peut dire qu'elle diminue depuis la prise en main de l'économie par le gouvernement bolivarien. En février 2003, elle se situait à 40% et a diminué d'environ 10% par an depuis, pour remonter légèrement récemment, mais, tout en se stabilisant.
    Elle a atteint 17% en 2006. C'est assez élevé, mais, tous les économistes vous diront qu'une inflation à deux chiffres dans un pays en développement n'est pas comparable à un taux équivalent, dans un pays "développé" comme le nôtre.

    Pour ce qui est de la pénurie de lait, d'oeufs, mais surtout d'arina Pan pour les arépas, les fèves noires pour les caraotas et le riz qui fait défaut, le lait, les Vénézuéliens s'en passent facilement et les oeufs aussi, plusieurs ont des poules dans leur cour. Cette pénurie est bien réelle, ma famille vénézuélienne m'en parle depuis un mois environ, mais, cette pénurie est artificielle. Les supermarchés appartiennent à l'oligarchie. C'est une de leur arme contre Chávez, priver la population de denrées essentielles pour qu'elle se retourne contre Chávez et le renverse. Mais. c'est inefficace. Ce n'est pas la première fois que cette manoeuvre est utilisée, tous les Vénézuéliens se souviennent très bien de Noël 2002. Les gens ne sont pas dupes et ne mettent pas le blâme sur le gouvernement. Celui-ci tente de son mieux de compenser ces pénuries artificiellement créées par les grosses entreprises de l'oligarchie par son programme Mercal qui offre des denrées à prix très réduit. Et de ce côté, l'approvisionnement demeure très bon.

    La guerre se poursuit au Venezuela. Je ne comprends pas pourquoi, M. Truffaut, qui n'y a jamais mis les pieds, y participe.
    C'est la guerre des riches contre les pauvres.
    Les riches contrôlent les supermarchés, une bonne partie des entreprises et les médias.
    Ils ont des moyens phénoménaux pour annihiler tout effort pour sortir ces populations de la pauvreté en répartissant la richesse de ces pays exploités.

    Pourquoi M. Truffaut fait-il preuve de tant de haine pour ce gouvernement qui n'a rien fait de répréhensible, bien au contraire, il a fait diminuer la pauvreté de façon spectaculaire tout en offrant des services médicaux gratuits et a alphabétisé l'ensemble du pays.
    Pourquoi?

    Pourquoi M. Truffaut fait de la propagande haineuse, plutôt que du journalisme honnête?
    Pourquoi?
    Parce qu'il suit le courant de la locomotive de désinformation du néolibéralisme?
    Parce qu'il n'a aucune éthique?
    Pour faire gonfler, je ne sais trop comment, son portefeuille?
    Pourquoi?

    Pour remettre la réalité en place, «chaque lecteur a le devoir» de mieux s'informer.
    Je vous conseille le numéro 90 (janvier 2007) de la revue Manière de Voir, publié par le Monde diplomatique. http://www.monde-diplomatique.fr/mav/90/


    Il faut lire aussi "Le Venezuela de Chávez" et "Chávez Presidente" de Maurice Lemoine, ce journaliste qui s'est retrouvé au milieu du coup d'État du 11 avril 2002. 850 pages écrites comme un roman, mais qui n'en demeure pas moins un documentaire précis. En plus du coup d'État, M. Lemoine nous livre la manière d'être des Vénézuéliens, leur passion des "Miss" beauté, les rouages de la désinformation, les manoeuvres souterraines des puissants états-uniens, la corruption et finalement le fascisme à la Sud-Américaine.
    En avril 2002 Chávez était destiné au même sort que Allende. Aujourd'hui lorsqu'il traite Aznar de fasciste, on peut le comprendre. Il a passé à un cheveu d'être éliminé par des gens dont Aznar supportait les vues.

    Il faut lire les articles du Réseau d'information & de solidarité avec l'Amérique latine (Risal) http://risal.collectifs.net/spip.php?rubrique8


    Il faut s'informer à différentes sources pour combattre la désinformation, les préjugés et les clichés et les demi-vérités comme:

    Président populiste - Chávez est un mauvais perdant - a reconnu sa défaite du bout des lèvres - ne renonçait pas à son projet - selon lui, la victoire de l'opposition, dimanche, est une obscénité. - Chávez aurait pu demeurer président du pays aussi longtemps qu'il l'aurait voulu. - l'Assemblée nationale et les autres institutions politiques auraient été réduites à un rôle de figurant et de faire-valoir d'El Presidente. - Fort heureusement, une majorité de citoyens...

    En attendant de comprendre pourquoi des journalistes respectables perdent leur crédibilité à faire de la propagande diffamatoire et haineuse, il faut étudier chacun pour soi la réalité pour mieux la connaître et pour devenir bien conscient de ces manipulateurs de l'opinion publique.


    Serge Charbonneau
    Québec »

  • oscar fortin
    Inscrit
    vendredi 7 décembre 2007 09h38
    Le professionnalisme de l'information
    « Monsieur, votre article illustre à merveille l'usage que l'on peut faire de la manipulation pour mieux rejoindre non pas tant la vérité des choses, mais les intérêts que l'on sert. Je prends le premier exemple de votre article qui me saute aux yeux. Vous dites "Si les deux blocs de questions qui composaient le référendum soumis à l'examen des Vénézuéliens avaient été adoptés, Chávez aurait pu demeurer président du pays aussi longtemps qu'il l'aurait voulu." Vous savez tout autant que moi que c'est faux, il n'aurait pas pu rester aussi longtemps président du pays qu'il aurait voulu. La vérité est qu'il aurait pu être candidat à la Présidence autant de fois qu'il aurait voulu, mais non Président. Seul le peuple a le pouvoir de nommer qui il veut et le nombre de fois qu'il veut, comme c'est le cas au Canada, en Angleterre et dans bon nombre d'autres pays. Je pourrais en dire autant des pouvoirs exceptionnels permettant de répondre à des situations de crise. Bush et bien d'autres présidents ou premiers ministres disposent de tels pouvoirs. Nous avons eu la crise des mesures de guerre, Bush avec son slogan de lutte contre le terrorisme se permet de mettre le feu à la planète et qu'en dit le journaliste que vous êtes? J'ose espérer que vous n'êtes pas partie prenante du plan Tenaza qui continue, en dépit d'un référendum gagnant, sa stratégie visant le renfersement de Chavez. Le titre de votre article et son contenu servent bien ces objectifs. Je vous invite à lire cet encyclique de Jean XXIII PACEM IN TERRIS et de mettre son contenu en perspective avec les politiques de Chavez. Pour vous faciliter la tâche je vous réfère à un article que je viens de publier sur mon site http://humanisme.blogspot.com Quelques autres articles pourront également intéresser le professionnel de l'information que vous êtes. »

  • Roland Berger
    Abonné
    vendredi 7 décembre 2007 09h39
    Quelle ressemblance !
    « « Une fois qu'on combine les faits intérieurs à ceux de l'extérieur, El Presidente s'avère un politicien complètement irrationnel », écrit Serge Truffaut. J'aurais aimé qu'il souligne la très étroite ressemblance avec l'actuel Préssident américain, lequel, faut-il le rappeler, a volé sa seconde entrée à la Maison blanche. Mais les Américains sont nos puissants voisins.
    Roland Berger
    St-Thomas, Ontario »

  • oscar fortin
    Inscrit
    vendredi 7 décembre 2007 09h50
    Chavez poursuit sa route
    « J'ajoute à mon commentaire antérieur cet autre sur la poursuite, dan sle cadre de la Constitution de 1999, des politiques pour lesquels il a été élu Président avec une très forte majorité et sur un prochain rendez-vous sur la modification de la Constitution. A-t-on qualifié René Lévesque, Jacques Parizeau, Lucien Bouchard et tous les autres avec eux d'irrationnels pour avoir poursuivi la lutte en faveur de l'indépendance du Québec? La Vérité des choses et ces informations sont accessibles au journaliste que vous êtes, Chavez a déclaré publiquement que l'actuelle constitution ne lui permettait pas, à l'intérieur d'un même mandat de revenir avec un référendum ayant fait l'objet d'un vote. Par contre, l'actuelle constitution permet à la population (15% des électeurs) de saisir le Parlement d'un projet de modification de constitution. Voilà la vérité des choses et l'information qu'un professionnel de l'information et non de la manipulation a transmettre. »

  • Pierre Samuel
    Abonné
    vendredi 7 décembre 2007 10h15
    Les "mauvais perdants"...
    « Toutes proportions gardées, Hugo Chavez est-il plus mauvais perdant que les indépendantistes "purs et durs" québécois qui s'acharnent, contre toute logique également, à tenter de convaincre leurs compatriotes que ce même poucentage de 50% plus quelques poussières...ferait du Québec un "pays" viable? »

  • oscar fortin
    Inscrit
    vendredi 7 décembre 2007 10h22
    Une référence à ne pas manquer
    « Je viens de lire une analyse que tout journaliste soucieux de donner une information qui s'approche le plus de la vérité des faits devraient lire, surtout si sa profession est d'écrire dans un journal aussi prestigieux que Le Devoir.

    http://www.alterinfo.net/Filtres-et-alambics-de-l-information-sur-le-referendum-du-2-decembre-au-Venezuela-_a14546.html?PHPSESSID=4642b0805f58402c6811e1078b7f84e4

    UN rendez-vous à ne pas manquer pour tout lecteur intéressé au sujet. »

  • Pierre Rousseau
    Inscrit
    vendredi 7 décembre 2007 12h00
    Le peuple a parlé
    « Il n'y a pas grand chose à ajouter aux messages précédents, particulièrement celui de M. Charbonneau, qui est très bien étoffé (contrairement à votre article) sauf pour dire que les Vénézuéliens ont parlé en élisant Chavez et en votant pour le non au référendum. Ne faudrait-il pas leur faire confiance? Chavez le fait, tout en continuant pour lutter pour ses idéaux (comme toute personne sensée ayant des principes le ferait) dans le cadre de la démocratie Vénézuélienne, qui n'a probablement pas de leçon à recevoir du Canada... »

  • Serge Charbonneau
    Abonné
    vendredi 7 décembre 2007 13h16
    Pourquoi cette désinformation?
    « L'acte délibéré de désinformation de M. Truffaut est évident. Nous en témoignons tous.

    Mais M. Truffaut pourrait-il nous avouer POURQUOI il commet en tel impair?

    POURQUOI?

    C'est tout de même incroyable pour un journaliste "professionnel", d'en arriver à pondre des textes si odieux!

    POURQUOI, M. Truffaut?
    Pourquoi donc?

    Pourrions-nous avoir une réponse publique dans un prochain éditorial à la Marc Ouellet?

    POURQUOI?


    La saine information étant une des pierres angulaires de la démocratie, va-t-on devoir intenter des procès pour désinformation afin d'obtenir une information plus respectueuse de la réalité?

    Le cas Chávez serait un cas exemplaire. La réalité est suffisamment forte pour accuser les désinformateurs. La réalité est suffisamment documentée pour faire face à toutes les procédures.

    Il y aurait probablement des journalistes honnêtes et dont cette désinformation répugne, qui seraient prêts à témoigner.


    Il est temps d'avoir un journalisme sérieux et honnête. La propagande est lassante et fait vomir avec le temps.
    L' Agence France Presse pourrait être poursuivie. Son éthique journaliste est entachée de diffamation grossière et de désinformation mal maquillée.
    C'est pratiquement l'unique agence à laquelle fait référence la multitude de journalistes perroquets incultes et sans éthique.



    Serge Charbonneau
    Québec »

  • Richard Larouche
    Inscrit
    vendredi 7 décembre 2007 14h07
    J'ai l'impression de lire un article de CNN
    « Je suis d'accord que les amendements qui visaient à maintenir Chavez au pouvoir indéfiniement ne sont pas souhaitable. MAIS, tous les autres étaient souhaitables pour le bien commun.

    Si Chavez était outré contre sa défaite, c'est parce qu'il y a eu un scandale comme au référendum de 1995 au Québec. Cette fois, ce sont les américains qui ont mené une campagne de peur et de désinformation. Ces mêmes américains qui, 5 ans plus tôt, avaient tenté de faire un coup d'état au Vénézuela...

    J'appuie Normand Desjardins dans son commentaire et j'ai vraiment l'impression de lire un article de CNN tellement il y a des préjugés flagrants en faveur de l'hégémonie américaine. »

  • Michel Leclaire
    Abonné
    vendredi 7 décembre 2007 14h44
    Le devoir est à droite
    « Serge Truffaut , premièrement la démocratie est un leurre. Pour un journaliste vous faites piètre figure. Les journaux sont contrôlés par les multinationales (le devoir semble y faire partie depuis quelque temps) qui contrôlent les politiciens.Ces deux engeances abrutissent le bon peuple. Les riches sont moins nombreux mais beaucoup plus riches alors que les pauvres sont beaucoup plus pauvres et plus nombreux.
    Je vais vous donner un exemple de votre manipulation, à savoir qu'au Canada un premier ministre peut se présenter devant l'électorat (abruti) autant de fois qu'il le veut. Pourtant on ne considère pas cela comme étant antidémocratiques. S'il vous plaît arrêter de prendre ce qui vous reste de lecteurs pour des abrutis.
    Je préfère, et de loin, M. Chavez aux Bush,Harper,Dumon, et Démarais de ce monde.
    Vous devriez avoir honte de vos propos et de la propagande qu'ils impliquent. »

  • loiselet
    Abonné
    vendredi 7 décembre 2007 14h57
    Lisez-nous, M. Truffault
    « À quand l'envoi d'une lettre dans le journal papier, M. Charbonneau? Cet éditorial de M.Truffault sort en version officielle, dans tous les Dépanneurs, et sans contrepartie véritable pour citer les faits. La désinformation circule ainsi d'un journal à un autre, sans discussions. Serge Truffault ne doit jamais lire et doit mépriser l'envoi de nos Réactions pour être aussi peu informé de la vraie nature de M.Chavez, un homme qui se tient debout. »

  • Christian Nadeau
    Inscrit
    dimanche 9 décembre 2007 09h51
    Manque de professionalisme ou mauvaise foi?
    « N'importe qui s'intéressant aux affaires du monde sait que l'information portant sur le Venezuela est très polarisée. En effet, les opinions concernant son président s'expriment soit très favorablement, soit en total désaccord avec ses politiques.

    Sachant cela, n'importe qui voulant écrire un éditorial sur un événement concernant ce pays devrait, s'il est professionnel, s'informer auprès des deux sources d'information avant de se forger une opinion.

    Ainsi, soit que Serge Truffaut a bâclé son travail au détriment de sa crédibilité et de celle de son journal, soit qu'il est de mauvaise foi, auquel cas, il affecte tout de même sa crédibilité. Reste à savoir, dans ce cas, si Le Devoir va en rester là?

    Quoi qu'il en soit, j'estime que Le Devoir devrait publier au moins un des commentaires de ses lecteurs à propos de cet éditorial! »

  • Paul Verreault
    Inscrit
    dimanche 9 décembre 2007 15h55
    Porte-parole de la CIA ?
    « M. Chàvez est irrationnel pour les exploiteurs et les requins capitalistes de la mondialisation qui s'enrichissent aux dépens même de la survie de l'homme sur la planète. Il est ce genre d'homme fier de représenter son peuple, de le protéger des sangsues et que Bush et la CIA s'efforcent démoniser. Bush et la CIA préfèrent le genre Luis Posada Carriles. Et vous M. Truffaut? »

  • marion maisand
    Inscrite
    dimanche 9 décembre 2007 17h57
    non à l´intox
    « juste pour dire que je suis bien d´accord avec les messieurs Nadeau, Charbonneau et ceux que j´oublies...

    Le devoir va-t-il finir par nous répondre???

    dire qu´il y a des gens qui achètent le Devoir tous les jours!!! je les plains...

    je suis vraiment déçue »

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