jeudi 26 novembre 2009 Dernière mise à jour 17h21


Chercher

Inscrivez-vous (gratuit)
Mot de passe oublié?
Abonné papier? Connexion
S'abonner au Devoir
Publicité

Venezuela - Chávez reconnaît avoir perdu une bataille, mais pas la guerre

Claude Lévesque   4 décembre 2007  Amérique Latine
Des partisans du NON au référendum vénézuélien ont célébré avec enthousiasme la victoire de dimanche.
Photo : Agence Reuters
Des partisans du NON au référendum vénézuélien ont célébré avec enthousiasme la victoire de dimanche.
Le Conseil électoral vénézuélien a finalement annoncé, aux petites heures hier matin, la défaite du projet de réforme «socialiste» de la Constitution proposé par le président Hugo Chávez.

Ce dernier a rapidement reconnu la courte victoire du camp du «non», qui a obtenu 50,7 % des voix contre 49,3 %, lors du référendum tenu dimanche. Ce résultat, qui a surpris plusieurs observateurs au regard des sondages de sortie des urnes, constitue le premier revers électoral subi par le chef de l'État vénézuélien depuis son accession à la présidence en décembre 1998.

Chávez n'en a pas moins promis de poursuivre «la bataille pour le socialisme», ajoutant que les changements projetés avaient échoué «pour l'instant» mais qu'ils étaient «toujours vivants».

Parmi les réformes constitutionnelles proposées figurait l'abolition de l'article qui limite le nombre de mandats que peut remplir un président. D'autres changements auraient eu pour effet de renforcer le pouvoir de la présidence, en permettent notamment au titulaire de gouverner par décret en matière économique, de créer de nouvelles provinces placées sous son autorité et de mettre fin à l'indépendance de la banque centrale.

69 amendements

Le référendum portait sur pas moins de 69 amendements. Certains d'entre eux étaient par ailleurs susceptibles de séduire les classes populaires qui constituent les principaux soutiens d'Hugo Chávez. Ainsi, il était proposé d'étendre la protection sociale aux travailleurs de l'économie informelle, de renforcer les conseils communautaires locaux et de réduire la semaine de travail.

M. Chávez a implicitement laissé entendre qu'il pourrait tenter de revenir à la charge avant la fin de son présent mandat à la présidence, qui ne se termine qu'en 2012. Il a ainsi prévenu hier que la «victoire à la Pyrrhus» de l'opposition n'allait pas le «faire changer d'une virgule». S'il poursuit dans cette voie, le président vénézuélien ne serait pas le premier chef d'État du continent à changer la constitution de son pays afin de s'accrocher au pouvoir: Cardoso au Brésil, Menem en Argentine et Fujimori au Pérou l'ont fait avant lui.

Une surprise

Le revers subi dimanche par Hugo Chávez est une surprise parce que lui-même et ses partisans avaient jusqu'ici accumulé les succès électoraux, mais aussi parce que le président contrôle les principaux leviers du pouvoir.

Après sa réélection en décembre 2006, Hugo Chávez, au lieu d'ouvrir un dialogue avec l'opposition comme il l'avait laissé entendre dans un premier temps, a multiplié les initiatives qui ont froissé l'opposition et même aliéné certains de ses partisans: nationalisations des hydrocarbures, principales sources de devises de l'État vénézuélien, et des principaux services publics, mais surtout les mesures prises à l'encontre des médias privés.

Ce qui faisait dire hier au journal Le Monde que «les Vénézuéliens ont sans doute rejeté la tentation du pouvoir personnel sans limite ni contrepoids», mais aussi une «révolution» qui ne fait plus recette en Amérique latine.

«Tout ce que les gens veulent, c'est un toit et de quoi manger, pas un modèle collectiviste. Ici, la société est très attachée à la culture de consommation américaine», a commenté pour sa part un politologue vénézuélien cité par l'Agence France-Presse.

Trop tôt

Il est probablement trop tôt pour dire si vraiment le soutien des classes populaires a fait défaut à Hugo Chávez dimanche. Le taux de participation relativement bas (56 % des électeurs inscrits) a pu nuire aux partisans du «oui», mais il est difficile de déterminer dans quelle mesure cela a pu jouer.

«Peut-être [Hugo Chávez] n'a-t-il pas fait sortir le vote parce qu'il était trop confiant de l'emporter», a commenté Graciela Ducatenzeiler, politologue à l'Université de Montréal.

Il est certain que ce revers portera atteinte au prestige du leader «bolivarien», sinon au Venezuela, du moins sur la scène internationale.

«N'ayant plus la même crédibilité à l'intérieur, il ne pourra plus prétendre s'ériger en leader de la gauche en Amérique latine, surtout auprès des leaders de gauche ou centre gauche qui, sans être des compagnons de route, avaient pour lui un certain respect, même si c'était un respect intéressé», croit Graciela Ducatenzeiler.

Interventions contestées

Certaines de ses interventions récentes ont sans doute déplu à ses alliés du continent, notamment les insultes proférées contre Juan Carlos, roi d'Espagne, respecté en Amérique latine. «Même s'il est perçu comme un banquier en Amérique latine, sa prétention de se convertir en porte-parole contre l'"impérialisme" est trop grande compte tenu de la taille du Venezuela», ajoute Mme Ducatenzeiler.

Selon le politologue Philip Oxhorn de l'université McGill, ce revers ne l'affaiblira pas trop, puisqu'il exerce déjà un fort contrôle sur le gouvernement et l'assemblée législative. «Mais ce devrait être un fort avertissement. Le socialisme du XXIe siècle devra tenir compte des valeurs démocratiques comme le droit d'association et la liberté d'expression», croit ce spécialiste.

Les dommages du référendum de dimanche sur le prestige de Chávez seront probablement plus importants à l'étranger qu'au Venezuela. «C'est plus facile pour l'opposition de battre Chávez dans un référendum qu'à une élection puisqu'elle ne dispose pas d'organisation assez forte. L'opposition est très éclatée, et il faut rappeler qu'une partie de cette opposition est aussi autoritaire que Chávez», note Graciela Ducatenzeiler.

Son refus de renouveler en mai la licence de la plus ancienne chaîne de télévision Radio Caracas Television pour son soutien au coup d'État avorté contre lui en 2002 a fait naître le mouvement étudiant, qui est devenu un symbole de la contestation contre une «dictature à la cubaine», estimait hier l'AFP. Le président vénézuélien s'est également attaqué à plusieurs stations de radio populaires auprès des étudiants.

Une nouvelle force

«Les étudiants constituent une nouvelle force, qui n'est pas une opposition de droite. L'opposition pourrait commencer à s'organiser», croit Graciela Ducatenzeiler.

«Chávez était l'homme des grands projets, mais il a moins bien réussi lorsqu'il s'agissait de mesures concrètes, comme la lutte contre l'inflation et la lutte contre la criminalité, qui affectent les citoyens dans leur quotidien, note par ailleurs Philip Oxhorn. Il a perdu une partie de sa mystique, mais cela aura plus d'effet sur sa réputation internationale qu'à l'intérieur.»

À Washington, la Maison-Blanche s'est discrètement réjouie du rejet de la réforme Chávez, qui est depuis longtemps considéré comme sa bête noire en Amérique latine. Les Vénézuéliens ont «exprimé leur opinion, ils ont voté contre les réformes que Hugo Chávez avait recommandées, et je crois que c'est de bon augure», a dit la porte-parole du président Bush, Dana Perino.

***

Avec Reuters et l'Agence France-Presse
Des partisans du NON au référendum vénézuélien ont célébré avec enthousiasme la victoire de dimanche. Hugo Chávez, hier, après sa défaite au référendum de dimanche.
 






Envoyer
Fermer

Haut de la page
Cet article vous intéresse?
Partager
Digg Facebook Twitter Delicious
 

Vos réactions

Triez : afficher les commentaires 
  • Normand Chaput
    Abonné
    mardi 4 décembre 2007 00h04
    trop fort casse pas comme dirait Duplessis
    « Je dois reconnaitre que, cette fois-ci, il est allé trop loin. Il faut reconnaitre la sagesse du peuple qui n'est pas allé voter. Bel exercice de démocratie par l'abstention. »

  • Jasette
    Abonné
    mardi 4 décembre 2007 00h37
    Chavez a des leçons à tirer de sa défaite.
    « J'ai écouté un documentaire intéressant sur Chavez, récemment.Il est au commande du Vénézuela. Il semble savoir ce qu'il veut. Après la bataille qu'il vient de perdre dimanche et son attitude face à cette défaite, tout porte à croire qu'il a bel et bien choisi la voie de la démocratie, et ce n'est pas nécessairement la plus facile pour quelqu'un qui semble savoir ce qu'il veut.

    Je pense que Chavez est assez intelligent pour tirer avantage de la valse hésitation de la démocratie par rapport à ses intentions. En démocratie, la formule gagnante est de durer beaucoup plus que de parvenir à ses fins.

    De toute façon, c'est peut-être pas si clair que Chavez peut penser concernant ce la société qu'il cherche à bâtir. Par conséquent, c'est tout à son honneur de ne pas céder à la tentation de la dictature. »

  • Serge Charbonneau
    Abonné
    mardi 4 décembre 2007 05h18
    Information - opinion - impression - En 22 points
    « Sans relâche!

    M. Lévesque nous apporte une série d'opinions, de gens défavorables à ce vulgaire Chávez.

    Il faut lire son texte et noter si les points soulevés sont des opinions ou de l'information.


    1er point: Défaite de la réforme proposée par Chávez. INFORMATION

    2e point: Chávez admet sa défaite à 50.7 contre 49.3%. INFORMATION

    3e point: Surprise des observateurs et 1er revers de Chávez. INFORMATION

    4e point: Chávez promet de poursuivre la bataille INFORMATION-OPINION
    «Chávez n'en a pas moins promis de poursuivre ...avaient échoué «pour l'instant» mais qu'ils étaient «toujours vivants». Je classe ici ce point en information-opinion, c'est-à-dire une déclaration véridique, mais aménagée par une tournure de texte qui suggère que Chávez n'admet pas sa défaite et continue sa lutte "illégitime". «n'en a pas moins» aurait pu être "a promis" ce qui reste neutre, tandis que la manière de dire de «n'en a pas moins», suggère la contradiction et la manigance. En mettant «pour l'instant» entre guillemets et bien en évidence ainsi que «toujours vivants». On continue à suggérer que ce méchant, même battu, ne lâche pas prise. Ici, le texte vous suggère un sentiment. Il inculque le sentiment d'illégitimité de Chávez. Pourtant, depuis toujours, tous politiciens défaits, commentent les résultats avec les mêmes arguments, c'est-à-dire, qu'ils ne baisseront pas les bras et qu'ils continueront leur lutte. C'est tout à fait naturel et normal. On se souviendra (tout le monde s'en souvient) de René Lévesque, le soir du référendum qui déclarait: si je vous ai bien compris: ce sera pour une prochaine fois! Il ne baissait pas les bras et jurait de poursuivre la lutte. Nous avions alors le sentiment de l'homme juste, fidèle à ses idéaux et ne renonçant pas devant les embûches.

    5e point: Survol très fragmentaire des enjeux de la réforme proposée. INFORMATION-OPINION
    Information-opinion, parce qu'on ne relève que les articles canon, qui sont vus négativement et sans explication autre que l'effet négatif "cliché" qu'ils produisent. C'est de la lutte d'opinion élémentaire, qui consiste à ne pas trop approfondir l'argumentation au risque de glisser vers l'autre option qui pourrait conclure: "oui de ce point de vue, vous avez raison". En restant bien en surface et en appliquant le cliché sans réflexion, la condamnation demeure intacte et l'objectif de dénigrement est atteint.

    6e point: Le nombre d'amendements. INFORMATION-OPINION
    «Le référendum portait sur pas moins de 69 amendements». Si le texte, avait été: «Le référendum portait sur 69 amendements», nous aurions été dans la catégorie INFORMATION, mais le «pas moins de» suggère une exagération, et encore une fois un abus de Chávez. «pas moins de», vous ressentez clairement, l'abus qui est condamnable.

    7e point: Les points positifs dénigrés:
    «Certains amendements susceptibles de séduire les classes populaires ... d'étendre la protection sociale..., de renforcer les conseils communautaires et de réduire la semaine de travail» INFORMATION-OPINION
    «séduire les classes populaires qui constituent les principaux soutiens d'Hugo Chávez» C'est ici, que l'on fait basculer les articles positifs en intentions malveillantes comme celle d'achat du vote de ce peuple manipulé. On suggère que Chávez se fout littéralement de la population et a inclus ces amendements positifs, uniquement pour s'assurer de l'appui populaire. Avec cette tournure de texte, on en ressort avec la conviction de l'extraordinaire capacité politicostratégique de Chávez qui inclut habilement ces concepts pour endormir les gens et non pas pour améliorer leur condition. Malgré quelques articles positifs, Chávez demeure un crosseur.

    8e point: On revient à la charge sur le point que Chávez malgré sa défaite (moins de 1% comme défaite, quand même, il faut avouer que sa défaite n'est quand même pas catégorique, imaginons les arguments médiatiques pour dénigrer une victoire du SI, par la même marge!), persiste à vouloir continuer son combat: «M. Chávez a implicitement laissé entendre qu'il pourrait tenter de revenir à la charge avant la fin de son présent mandat à la présidence». INFORMATION-OPINION
    Ici, on lance, comme si c'était une révélation terrible que Chávez dit vouloir continue sa lutte, comme tous ceux qui gardent leurs convictions malgré les embûches du parcours.
    L'ajout de «a implicitement laissé entendre» ne laisse d'autre alternative que de rester bouche bée devant cette révélation fracassante, et nous oblige à conclure: "Tabarnouche, il ne lâche pas, l'écoeurant !" Le but est encore une fois atteint.

    9e point: On associe Chávez à Cardoso au Brésil, Menem en Argentine et Fujimori au Pérou DÉSINFORMATION-MANIPULATION DE L'OPINION
    Qui sont donc Cardoso, Menem et Fujimori?
    Fernando Henrique Cardoso: Un néo-libéral qui privatisa plusieurs entreprises publiques et qui avait recours de façon récurrente, aux financements du FMI. Pendant ses mandats, la corruption a été florissante.
    Carlos Menem: Néo-libéral lui aussi, qui privatisa les sociétés publiques et fit vivre à l'Argentine sa pire crise monétaire. On l'accusat de corruption. En 2001 il a été arrêté pour trafic d'armes.
    Alberto Fujimori: Le 5 avril 1992, Fujimori renversa son propre gouvernement le gouvernement de George Bush reconnut officiellement Fujimori comme chef légitime du Pérou. Les États-Unis et l'OEA acceptèrent le coup malgré le non-respect des règles démocratiques. Fujimori a fuit le pays en novembre 2000 pour le Japon. En voyage au Chili, il a été arrêté le 7 novembre 2005. Fujimori est accusé d'avoir entraîné l'arrestation et l'assassinat de milliers de Péruviens innocents.
    Trois crapules, délibérément associées à Chávez. Ici, nous avons une nette tentative de manipulation de l'opinion. La réputation de ces crapules corrompues et néo-libérales, n'est plus à faire, y associé Chávez qui est à l'opposé du néo-libéralisme est faire preuve de manipulation délibérée de l'opinion. Jusqu'ici, Chávez n'a que posé des gestes totalement transparents et totalement favorables à l'ensemble de la population vénézuélienne. Il ne ressemble en rien aux crapules que sont Cardoso, Menem et Fujimori.

    10e point: La surprise que malgré que Chávez contrôle tout, il a été défait! MANIPULATION DE L'OPINION
    «le président contrôle les principaux leviers du pouvoir» Cette constatation sans nuance est une information fragmentaire qui s'apparente à extraire une phrase d'un discours pour l'utiliser de façon hors contexte afin de démontrer un élément faux. Le pouvoir populaire existe et est en construction. Le référendum en est une preuve, Chávez ne va pas aller de l'avant parce qu'il respecte le choix populaire. «le président contrôle les principaux leviers du pouvoir» est hors contexte, parce que cette constatation ne tient pas compte de la réalité de la corruption. Le Venezuela, comme tous les pays contrôlés par des intérêts étrangers, est infecté par la corruption depuis 40 ans de simili démocratie. La corruption existe de père en fils depuis des générations. Le seul moyen de changer les choses et de lutter contre cette corruption endémique, est de contrôler au maximum les secteurs vitaux du pays pour enrayer la corruption qui l'habite depuis des décennies. C'est une réalité bien difficile à saisir, ici, nous qui n'avons pas eu de corruption politique "évidente" et néfaste pour la bonne marche de notre pays. Au Venezuela, c'est une autre histoire. Sans un minimum d'autoritarisme et de contrôle, aucune réforme n'est possible. L'oligarchie contrôle depuis des lustres l'ensemble des secteurs stratégiques, économiques et politiques du pays.

    11e point: La non-volonté de Chávez d'ouvrir un dialogue avec l'opposition. DÉSINFORMATION
    L'opposition au Venezuela a toujours refusé tout dialogue avec Chávez. Chávez a tenté à plusieurs reprises de discuter avec le patronat, les entrepreneurs afin d'obtenir une coopération pour relancer l'économie, mais en vain. Chávez a dû relancer seul l'ensemble de l'économie mis au plancher par l'entreprise privée. Sans l'outil pétrolier, jamais Chávez n'aurait pu faire survivre son gouvernement. L'économie était totalement contrôlée par l'oligarchie et les intérêts étrangers.

    12e point: La mauvaise action des nationalisations. MANIPULATION DE L'OPINION
    Lors de mon passage au Venezuela (séjour de six mois), les Vénézuéliens étaient heureux de me dire: "¡Ahora, el petróleo es de nosotros!" Maintenant, le pétrole est à nous!.
    Rien n'a été plus bénéfique au Venezuela que la nationalisation de cette immense richesse. On le constate partout. Le texte de M. Lévesque nous suggère que ces nationalisations sont condamnables et nuisibles pour le pays. C'est de la désinformation et de la totale manipulation de l'opinion. Rien n'est plus favorable pour un pays que de nationaliser. Il est évident que l'enrichissement des riches pétrolières au Venezuela ne réduisait en rien le taux de pauvreté indécent de ce pays flottant sur l'or noir. Tout comme les autres secteurs nationalisés (électricité, téléphone...), les retombées bénéfiques sont réelles et vitales pour l'enrichissement global du pays. Mettre en doute ce geste salutaire pour le pays est faire preuve de malhonnêteté intellectuelle.

    13e point: La liberté médiatique. DÉSINFORMATION-MANIPULATION DE L'OPINION
    Les journalistes ont la totale liberté au Venezuela. Le non-renouvellement de la licence hertzienne (et non la fermeture RCTV est toujours disponible sur internet http://www.rctv.net/ et sur le câble) est un événement hautement utilisé pour la propagande anti Chávez. Jamais on met en lumière la terrible manipulation de l'opinion publique, les incitations à la violence, la désinformation véhiculée à travers les diffamations constantes et le rôle important que cette station a joué dans le coup d'État d'avril 2002. À Québec, nous n'avons pas renouvellé la licence de la station de Jeff Filion pour beaucoup moins. Il est malheureux que les gens ne comprennent pas suffisamment l'espagnol pour s'intéresser davantage aux médias privés vénézuéliens. Les écouter, les lire, c'est comprendre pourquoi Chávez les fustige. Ici, tous ces médias privés seraient poursuivis en justice pour diffamations et incitation à la violence.

    14e point: On présume de ce que pensent les Vénézuéliens MANIPULATION DE L'OPINION «Tout ce que les gens veulent, c'est un toit et de quoi manger, pas un modèle collectiviste» une opinion qui affirme, mais qui n'est en rien un fait.

    15e point: Conséquence des résultats MANIPULATION DE L'OPINION
    «Il est certain que ce revers portera atteinte au prestige du leader «bolivarien», sinon au Venezuela» Grossière opinion: «Il est certain», on veut nous imposer qu'il est certain. Je pourrais tout aussi bien dire: «Il est certain d'admettre sa défaite contribuera au prestige du Président «bolivarien» et même Venezuela en entier». C'est une opinion. Ceux qui affirment des certitudes pour le futur sont des fumistes ou des manipulateurs.

    16e point: Miner la crédibilité de Chávez. MANIPULATION DE L'OPINION
    «N'ayant plus la même crédibilité à l'intérieur, il ne pourra plus prétendre s'ériger en leader de la gauche en Amérique latine» présomption, opinion, qui ne repose sur rien d'incontestable. On nous oriente vers un futur que l'on espère.

    17e point: Son arrogance envers les anciens colonisateurs espagnols: OPINION
    «Certaines de ses interventions récentes ont sans doute déplu à ses alliés du continent»
    Une opinion nullement démontrée. On peut même fortement douter que ses propos du colonisé qui se rebelle aient déplu à une majorité de Sud-Américains. Il aurait été plus juste de dire: «peut-être déplu», car rien n'est moins sûr.

    18e point: Les valeurs du socialisme du XXI siècles: DÉSINFORMATION-MANIPULATION DE L'OPINION
    « Le socialisme du XXIe siècle devra tenir compte des valeurs démocratiques comme le droit d'association et la liberté d'expression». Ici, on suggère que le socialisme mis de l'avant par Chávez, ne tient pas compte des valeurs démocratiques, interdit le droit d'association et la liberté d'expression. C'est de la pure manipulation de l'opinion. On peut ressortir le cas RCTV qui sert allègrement pour démontrer le bâillonnement médiatique, mais il faut retourner au point 13. La liberté d'expression et d'association existe et est garantie par la constitution.

    19e point: Conséquence des résultats prise 2: MANIPULATION DE L'OPINION
    «Les dommages du référendum de dimanche sur le prestige de Chávez seront probablement plus importants à l'étranger qu'au Venezuela». Totale manipulation d'opinion: «Les dommages du référendum» Je laisse les lecteurs constater par eux-mêmes si le prestige de Chávez a été endommagé par le résultat référendaire.

    20e point: Le mouvement étudiant. INFORMATION PARTIELLE.
    Les étudiants ne font pas plus un bloc unanime que la population en général. La division en milieu étudiant est exacte comme la division dans l'ensemble de la société. Les universités privées où les étudiants proviennent des classes aisées sont totalement contre Chávez et les universités publiques où les étudiants sont de milieux moins favorisés sont totalement pour Chávez. La lutte des classes est la même dans tous les secteurs de la société. D'affirmer que les étudiants sont unanimement contre Chávez est de la pure désinformation. Je peux transmettre, à qui le veut, des photos récentes de gigantesques manifs étudiantes pro-Chávez.
    Ce paragraphe qui parle du mouvement étudiant, qui est devenu un symbole de la contestation contre une «dictature à la cubaine», n'a pour but que de peaufiner l'image de dictateur de Chávez. C'est encore une fois, une subtile manipulation médiatique.
    On dit aussi que le président vénézuélien s'est attaqué à plusieurs stations de radio populaires auprès des étudiants, mais sans donner de précisions vérifiables, ce qui s'apparente à de la désinformation.

    21e point: Les classiques "échecs" du président à démolir. DÉSINFORMATION-MANIPULATION DE L'OPINION
    «Chávez a moins bien réussi la lutte contre l'inflation et la lutte contre la criminalité, qui affectent les citoyens dans leur quotidien». Il est bien vrai que la criminalité affecte les citoyens dans leur quotidien, mais, il est plus facile d'analyser dans son bureau que de régler rapidement ce problème sur le terrain. La criminalité majeure est en fait de la délinquance engendrée par la pauvreté. En continuant à réduire la pauvreté, le problème de criminalité devrait s'atténuer peu à peu. Je crois que personne ne pourrait régler rapidement ce problème.
    Pour l'inflation: elle a atteint 17% en 2006. C'est assez élevé, mais, il faut signaler qu'une inflation à deux chiffres dans un pays en développement n'est pas comparable à un taux équivalent, dans un pays "développé" comme le nôtre. L'inflation au Venezuela était beaucoup plus élevée avant l'arrivée de Chávez. Elle était de 36% en 1998 et même de 100% en 1996. On peut donc noter diminution continue depuis la prise en main de l'économie par le gouvernement bolivarien. En février 2003, elle se situait à 40% et a diminué d'environ 10% par an depuis, pour remonter légèrement récemment, mais, tout en se stabilisant.

    22e point: L'importante opinion de Washington: INFORMATION (sic)
    La réaction de Washington est tellement prévisible qu'il n'est d'aucun intérêt de la rapporter.
    Elle sert toujours à apporter de l'eau au moulin de la manipulation de l'opinion.
    Dans ce cas-ci, on met l'accent sur la victoire du peuple qui a remis Chávez à sa place.
    Si le OUI, l'avait remporté, on se serait dit préoccupé par les anomalies constatées lors du scrutin et on aurait subtilement soutenu (sans le soutenir officiellement) la thèse de la fraude. Washington aurait mis des jours avant de reconnaître le résultat.
    Les journalistes auraient rapporté la réaction de la Maison Blanche comme une grande nouvelle et la crédibilité accordée à ce cirque de manipulation aurait été incontestable.
    Quel journalisme avons-nous!!!!


    En faisant un survol des points, on s'aperçoit rapidement que l'information pure est peu présente. 3 points seulement sur 22.
    Beaucoup de désinformation. Je ne vous conseille pas de prendre mes dires sans vérification. Je suggère à tous de lire de lire de lire et de s'informer à diverses sources. Internet est un outil de recherche fantastique. Mais le mieux est d'aller sur place. Une bonne connaissance de l'espagnol est un pré requis. Ce pays est très insécuritaire. La criminalité est bien présente. C'est le pays le plus politisé que je connaisse et un des plus beaux aussi.

    Lorsque l'on finit de lire un texte comme celui de M. Lévesque, il faut se demander ce que l'on a appris, ce que l'on a retenu et surtout quel sentiment nous il nous reste?
    Les textes orientés sur l'opinion, assaisonnés de désinformation, n'ont pour but que d'aiguiller votre impression et non de favoriser votre réflexion.



    Serge Charbonneau
    Québec »

  • Roland Berger
    Abonné
    mardi 4 décembre 2007 08h55
    Merci à Serge Charbonneau !
    « Le commentaire très articulé de Serge Charbonneau fait bien ressortir le travail de sape que les médias nord-américains vendus aux prétendus bienfaits du capitalisme ont opéré à l'encontre de Chavez. Si Chavez était le dictateur que les commentateurs et analystes politiques décrivent allégrement, l'opposition n'aurait pas réussi à lui barrer la route. Fait à noter, Chavez n'a pas cherché à invalider le résultat du référendum en prétendant, comme Chrétien et Dion, qu'une si courte victoire n'avait aucune légitimité. 50 % + 1 semble donc une règle démocratique valable hors Canada, même pour des « dictateurs ».
    Roland Berger
    St-Thomas, Ontario »

  • Michel Leclaire
    Abonné
    mardi 4 décembre 2007 09h14
    @M. Lévesque et @ M.Serge Charbonneau
    « Je suis fort déçu et attristé de voir (plutôt de lire) que le seul journal que je pensais vraiment indépendant au Québec est rendu à défendre et servir « Les Paul Desmarais de ce monde ».

    M.Lévesque où vous êtes ignorant ou bien malhonnête. Les médias étant contrôlés par les multinationales, les grosses corporations et les '' holdings '' ils nous donnent l'information qu'ils veulent bien et plus souvent qu'autrement elle est biaisée. Dans notre monde il n'y a plus de liberté d'expression, surtout chez les membres du G8.
    Une chance qu'il nous reste tout de même « Le monde diplomatique » et l'Internet pour nous permettent de penser et d'analyser les diverses situations de façon indépendante.

    Je pense qu'il est temps pour moi de ne plus perdre mon temps à lire ce genre d'article. Cependant je trouve extrêmement intéressant et beaucoup plus intelligent le commentaire de M.Serge Charbonneau. »

  • Michel Leclaire
    Abonné
    mardi 4 décembre 2007 09h40
    Zeitgeist
    « M. Lévesque, ne s'est t'on pas connu en 1970-73?

    Pour les curieux visionnez donc le documentaire '' Zeitgeist ''. On le trouve sur Internet. »

  • Jasette
    Abonné
    mardi 4 décembre 2007 10h07
    Monsieur Charbonneau, permettez-moi de vous féliciter.
    « Vous parlez de manipulation de l'opinion. Permettez-moi d'expliquer ce que vous voulez dire à ces gens qui lisent les textes au premier niveau. C'est-à-dire ceux qui confondent, en lisant des textes, l'information à l'état pure (en fait, est-ce que ça existe vraiment?) avec l'événement comme tel et ce que l'auteur dudit texte en fait (de l'événement!) pour tenter de manipuler l'opinion du lecteur qui le lit. C'est comme si l'auteur du texte faisait de celui-ci un instrument de propagande politique.

    Maintenant, je vous donne un exemple de manipulation de l'opinion. ! Ça se passe au temps où il y avait le rideau de fer (imaginaire) entre les États-Unis et l'URSS. Un avion américain avait été descendu par les russes dans leur territoire. Les journaux d'ici, en Amérique du Nord, avaient fait état de l'événement. Pour être bref, on lisait que l'avion américain était rempli de civil, qu'il s'était identifié correctement auprès des autorités russes et que, malgré cela, les russes avaient abattu celui-ci sans vergogne.

    Tandis que les russes dans leur pays répétaient que l'avion n'avait pas voulu s'identifier, que ce n'était pas des voyageurs mais plutôt des espions qui se trouvaient dedans. Et c'est pourquoi les russes avaient décidé de le descendre. Rare sont les journaux américains qui avaient fait état de la version russe de cet événement.

    Bref, pour simplifier, on lisait dans la plupart des journaux américains que les russes étaient les méchants qui avaient abattu l'avion américain même s'il avait fait patte de velours pour que tout se passe bien. On cherchait donc à faire que l'opinion des américains verse, penche du côté des bons américains.

    Mais, le hasard de l'histoire vient parfois mélanger les cartes. Un jour, un avion russe dans le territoire américain fût abattu par les américains dans un contexte qui ressemblait à l'événement précédent, mais dans son contraire. Que pensez-vous qu'il se produisit quant à la description de cet "accident" par les américains lorsqu'on en avait parlé dans les journaux? C'est simple! L'avion russe n'avait pas voulu s'identifier, il était rempli d'espions russes et, en dernier recours, on l'avait abattu pour protéger les États-Unis d'Amérique.

    C'est un peu ce qui se passe avec Chavez au Venezuela. Chavez n'est pas très sympathique auprès des américains quant à la politique sociale de celui-ci. Les américains ne peuvent pas faire ce qu'ils veulent de Chavez, vu que le Venezuela les fournit les États-Unis en pétrole et la dépendance de ces derniers en pétrole. En attendant, les journaux américains s'occupent parfois de faire pencher l'opinion du côté hollywoodien des États-Unis. Pour préparer d'avance le terrain que Chavez, s'il perd son pouvoir au Venezuela un jour, n'est en fait qu'un terrible méchant socialiste qui a eu ce qu'il mérite. C'est ça manipulé l'opinion!

    Ce que les journalistes ne savent pas toujours cependant, c'est que le rideau de fer est bel et bien tombé et qu'il faut maintenant utiliser une autre grille d'analyse que celle qu'on utilisait à cette époque. Avec la mondialisation, ce que les gens ordinaires comprennent de plus en plus à présent, c'est que le capitalisme est devenu progressivement une forme de socialisme à l'envers qui prend de plus en plus de place; et cela bien malheureusement au détriment des populations. Mon souhait de rêveur, c'est que Chavez, à sa façon, voudrait peut-être faire contre poids à tout cela. Pour qu'il y ait plus de justice et d'équité dans ce bas monde. »

  • loiselet
    Abonné
    mardi 4 décembre 2007 10h53
    @Serge Charbonneau
    « Que voilà une bonne et longue gauche dans les gencives du pauvre M.Lévesque! On applaudit! Et l'on se considère chanceux d'avoir un bon "ring side" avec Le Devoir qui devrait, quand même, publier certaines lettres bien appuyées et senties dans son officielle Opinion du lecteur(mais pas dans les pages sportives). Comme M.Berger, M.Charbonneau a plusieurs KO à son actif en faveur des peuples. »

  • Jerome Camus
    Inscrit
    mardi 4 décembre 2007 14h25
    Un instant...
    « L'information a l'état pur est un concept relatif. La distinction sémantique entre donnée et information n'est pas à ignorer.

    Parfois, des deux côtés de la clôture, on attaque l'information en brouillant les pistes de l'information. Soyons honnêtes, il est difficile de faire de l'info sans opinion.

    Je prends un exemple chéri par M. Charbonneau: "Le référendum portait sur pas moins de 69 amendements". Pas moins. C'est indicatif, c'est vrai. Mais, comme clef de lecture la simple donnée de 69 amendements à une constitution par voie référendaire est symptomatique de vouloir passer plein de trucs cachés derrière d'autres. Coup classique. Certes, il n'existe pas de moyen parfait. Le contraire, les 'propositions' aux votes américains parfois atteignent des chiffres ridicules, au point de décourager la participation. Mais c'est tout de même plus participatif dans ce dernier cas.

    Donc, de présenter le plébiscite (mot choisi avec grand poids) avec le qualificatif 'pas moins de' passe outre la donnée et fourni une certaine information. J'aurai préféré un commentaire plus directe, mais tout de même... à nous de développper nos clefs de lecture.

    Ceci étant dit, l'exercice de M. Charbonneau est très pertinent et sain pour la démocratie. (ma pensé personelle: Chavez serait-il tout aussi bon joueur?) Et la fait de pouvoir les publier directement associer au journal est tout aussi sain. »

  • Serge Charbonneau
    Abonné
    mardi 4 décembre 2007 16h38
    L'avion bien réel de M. Morissette
    « Merci M. Morissette, votre exemple de l'avion est très clair et simple à comprendre.
    De plus, c'est la réalité.

    Une réalité qui se vit quotidiennement. Ce ne sont pas toujours des avions, mais peu importe, c'est toujours le même patron qui est suivi.
    Les bons des uns sont les méchants des autres et vice versa. J'écoute présentement M. Brousseau à la radio, qui dit que certains Russes pro Poutine traitent les opposants comme s'ils étaient de la vermine sans s'apercevoir que lui-même parle de Poutine comme s'il était une vermine!

    L'objectivité journalistique est complètement disparue et il est devenu bien difficile de savoir si l'avion que l'on abat contient des passagers ou des espions et si elle s'est bien identifiée ou pas. Tout ce que l'on peut être sûr, si des caméras nous montrent sa carcasse déchiquetée, c'est qu'il a été abattu.

    Les nouvelles de nos journaux occidentaux sont traitées différemment des mêmes nouvelles dans les journaux arabes. Les nouvelles concernant Chavez sont traitées différemment par nos médias ainsi que par les médias vénézuéliens financer par "nos" (sic) intérêts Nord américain et les médias ayant des intérêts latino américains nous les font voir sous un autre angle.

    Nous n'avons qu'à écouter CNN espagnol et écouter TeleSur (le CNN d'Amérique du Sud... certains disent le CNN de Chavez!)

    L'Agence France Presse est une des principales Agences de traitement de l'information mondiale. La ligne de démarcation entre l'axe du bien et celui du mal est très claire dans le traitement des différentes nouvelles en provenance de AFP.

    Tous les journalistes sérieux (sic sic et resic!!) s'y abreuvent!

    Lorsque je vois la provenance AFP, je sais exactement sans même lire la nouvelle qu'elle en sera la conclusion, ou plutôt, le sentiment qu'on m'inculquera.
    S'il s'agit de Birmanie, ce sera une condamnation sans équivoque.
    S'il s'agit de Chavez, ce sera pour dénoncer un de ces mauvais coups.
    S'il s'agit de Musharaff, ce sera pour dire qu'il n'est pas si pire et que la démocratie suit son cours.
    S'il s'agit de Poutine, ce sera pour dire que la dictature est bien active.
    S'il s'agit de Morales, de Correa, de Ortega, ce sera pour dire qu'ils dérivent vers le mal et que la population manifeste et qu'ils mènent leur pays vers la catastrophe économique parce qu'il administre en nul.
    S'il s'agit de Lula, de Bachelet, on dira qu'ils sont différents des durs de la gang à Chavez.
    S'il s'agit de Kirchner et maintenant de la jolie Cristina, on dira que Cristina est avant tout, jolie et que son mari, un peu méchant parce qu'il sourit trop à Chavez, mène le pays par derrière.
    S'il s'agit de Vasquez, on dira qu'il dérive vers le mal.
    S'il s'agit de Uribe, on dira qu'il a raison et que les FARC n'ont pas d'autre droit que d'être une guérilla et qu'il est hors de question que des terroristes se présentent à des élections.
    S'il s'agit de Garcia ou de Duarte, on dira qu'ils tentent de redresser leur économie et que tout va bien.

    On peut passer la planète entière et on sait à l'avance qu'elle sera notre sentiment à la fin de l'article.
    Toutes les conclusions sont connues et pourraient être répertoriées.

    Dites-moi où l'avion a été abattu et quel journal en parle, et je vous dirai si l'article affirme que c'était des espions ou des passagers.


    Merci pour l'exemple.

    Toute affirmation doit être mise en doute et vérifiée (les miennes inclus).

    Les bibliothèques publiques regorgent de livres savants pour faire des recherches, internet est un outil extraordinaire et facile, mais il est aussi source de désinformation. On ne doit jamais se fier à un seul site.
    Il est souhaitable que les gens cessent de prendre l'opinion des brillants éditorialistes et chroniqueurs comme s'ils étaient atteints de la vérité papale. On doit vérifier leurs dires et surtout bien distinguer l'information et l'opinion, tout en étant bien conscient du sentiment qu'ils font germer en nous.
    L'assurance avec laquelle ces spécialistes de l'information gerbent leurs calembredaines est déconcertante.


    Serge Charbonneau
    Québec


    P.S.: Merci à ceux qui ont apprécié mon commentaire et aux autres, merci de m'avoir au moins lu (malgré mes fautes d'orthographe et mes mots oubliés! J'ai fait "Enter" avant de me relire!) »

  • Serge Charbonneau
    Abonné
    mardi 4 décembre 2007 19h45
    L'instant de M. Camus
    « Vous avez bien raison, M. Camus, d'avoir accroché sur ce mot: "pur"

    L'information "pure"!

    Je cherchais rapidement un qualificatif à information, comme pour éclaircir la catégorie "information" et bang! le terme "pure" met venu!
    Ç'aurait bien pu être: objective, vérifiable, factuelle,... je trouve difficile de trouver le terme adéquat. Il y a tant de types d'information et de désinformation...!

    L'information, "pure"(disons) nous transmet en général les données.
    Le brouillage de l'information est un art. Fausse information, opinion déguisée en information, information cachée...

    Je maintiens que mon exemple que vous jugez comme étant mon exemple chéri: le "pas moins de" implique un jugement et je considère qu'un journaliste devrait éviter d'apporter des jugements. Bien sûr, il y a le texte "éditorial" qui permet au journaliste d'exprimer son opinion.

    Si nous sommes informés qu'il y a 69 amendements, on peut y ajouter le qualificatif que l'on veut: Tabarnouche! 69 amendements!
    Wow! rien de moins que 69 amendements
    ou Bah! 69 amendements, s'il veut vraiment changer les choses...
    69 amendements... tu vois bien qu'il veut passer plein de trucs cachés derrière d'autres!

    Je crois que chaque personne est capable de se faire une opinion!

    Et, je partage entièrement votre opinion, sur la démocratisation de l'information que nous offre Le Devoir, en publiant nos commentaires.


    Serge Charbonneau
    Québec »

Déjà inscrit? Ajoutez votre commentaire ci-dessous

    Connexion




Cet article vous intéresse?
11 réactions
0 votes
 
Mots-clés de l'article
Recherche complète sur le même sujet


Abonnez-vous pour recevoir nos Infolettres par courriel
Choisir mes
infolettres
Publicité

Les blogues du devoir

Vos commentaires

 
Recherche



Exemples de recherche :
Robert Sansfaçon
"directeur général des élections"

S'abonner au Devoir
Abonnez-vous au journal papier Le Devoir ou à la version Internet.
Publicité
Vous souhaitez annoncer dans Le Devoir, contactez le service de publicité.

» En savoir plus
© Le Devoir 2002-2009