Jusqu'à 200 morts dans l'écrasement d'un Airbus A320 à São Paulo - La piste est-elle sécuritaire?
19 juillet 2007
Amérique Latine
Photo : Agence Reuters
Une grue enlève des débris l’un des trains d’atterrissage de l’appareil.
São Paulo — Le Brésil était hier sous le choc de la plus grande catastrophe aérienne de son histoire après l'annonce de la mort des 186 passagers d'un Airbus A320 de la compagnie TAM qui s'est écrasé mardi soir contre un bâtiment après avoir dérapé sur la piste inondée de l'aéroport Congonhas à São Paulo.
Le président de la TAM a confirmé officiellement hier qu'il n'y avait «pas de survivants» parmi les passagers et l'équipage de l'appareil carbonisé par l'incendie déclenché par le choc.
Marco Antonio Bologna a précisé qu'il y avait 162 passagers, six membres d'équipage et 18 employés de TAM à bord de l'A320.
Mais l'accident pourrait avoir fait 200 morts, car de nombreux employés étaient présents dans le bâtiment de TAM Express, la filiale fret de TAM, percuté par l'appareil.
Hier après-midi, trois morts avaient été retrouvés dans le bâtiment. Cinq personnes sont toujours portées disparues et onze ont été hospitalisées pour des blessures, a poursuivi M. BolognaÀ 17h30 GMT hier, les autorités ont annoncé que 165 corps avaient été retrouvés sur le site de l'accident.
Le département de la Sécurité publique de São Paulo a déclaré à l'AFP que 162 corps avaient été dégagés des débris de l'appareil et que trois personnes étaient décédées à l'hôpital.
Le ministre de la Justice, Tarso Genro, a ordonné hier à la police fédérale de diligenter une enquête pour déterminer si la piste principale de l'aéroport de Congonhas respectait les normes de sécurité.
La presse et les spécialistes se sont rapidement interrogés sur la sécurité de Congonhas, aéroport en plein centre de São Paulo réservé aux vols intérieurs mais qui connaît le plus intense trafic aérien de l'Amérique latine avec une moyenne de 630 atterrissages et décollages quotidiens.
La veille encore, un avion de la compagnie Pantanal, avec 21 passagers à bord, avait dérapé sur la même piste avant de s'arrêter sur le gazon avec deux pneus éclatés.
La piste principale de Congonhas avait été rouverte au trafic aérien le 29 juin dernier, après 45 jours de travaux de rénovation. Selon Infraero, qui administre les aéroports brésiliens, la piste de Congonhas pouvait être utilisée, même si elle ne comportait pas encore un système de rainures («grooving») permettant une meilleure évacuation de l'eau en cas de pluies et une meilleure adhérence des pneus.
Le vol 3054 de la TAM avait quitté Porto Alegre (sud) à 17h16 (20h16 GMT) et a dérapé à 18h50 sur la piste détrempée.
L'avion est sorti de piste, a traversé une avenue attenante en rase-mottes et a heurté de plein fouet le bâtiment de TAM Express. Des témoins ont fait état de plusieurs explosions. L'appareil a entièrement disparu à l'intérieur de l'édifice. Seule la queue de l'avion était visible de l'extérieur.
Le président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva avait décrété mardi soir un deuil de trois jours. «Toutes les enquêtes nécessaires seront menées pour éclaircir les causes de cette horrible tragédie», a-t-il assuré.
Les États-Unis et l'Allemagne ont présenté hier leurs condoléances aux Brésiliens. Benoît XVI a également exprimé ses condoléances. Le pape s'était rendu à São Paulo en mai dernier.
Le président français Nicolas Sarkozy a assuré quant à lui la «solidarité de la France».
L'accident survient onze mois après celui d'un Boeing 737 de la compagnie brésilienne Gol, qui s'était écrasé dans l'État du Mato Grosso (centre ouest) après un accrochage en vol avec un jet privé, faisant 154 morts.
Le président de la TAM a confirmé officiellement hier qu'il n'y avait «pas de survivants» parmi les passagers et l'équipage de l'appareil carbonisé par l'incendie déclenché par le choc.
Marco Antonio Bologna a précisé qu'il y avait 162 passagers, six membres d'équipage et 18 employés de TAM à bord de l'A320.
Mais l'accident pourrait avoir fait 200 morts, car de nombreux employés étaient présents dans le bâtiment de TAM Express, la filiale fret de TAM, percuté par l'appareil.
Hier après-midi, trois morts avaient été retrouvés dans le bâtiment. Cinq personnes sont toujours portées disparues et onze ont été hospitalisées pour des blessures, a poursuivi M. BolognaÀ 17h30 GMT hier, les autorités ont annoncé que 165 corps avaient été retrouvés sur le site de l'accident.
Le département de la Sécurité publique de São Paulo a déclaré à l'AFP que 162 corps avaient été dégagés des débris de l'appareil et que trois personnes étaient décédées à l'hôpital.
Le ministre de la Justice, Tarso Genro, a ordonné hier à la police fédérale de diligenter une enquête pour déterminer si la piste principale de l'aéroport de Congonhas respectait les normes de sécurité.
La presse et les spécialistes se sont rapidement interrogés sur la sécurité de Congonhas, aéroport en plein centre de São Paulo réservé aux vols intérieurs mais qui connaît le plus intense trafic aérien de l'Amérique latine avec une moyenne de 630 atterrissages et décollages quotidiens.
La veille encore, un avion de la compagnie Pantanal, avec 21 passagers à bord, avait dérapé sur la même piste avant de s'arrêter sur le gazon avec deux pneus éclatés.
La piste principale de Congonhas avait été rouverte au trafic aérien le 29 juin dernier, après 45 jours de travaux de rénovation. Selon Infraero, qui administre les aéroports brésiliens, la piste de Congonhas pouvait être utilisée, même si elle ne comportait pas encore un système de rainures («grooving») permettant une meilleure évacuation de l'eau en cas de pluies et une meilleure adhérence des pneus.
Le vol 3054 de la TAM avait quitté Porto Alegre (sud) à 17h16 (20h16 GMT) et a dérapé à 18h50 sur la piste détrempée.
L'avion est sorti de piste, a traversé une avenue attenante en rase-mottes et a heurté de plein fouet le bâtiment de TAM Express. Des témoins ont fait état de plusieurs explosions. L'appareil a entièrement disparu à l'intérieur de l'édifice. Seule la queue de l'avion était visible de l'extérieur.
Le président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva avait décrété mardi soir un deuil de trois jours. «Toutes les enquêtes nécessaires seront menées pour éclaircir les causes de cette horrible tragédie», a-t-il assuré.
Les États-Unis et l'Allemagne ont présenté hier leurs condoléances aux Brésiliens. Benoît XVI a également exprimé ses condoléances. Le pape s'était rendu à São Paulo en mai dernier.
Le président français Nicolas Sarkozy a assuré quant à lui la «solidarité de la France».
L'accident survient onze mois après celui d'un Boeing 737 de la compagnie brésilienne Gol, qui s'était écrasé dans l'État du Mato Grosso (centre ouest) après un accrochage en vol avec un jet privé, faisant 154 morts.
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