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Colombie - Les FARC rejettent la «farce» d'Uribe

N/A ZZZN/A   4 juin 2007  Amérique Latine
Bogotà — Les rebelles d'extrême gauche colombiens des FARC ont estimé hier que la décision du président Alvaro Uribe de libérer près de 200 guérilleros emprisonnés dans l'espoir que la guérilla relâche des otages était une «farce».

La proposition d'Uribe de libérer ces rebelles a relancé l'espoir que les FARC (Forces armées révolutionnaires de Colombie) et le gouvernement de Bogotà pourraient accepter un échange de guérilleros emprisonnés contre une soixantaine d'otages, parmi lesquels la Franco-Colombienne Ingrid Betancourt et trois expatriés américains enlevés en 2003. Betancourt a été kidnappée 2002 alors qu'elle était en campagne, sous les couleurs écologistes, pour l'élection présidentielle.

«Les FARC rejettent les fausses promesses de ceux qui cherchent à transformer une revendication nationale en faveur d'un échange en de la propagande, afin de faire oublier les blessures provoquées par les mesures néolibérales et terroristes d'un régime illégal comme celui d'Uribe», ont déclaré les chefs des FARC dans un communiqué.

«L'annonce démagogique d'une libération unilatérale de prisonniers n'a rien à voir avec un échange, qui doit être sanctionné par un accord avec le gouvernement», ont ajouté les FARC, cités par l'agence de presse Anncol, qui publie fréquemment des communiqués de la rébellion.

Les rebelles accusent le chef de l'État de vouloir détourner l'attention d'un scandale dans lequel sont impliqués certains de ses alliés politiques en raison de leurs liens présumés avec des escadrons de la mort, qui ont combattu les FARC avant d'être démobilisés dans le cadre d'un accord de paix avec Bogotà. Alvaro Uribe, allié de Washington, a déclaré qu'il libérerait les rebelles en signe de bonne volonté, dans l'intention de convaincre la guérilla de libérer ses otages.

Cent quarante-six rebelles ont été récemment transférés dans une prison des environs de Bogotà, en attendant leur libération. «La question n'est pas de savoir s'ils sont contre la libération, c'est une décision d'ores et déjà prise par le président, tel est son engagement», a expliqué le vice-ministre de la Justice Guillermo Reyes à la station de radio Caracol.






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