Le génocidaire Munyaneza passera 25 ans en prison
Soucieux de réprimer les crimes les plus horribles qu'il soit possible d'imaginer, le juge de la Cour supérieure André Denis a imposé hier la pire des peines au pire des agresseurs, soit la prison à vie pour Désiré Munyaneza.
Munyaneza «a été à l'avant-scène du mouvement génocidaire» au Rwanda, en 1994, tuant et violant intentionnellement les Tutsis dans la préfecture de Butare, où il jouissait d'une certaine notoriété en raison de ses origines bourgeoises. Il passera maintenant le reste de ses jours en prison, sans possibilité de libération avant 21 ans (le juge Denis a tenu compte des quatre années de détention préventive dans le calcul de la peine de 25 ans).
Désiré Munyaneza a été reconnu coupable de sept accusations de crime de guerre, de génocide et de crime contre l'humanité le 22 mai dernier, une première au Canada.
Le juge Denis estime que Munyaneza ne peut invoquer aucun facteur atténuant. Ses témoins ont souvent nié, lors du procès, l'existence même du génocide rwandais, qui a fait plus de 800 000 morts (en grande majorité des Tutsis). «Nous savons pourtant que nier un génocide, c'est tuer une seconde fois les victimes, a dit le juge Denis. Albert Camus soutenait que "mal nommer les choses, c'est ajouter au malheur des hommes". Il faut donc le dire et le répéter, il n'existe pas de plus grand crime que le crime de génocide, le crime contre l'humanité et le crime de guerre, qui pourtant se produisent encore aujourd'hui.»
La procureure de la Couronne, Pascale Ledoux, s'est dite satisfaite de cette décision, à la hauteur de ses attentes. «Cette sentence reflète bien l'esprit de la loi et la gravité objective des crimes reprochés à l'accusé», a-t-elle dit.
L'avocat de Munyaneza, Richard Perras, comprend le raisonnement du juge. «La sentence est conforme au jugement rendu, mais nous avons quand même l'intention d'en appeler de cette condamnation et nous croyons avoir une bonne cause.»
Munyaneza «a été à l'avant-scène du mouvement génocidaire» au Rwanda, en 1994, tuant et violant intentionnellement les Tutsis dans la préfecture de Butare, où il jouissait d'une certaine notoriété en raison de ses origines bourgeoises. Il passera maintenant le reste de ses jours en prison, sans possibilité de libération avant 21 ans (le juge Denis a tenu compte des quatre années de détention préventive dans le calcul de la peine de 25 ans).
Désiré Munyaneza a été reconnu coupable de sept accusations de crime de guerre, de génocide et de crime contre l'humanité le 22 mai dernier, une première au Canada.
Le juge Denis estime que Munyaneza ne peut invoquer aucun facteur atténuant. Ses témoins ont souvent nié, lors du procès, l'existence même du génocide rwandais, qui a fait plus de 800 000 morts (en grande majorité des Tutsis). «Nous savons pourtant que nier un génocide, c'est tuer une seconde fois les victimes, a dit le juge Denis. Albert Camus soutenait que "mal nommer les choses, c'est ajouter au malheur des hommes". Il faut donc le dire et le répéter, il n'existe pas de plus grand crime que le crime de génocide, le crime contre l'humanité et le crime de guerre, qui pourtant se produisent encore aujourd'hui.»
La procureure de la Couronne, Pascale Ledoux, s'est dite satisfaite de cette décision, à la hauteur de ses attentes. «Cette sentence reflète bien l'esprit de la loi et la gravité objective des crimes reprochés à l'accusé», a-t-elle dit.
L'avocat de Munyaneza, Richard Perras, comprend le raisonnement du juge. «La sentence est conforme au jugement rendu, mais nous avons quand même l'intention d'en appeler de cette condamnation et nous croyons avoir une bonne cause.»
Haut de la page

