Pour contrer l'insurrection - État d'urgence en Somalie
23 juin 2009
Afrique
Mogadiscio — Le président somalien a déclaré hier l'état d'urgence face à l'intensification des attaques des insurgés islamistes, qui mettent en péril un gouvernement ne contrôlant qu'une petite partie du pays et qui a lancé ce week-end un appel à l'aide désespéré à ses voisins.
Cette décision d'un gouvernement aux abois suit l'appel samedi du président du Parlement somalien à l'envoi «dans les 24 heures» de troupes des pays voisins (Kenya, Éthiopie, Djibouti, Yémen), reconnaissant que son gouvernement était affaibli par l'insurrection islamiste.
«Après avoir été témoin de l'intensification des violences à travers le pays, le gouvernement a décidé de déclarer l'état d'urgence», a annoncé le président, un islamiste modéré élu fin janvier. Selon un de ses conseillers, ce décret présidentiel doit encore être approuvé par le Parlement somalien pour entrer en vigueur. On ignorait hier quand et où le Parlement pourrait se réunir pour approuver ce décret.
Cette mesure ne devait pourtant pas changer grand-chose au bourbier dans lequel s'enfonce le gouvernement, qui ne contrôle plus que quelques régions du centre de la Somalie et des quartiers stratégiques de la capitale (le palais présidentiel, le port, l'aéroport notamment) protégés par les soldats de la force de paix africaine (Amisom).
Les islamistes extrémistes des shebab et la milice Hezb al-Islamiya ont lancé depuis le
7 mai une violente offensive contre le gouvernement de M. Ahmed.
Cette décision d'un gouvernement aux abois suit l'appel samedi du président du Parlement somalien à l'envoi «dans les 24 heures» de troupes des pays voisins (Kenya, Éthiopie, Djibouti, Yémen), reconnaissant que son gouvernement était affaibli par l'insurrection islamiste.
«Après avoir été témoin de l'intensification des violences à travers le pays, le gouvernement a décidé de déclarer l'état d'urgence», a annoncé le président, un islamiste modéré élu fin janvier. Selon un de ses conseillers, ce décret présidentiel doit encore être approuvé par le Parlement somalien pour entrer en vigueur. On ignorait hier quand et où le Parlement pourrait se réunir pour approuver ce décret.
Cette mesure ne devait pourtant pas changer grand-chose au bourbier dans lequel s'enfonce le gouvernement, qui ne contrôle plus que quelques régions du centre de la Somalie et des quartiers stratégiques de la capitale (le palais présidentiel, le port, l'aéroport notamment) protégés par les soldats de la force de paix africaine (Amisom).
Les islamistes extrémistes des shebab et la milice Hezb al-Islamiya ont lancé depuis le
7 mai une violente offensive contre le gouvernement de M. Ahmed.
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