L'aide au développement face à la barrière de la langue
9 janvier 2009
Afrique
Photo : Agence Reuters
Il est indispensable d’échanger avec les populations dans leur propre langue et selon leurs propres codes culturels.
«En langue peule, contraception peut se traduire par ''barrer la route aux enfants". Inutile de dire qu'un tel message est mal reçu par les populations. Si on utilise une formulation inspirée d'une pratique agricole, signifiant ''espacer les plants de sorgho lors du repiquage'', il est mieux accueilli.» Le français Henry Tourneux, spécialiste des langues et cultures africaines au CNRS, en même temps que des systèmes de santé en Afrique pour l'Institut de recherche pour le développement (IRD), pourrait multiplier les exemples similaires. Depuis 20 ans, il milite pour que la question des langues soit reconnue comme l'une des clés de la réussite de l'aide au développement. Avec, souvent, le sentiment de prêcher dans le désert.
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