République démocratique du Congo - Les rebelles poursuivent leur offensive
Photo : Agence Reuters
Un soldat de l’armée congolaise se préparait au combat hier, à Kibati, au nord de Goma.
Les rebelles congolais ont pris une caserne de l'armée gouvernementale et poursuivi leur offensive hier dans la provincee du Nord-Kivu en dépit de la promesse de leur chef, Laurent Nkunda, de respecter un cessez-le-feu.
La position gouvernementale, située à Rwindi, à 130 km au nord de Goma, le chef-lieu de la province, a été abandonnée dimanche soir après un affrontement entre les deux camps à coups d'armes lourdes et légères. Les Casques bleus de la MONUC présents à Rwindi sont restés dans leur base durant les combats.
Le CNDP s'est emparé de Km9 et Ndeko, selon la MONUC. Plus tôt hier, le porte-parole militaire de la MONUC, le lieutenant-colonel Jean-Paul Dietrich, avait aussi confirmé la prise par la rébellion de Rwindi.
Les rebelles «nkundistes» semblent donc continuer à progresser vers le nord du territoire, alors même que Laurent Nkunda a accepté dimanche de soutenir un plan de paix de l'ONU pour l'est de la RDC (République démocratique du Congo).
Le général mutiné a rencontré l'ancien président nigérian Olusegun Obasanjo, émissaire des Nations unies pour la région, dans un village proche de la frontière avec le Rwanda et l'Ouganda, où il a accédé à trois requêtes de son interlocuteur. Nkunda a promis de respecter un cessez-le-feu, d'ouvrir un couloir humanitaire et de soutenir un règlement pacifique à la crise. Olusegun Obasanjo s'est aussi entretenu durant le week-end avec le président congolais Joseph Kabila et son homologue rwandais Paul Kagame.
Selon un Casque bleu de Rwindi, qui n'a pas souhaité donner son nom, les forces rebelles du Congrès national pour la défense du peuple (CNDP) ont commencé à progresser au moment où leur chef s'entretenait avec l'émissaire du secrétaire général de l'ONU.
«À 19h, il y a eu des coups de feu de part et d'autre, des tirs d'armes légères et des armes de gros calibre passant au-dessus de notre base dans les deux directions», a témoigné ce membre de la MONUC. «Le matin, le CNDP était là.»
Hier à l'arrivée dans la ville qui sert de base aux gardes du parc national de Virunga, les combattants rebelles contrôlaient les barrages abandonnés par l'armée régulière. Vers le nord, on pouvait entendre des coups de feu sporadiques, probablement tirés par des soldats affamés en train de braconner, selon les Casques bleus.
Un officier de la MONUC a indiqué que l'armée congolaise avait, en battant en retraite, fait sauter des munitions et un lance-roquettes qui ont explosé en direction des Casques bleus, dont l'un a été blessé.
Laurent Nkunda réclame un dialogue direct avec Joseph Kabila sur l'avenir de la RDC, ce que le président congolais a jusqu'ici refusé.
Le gouvernement congolais, a précisé un responsable hier, ne négociera avec le général rebelle que s'il consent à revenir aux termes de l'accord de paix signé en janvier. Nkunda a rejeté ce pacte en le disant partial et manipulé par Kinshasa.
Le chef du CNDP dit vouloir protéger les populations tutsies de l'est de la RDC des miliciens hutus qui se sont réfugiés dans la région et ont participé, pour certains, au génocide rwandais de 1994. Il accuse Kinshasa de les soutenir. Le gouvernement congolais accuse pour sa part le Rwanda d'appuyer le CNDP.
Hier, le président rwandais a encore démenti ces accusations et reproché aux gouvernements étrangers de lui imputer la responsabilité de la crise en RDC sans s'impliquer eux-mêmes pour y mettre un terme.
Lors d'un forum organisé hierà Paris, l'ancien secrétaire général de l'ONU Kofi Annan a souhaité l'envoi sans tarder dans l'est du Congo d'une force de déploiement rapide, comparable à la force européenne Artémis qui était intervenue en 2003 contre les milices dans la province d'Ituri, dans le nord-est de la RDC.
La position gouvernementale, située à Rwindi, à 130 km au nord de Goma, le chef-lieu de la province, a été abandonnée dimanche soir après un affrontement entre les deux camps à coups d'armes lourdes et légères. Les Casques bleus de la MONUC présents à Rwindi sont restés dans leur base durant les combats.
Le CNDP s'est emparé de Km9 et Ndeko, selon la MONUC. Plus tôt hier, le porte-parole militaire de la MONUC, le lieutenant-colonel Jean-Paul Dietrich, avait aussi confirmé la prise par la rébellion de Rwindi.
Les rebelles «nkundistes» semblent donc continuer à progresser vers le nord du territoire, alors même que Laurent Nkunda a accepté dimanche de soutenir un plan de paix de l'ONU pour l'est de la RDC (République démocratique du Congo).
Le général mutiné a rencontré l'ancien président nigérian Olusegun Obasanjo, émissaire des Nations unies pour la région, dans un village proche de la frontière avec le Rwanda et l'Ouganda, où il a accédé à trois requêtes de son interlocuteur. Nkunda a promis de respecter un cessez-le-feu, d'ouvrir un couloir humanitaire et de soutenir un règlement pacifique à la crise. Olusegun Obasanjo s'est aussi entretenu durant le week-end avec le président congolais Joseph Kabila et son homologue rwandais Paul Kagame.
Selon un Casque bleu de Rwindi, qui n'a pas souhaité donner son nom, les forces rebelles du Congrès national pour la défense du peuple (CNDP) ont commencé à progresser au moment où leur chef s'entretenait avec l'émissaire du secrétaire général de l'ONU.
«À 19h, il y a eu des coups de feu de part et d'autre, des tirs d'armes légères et des armes de gros calibre passant au-dessus de notre base dans les deux directions», a témoigné ce membre de la MONUC. «Le matin, le CNDP était là.»
Hier à l'arrivée dans la ville qui sert de base aux gardes du parc national de Virunga, les combattants rebelles contrôlaient les barrages abandonnés par l'armée régulière. Vers le nord, on pouvait entendre des coups de feu sporadiques, probablement tirés par des soldats affamés en train de braconner, selon les Casques bleus.
Un officier de la MONUC a indiqué que l'armée congolaise avait, en battant en retraite, fait sauter des munitions et un lance-roquettes qui ont explosé en direction des Casques bleus, dont l'un a été blessé.
Laurent Nkunda réclame un dialogue direct avec Joseph Kabila sur l'avenir de la RDC, ce que le président congolais a jusqu'ici refusé.
Le gouvernement congolais, a précisé un responsable hier, ne négociera avec le général rebelle que s'il consent à revenir aux termes de l'accord de paix signé en janvier. Nkunda a rejeté ce pacte en le disant partial et manipulé par Kinshasa.
Le chef du CNDP dit vouloir protéger les populations tutsies de l'est de la RDC des miliciens hutus qui se sont réfugiés dans la région et ont participé, pour certains, au génocide rwandais de 1994. Il accuse Kinshasa de les soutenir. Le gouvernement congolais accuse pour sa part le Rwanda d'appuyer le CNDP.
Hier, le président rwandais a encore démenti ces accusations et reproché aux gouvernements étrangers de lui imputer la responsabilité de la crise en RDC sans s'impliquer eux-mêmes pour y mettre un terme.
Lors d'un forum organisé hierà Paris, l'ancien secrétaire général de l'ONU Kofi Annan a souhaité l'envoi sans tarder dans l'est du Congo d'une force de déploiement rapide, comparable à la force européenne Artémis qui était intervenue en 2003 contre les milices dans la province d'Ituri, dans le nord-est de la RDC.
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