Mauritanie - Un scrutin... bientôt
18 août 2008
Afrique
Photo : Agence France-Presse
Le général putschiste Mohammed Ould Abdel Aziz a promis hier de tenir des élections dans les meilleurs délais, sans préciser de date.
Nouakchott — Le chef de la junte qui a pris le pouvoir le 6 août en Mauritanie, à la suite d'un coup d'État, a de nouveau promis hier «d'organiser dans les meilleurs délais des élections présidentielles libres et transparentes», dans son premier discours radiotélévisé depuis le putsch.
«Je m'engage devant vous et devant Dieu le tout-puissant à organiser dans les meilleurs délais des élections présidentielles libres et transparentes», a déclaré le général Mohammed Ould Abdel Aziz, sans préciser de date.
Le général s'est exprimé 11 jours après avoir mené le coup d'État militaire qui a renversé Sidi Ould Cheikh Abdallahi, premier président démocratiquement élu du pays depuis l'indépendance en 1960. Ce coup d'État a été unanimement condamné par la communauté internationale.
Le général, à la tête d'un Haut Conseil d'État de 11 membres exclusivement composé de militaires, a en outre promis «une lutte sans merci contre la corruption et le détournement des deniers publics», accusant le président renversé de s'être «évertué à favoriser un climat propice à la corruption».
Il s'est engagé à livrer une «lutte sans merci contre le terrorisme sous toutes ses formes et quelles que soient ses causes, dans le cadre des obligations et des engagements internationaux en la matière». Le général Aziz a aussi promis de «lutter efficacement contre l'immigration clandestine, le trafic de drogue et le crime organisé» en Mauritanie.
Il avait déjà accusé le président Ould Cheikh Abdallahi d'avoir favorisé «le développement du terrorisme» en Mauritanie «de par le fait des libérations anarchiques» (de présumés islamistes détenus).
La Mauritanie s'est trouvée fragilisée, depuis la fin 2007, par trois attaques perpétrées par la mouvance d'Al-Qaïda qui ont fait 7 morts.
Le général a indiqué que «le mouvement de rectification» entrepris par la junte propose aux Mauritaniens des réformes visant notamment à améliorer leurs conditions de vie, l'application stricte des règles de bonne gouvernance, la réforme et l'assainissement de la justice, de l'éducation.
Le général Mohammed Ould Abdel Aziz a nommé jeudi au poste de premier ministre Moulaye Ould Mohammed Laghdaf, actuel ambassadeur de la Mauritanie à Bruxelles, et l'a chargé de former un «gouvernement de transition».
Par ailleurs, 26 parlementaires mauritaniens ont annoncé hier leur démission collective du parti du président Sidi Ould Cheikh Abdallahi, renversé le 6 août par un coup d'État militaire, en affirmant leur soutien au putsch, lors d'une conférence de presse tenue à Nouakchott. Au total, 159 membres du conseil national du Pacte national pour la démocratie et le développement (PNDD) ont annoncé qu'ils quittaient le parti du président renversé.
«Je m'engage devant vous et devant Dieu le tout-puissant à organiser dans les meilleurs délais des élections présidentielles libres et transparentes», a déclaré le général Mohammed Ould Abdel Aziz, sans préciser de date.
Le général s'est exprimé 11 jours après avoir mené le coup d'État militaire qui a renversé Sidi Ould Cheikh Abdallahi, premier président démocratiquement élu du pays depuis l'indépendance en 1960. Ce coup d'État a été unanimement condamné par la communauté internationale.
Le général, à la tête d'un Haut Conseil d'État de 11 membres exclusivement composé de militaires, a en outre promis «une lutte sans merci contre la corruption et le détournement des deniers publics», accusant le président renversé de s'être «évertué à favoriser un climat propice à la corruption».
Il s'est engagé à livrer une «lutte sans merci contre le terrorisme sous toutes ses formes et quelles que soient ses causes, dans le cadre des obligations et des engagements internationaux en la matière». Le général Aziz a aussi promis de «lutter efficacement contre l'immigration clandestine, le trafic de drogue et le crime organisé» en Mauritanie.
Il avait déjà accusé le président Ould Cheikh Abdallahi d'avoir favorisé «le développement du terrorisme» en Mauritanie «de par le fait des libérations anarchiques» (de présumés islamistes détenus).
La Mauritanie s'est trouvée fragilisée, depuis la fin 2007, par trois attaques perpétrées par la mouvance d'Al-Qaïda qui ont fait 7 morts.
Le général a indiqué que «le mouvement de rectification» entrepris par la junte propose aux Mauritaniens des réformes visant notamment à améliorer leurs conditions de vie, l'application stricte des règles de bonne gouvernance, la réforme et l'assainissement de la justice, de l'éducation.
Le général Mohammed Ould Abdel Aziz a nommé jeudi au poste de premier ministre Moulaye Ould Mohammed Laghdaf, actuel ambassadeur de la Mauritanie à Bruxelles, et l'a chargé de former un «gouvernement de transition».
Par ailleurs, 26 parlementaires mauritaniens ont annoncé hier leur démission collective du parti du président Sidi Ould Cheikh Abdallahi, renversé le 6 août par un coup d'État militaire, en affirmant leur soutien au putsch, lors d'une conférence de presse tenue à Nouakchott. Au total, 159 membres du conseil national du Pacte national pour la démocratie et le développement (PNDD) ont annoncé qu'ils quittaient le parti du président renversé.
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