samedi 28 novembre 2009 Dernière mise à jour 23h41


Chercher

Inscrivez-vous (gratuit)
Mot de passe oublié?
Abonné papier? Connexion
S'abonner au Devoir
Publicité

Bush en Afrique pour défendre les intérêts américains

N/A ZZZN/A   16 février 2008  Afrique
Quelque 2000 musulmans ont défilé dans le calme hier à Dar es-Salaam, la capitale de la Tanzanie, pour dénoncer Bush et sa guerre autoproclamée contre le terrorisme.
Photo : Agence Reuters
Quelque 2000 musulmans ont défilé dans le calme hier à Dar es-Salaam, la capitale de la Tanzanie, pour dénoncer Bush et sa guerre autoproclamée contre le terrorisme.
Dar es-Salaam — Derrière son paravent humanitaire, la tournée de George Bush en Afrique, commencée aujourd'hui, doit servir avant tout à défendre les intérêts stratégiques et militaires de Washington et à combattre l'influence de la Chine, estiment les spécialistes du continent.

Bush entame une tournée dans cinq pays par une brève escale au Bénin aujourd'hui, même s'il pourrait différer son départ en raison d'une bataille législative qu'il mène actuellement au Congrès. Le président américain se rendra également en Tanzanie, au Ghana, au Liberia et au Rwanda.

Bush consacrera la plus longue étape de son voyage à la Tanzanie, dont le président Jakaya Kikwete est considéré par Washington comme un modèle de dirigeant progressiste africain.

Il y signera un accord sur le versement de 698 millions de dollars pour financer des infrastructures dans le cadre du Millennium Challenge Corp, une initiative qui permet de fournir des fonds aux pays qui adhèrent aux principes démocratiques et s'engagent à assainir leurs finances publiques.

Kikwete vient de nommer un nouveau gouvernement après la démission du premier ministre Edward Lowassa, visé par l'ouverture d'une enquête sur un contrat suspect. Mais Washington y voit la confirmation que le chef de l'État est engagé dans la lutte contre la corruption.

Les efforts de Bush pour revendiquer des succès en Afrique dans les derniers mois de sa présidence se heurtent cependant au scepticisme de l'opinion concernant les intentions de Washington ou, comme ailleurs, à l'hostilité que provoque sa politique étrangère, à commencer par la guerre en Irak. Quelque 2000 musulmans ont défilé dans le calme hier à Dar es-Salaam pour dénoncer Bush et sa guerre autoproclamée contre le terrorisme.

«Bush sera ici pour son propre bénéfice, pas parce qu'il se soucie du peuple de ce pays», a affirmé l'un des organisateurs du défilé, cheikh Moussa Kundecha.

Emmanuel Dickson, un étudiant, a ajouté: «L'Amérique et Bush ont une seule politique, s'occuper de leurs propres intérêts. S'il nous donne de l'argent pour la santé et les infrastructures [...], que veut-il en échange? Il veut déployer des forces en Afrique et empêcher les Chinois de renforcer leur influence.»

Pékin est aujourd'hui le troisième partenaire commercial du continent, derrière l'Union européenne et les États-Unis. Des experts soulignent que Washington s'est aliéné des puissances régionales, comme l'Afrique du Sud, par une politique confuse. Le soutien, par exemple, à l'intervention des troupes éthiopiennes en Somalie pour appuyer le gouvernement intérimaire contre les tribunaux islamiques et la remise à l'Éthiopie de suspects musulmans, y compris des ressortissants kényans, a provoqué une vaste réprobation.






Envoyer
Fermer

Haut de la page
Cet article vous intéresse?
Partager
Digg Facebook Twitter Delicious
 

Vos réactions

Triez : afficher les commentaires 
Déjà inscrit? Ajoutez votre commentaire ci-dessous

    Connexion




Cet article vous intéresse?
0 réactions
0 votes
 
Mots-clés de l'article
Recherche complète sur le même sujet


Abonnez-vous pour recevoir nos Infolettres par courriel
Choisir mes
infolettres
Publicité

Les blogues du devoir

Vos commentaires

 
Recherche



Exemples de recherche :
Robert Sansfaçon
"directeur général des élections"

S'abonner au Devoir
Abonnez-vous au journal papier Le Devoir ou à la version Internet.
Publicité
Vous souhaitez annoncer dans Le Devoir, contactez le service de publicité.

» En savoir plus
© Le Devoir 2002-2009