HRW dénonce le sort fait aux civils - Nouvelle flambée de violence à Mogadiscio
Au moins 11 personnes, toutes des civils, ont été tuées et une trentaine blessées dans des violences entre dimanche soir et hier à Mogadiscio, où les habitants vivent au rythme quotidien d'attaques meurtrières.
L'armée éthiopienne, alliée au gouvernement somalien, a tué hier 6 personnes et en a blessé 26 autres quand elle a ouvert le feu sur un autocar, pensant à tort qu'il transportait des insurgés, ont rapporté des témoins. Plus tôt dans la journée, trois personnes ont été tuées et huit blessées par l'explosion d'une bombe au passage d'un autobus. Et dans la nuit de dimanche à hier, deux civils ont été tués par balle dans des incidents séparés, toujours à Mogadiscio.
Dans un rapport publié hier, l'organisation non gouvernementale Human Rights Watch dénonce les crimes et les atrocités que la population somalienne a subis depuis la fin de l'année 2006 dans l'indifférence «honteuse» de la communauté internationale.
L'organisation internationale de défense des droits de l'homme incrimine l'ensemble des acteurs du conflit somalien: les autorités de Mogadiscio, les insurgés mais aussi l'armée éthiopienne.
Selon l'ONG, les soldats de l'armée somalienne ont eu tendance à prévenir trop tard les populations civiles des zones de combat, pillé des habitations, ralenti l'acheminement de l'aide internationale et maltraité des dizaines de prisonniers.
Les combattants islamistes chassés de la capitale à la fin de l'année 2006 sont également dans le collimateur de l'ONG, qui les accuse d'avoir mis en danger la population civile en se tentant de se fondre dans la foule, et plus grave, d'avoir commis des crimes de guerre en brûlant vif les corps de leurs ennemis capturés.
Quant aux soldats éthiopiens venus prêter main-forte aux autorités somaliennes, ceux-ci sont responsables selon l'ONG d'avoir procédé à de lourds bombardements sur des quartiers très peuplés, dans le but d'éliminer des combattants islamistes.
Selon les estimations de l'ONG, dont l'étude s'est concentrée sur Mogadiscio, entre 400 et 1300 personnes auraient péri depuis la fin de l'année 2006 et près de 400 000 personnes auraient fui la capitale somalienne.
Les autorités locales et le gouvernement éthiopien ont vivement contesté les chiffres et les accusations avancés par HRW. Le porte-parole du gouvernement somalien, Abdi Hadji Gobdon, a dénoncé un rapport «dénué de fondements» alors qu'Addis-Abeba y voit de la propagande destinée aux combattants islamistes.
La Somalie, pays pauvre de la Corne de l'Afrique, est en guerre civile depuis 1991. Mais la situation à Mogadiscio s'est dégradée considérablement depuis la chute, il y a sept mois et demi, des tribunaux islamiques qui contrôlaient depuis plusieurs mois la quasi-totalité du sud et du centre de la Somalie.
L'armée éthiopienne, alliée au gouvernement somalien, a tué hier 6 personnes et en a blessé 26 autres quand elle a ouvert le feu sur un autocar, pensant à tort qu'il transportait des insurgés, ont rapporté des témoins. Plus tôt dans la journée, trois personnes ont été tuées et huit blessées par l'explosion d'une bombe au passage d'un autobus. Et dans la nuit de dimanche à hier, deux civils ont été tués par balle dans des incidents séparés, toujours à Mogadiscio.
Dans un rapport publié hier, l'organisation non gouvernementale Human Rights Watch dénonce les crimes et les atrocités que la population somalienne a subis depuis la fin de l'année 2006 dans l'indifférence «honteuse» de la communauté internationale.
L'organisation internationale de défense des droits de l'homme incrimine l'ensemble des acteurs du conflit somalien: les autorités de Mogadiscio, les insurgés mais aussi l'armée éthiopienne.
Selon l'ONG, les soldats de l'armée somalienne ont eu tendance à prévenir trop tard les populations civiles des zones de combat, pillé des habitations, ralenti l'acheminement de l'aide internationale et maltraité des dizaines de prisonniers.
Les combattants islamistes chassés de la capitale à la fin de l'année 2006 sont également dans le collimateur de l'ONG, qui les accuse d'avoir mis en danger la population civile en se tentant de se fondre dans la foule, et plus grave, d'avoir commis des crimes de guerre en brûlant vif les corps de leurs ennemis capturés.
Quant aux soldats éthiopiens venus prêter main-forte aux autorités somaliennes, ceux-ci sont responsables selon l'ONG d'avoir procédé à de lourds bombardements sur des quartiers très peuplés, dans le but d'éliminer des combattants islamistes.
Selon les estimations de l'ONG, dont l'étude s'est concentrée sur Mogadiscio, entre 400 et 1300 personnes auraient péri depuis la fin de l'année 2006 et près de 400 000 personnes auraient fui la capitale somalienne.
Les autorités locales et le gouvernement éthiopien ont vivement contesté les chiffres et les accusations avancés par HRW. Le porte-parole du gouvernement somalien, Abdi Hadji Gobdon, a dénoncé un rapport «dénué de fondements» alors qu'Addis-Abeba y voit de la propagande destinée aux combattants islamistes.
La Somalie, pays pauvre de la Corne de l'Afrique, est en guerre civile depuis 1991. Mais la situation à Mogadiscio s'est dégradée considérablement depuis la chute, il y a sept mois et demi, des tribunaux islamiques qui contrôlaient depuis plusieurs mois la quasi-totalité du sud et du centre de la Somalie.
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