Le Rwanda risque de nouvelles violences selon Human Rights Watch
New York — Le Rwanda risque de connaître un nouveau cycle de violences interethniques s'il ne poursuit pas en justice ceux qui ont tué des témoins et des survivants du génocide de 1994, a estimé Human Rights Watch (HRW).
Selon le groupe de défense des droits de l'homme, des dizaines de survivants du génocide et d'autres personnes engagées dans le processus des «gacacas» (tribunaux traditionnels), dans le cadre desquels sont jugés ceux qu'on soupçonne d'implication dans le génocide, ont été tués ces dernières années.
En novembre, rapporte HRW, le meurtre d'un survivant du génocide — dont l'oncle est un juge de gacaca — a provoqué des représailles qui se sont soldées par la mort de quatre enfants et de quatre adultes. «Les meurtres commis à titre de représailles ont été rares dans le passé, mais si leur fréquence augmente, ils risquent d'ouvrir la voie à un nouveau cycle de violences», souligne dans un communiqué Alison Des Forges, conseillère pour l'Afrique.
Seize survivants du génocide ont été tués en 2005 et sept en 2006, indique HRW en citant des responsables rwandais. Des groupes de survivants parlent d'une vingtaine de morts par an depuis plusieurs années.
Environ 800 000 Tutsis et Hutus modérés furent massacrés en cent jours de tueries en 1994. Des soldats du gouvernement à dominante hutue de l'époque et les miliciens qui leur étaient alliés ont été accusés d'avoir orchestré le carnage.
HRW exprime aussi son inquiétude après la mort en garde à vue de trois suspects qui avaient été arrêtés en liaison avec le meurtre d'un juge de gacaca. Une enquête de police a mis hors de cause les forces de l'ordre, mais trop de questions restent sans réponse selon Human Rights Watch.
Selon le groupe de défense des droits de l'homme, des dizaines de survivants du génocide et d'autres personnes engagées dans le processus des «gacacas» (tribunaux traditionnels), dans le cadre desquels sont jugés ceux qu'on soupçonne d'implication dans le génocide, ont été tués ces dernières années.
En novembre, rapporte HRW, le meurtre d'un survivant du génocide — dont l'oncle est un juge de gacaca — a provoqué des représailles qui se sont soldées par la mort de quatre enfants et de quatre adultes. «Les meurtres commis à titre de représailles ont été rares dans le passé, mais si leur fréquence augmente, ils risquent d'ouvrir la voie à un nouveau cycle de violences», souligne dans un communiqué Alison Des Forges, conseillère pour l'Afrique.
Seize survivants du génocide ont été tués en 2005 et sept en 2006, indique HRW en citant des responsables rwandais. Des groupes de survivants parlent d'une vingtaine de morts par an depuis plusieurs années.
Environ 800 000 Tutsis et Hutus modérés furent massacrés en cent jours de tueries en 1994. Des soldats du gouvernement à dominante hutue de l'époque et les miliciens qui leur étaient alliés ont été accusés d'avoir orchestré le carnage.
HRW exprime aussi son inquiétude après la mort en garde à vue de trois suspects qui avaient été arrêtés en liaison avec le meurtre d'un juge de gacaca. Une enquête de police a mis hors de cause les forces de l'ordre, mais trop de questions restent sans réponse selon Human Rights Watch.
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