Comment va la santé? 
L’Inde avait belle allure en défenseur de la veuve et de l’orphelin, le mois dernier, quand la Cour suprême a rendu son jugement contre la pharmaceutique suisse Novartis. En...
L’Inde avait belle allure en défenseur de la veuve et de l’orphelin, le mois dernier, quand la Cour suprême a rendu son jugement contre la pharmaceutique suisse Novartis. En rejetant, le 1er avril dernier, la demande de brevetage d’une version « améliorée » du fameux médicament anticancéreux Glivec, jugeant qu’il ne s’agissait pas vraiment d’une nouveauté, la Cour suprême s’est trouvée à faire en sorte que des centaines de millions de personnes dans le monde pourront continuer d’avoir accès à des médicaments génériques à prix abordable. Du moins pour le moment, puisque les multinationales de la pilule n’arrêteront pas pour autant de tenter d’élargir leurs marchés dans les prometteuses économies émergentes et d’augmenter leurs profits, au nom de la protection de leurs « innovations » et avec l’appui des gouvernements occidentaux. Engagée dans des négociations de libre-échange avec l’Inde, l’Union européenne exerce à l’heure actuelle d’énormes pressions sur Delhi afin qu’elle facilite ce qu’on appelle en anglais l’« evergreening » des médicaments amendés.
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