Égypte - Les Frères musulmans se disent ouverts au dialogue avec le Congrès américain
Le Caire — Les Frères musulmans, qui viennent de réussir une percée remarquée aux élections législatives égyptiennes, sont ouverts à un dialogue avec des membres du Congrès américain, a déclaré hier Mohamed Habib, numéro deux de la confrérie.
Les contacts avec des responsables américains nécessiteraient néanmoins l'approbation du ministère égyptien des Affaires étrangères, a-t-il ajouté. L'attitude de la confrérie, qui a multiplié par près de six sa représentation au Parlement égyptien, tranche avec sa circonspection passée. La confrérie soutenait jusqu'ici que Washington devait changer sa politique pour que les islamistes puissent engager un dialogue. «Les membres du Congrès [américain] peuvent parler aux députés de la confrérie», a déclaré Habib en marge des célébrations de sa victoire électorale.
«Parler directement à des responsables américains est particulièrement sensible, de sorte que si l'ambassade [des États-Unis] demande une rencontre, elle devra le faire par le truchement du ministère des Affaires étrangères [...] Cela ne nous pose pas de problème», a-t-il ajouté.
«S'il s'agit de discussions d'un représentant du peuple avec un représentant du peuple, il n'y a aucune objection», a renchéri Mohamed Saad Katatni, chef du nouveau groupe parlementaire de 88 Frères musulmans, sur un total de 454 sièges.
Le gouvernement égyptien a découragé tout contact entre des gouvernements étrangers et la confrérie parce que cela donnerait à cette dernière une forme de reconnaissance.
Le gouvernement américain a déclaré jeudi dernier qu'il respecterait «la loi égyptienne» et ne traiterait pas avec les Frères musulmans, que les autorités n'ont pas autorisés à former un parti politique.
Cependant, comme les nouveaux députés islamistes ont été élus sous l'étiquette d'indépendants, il ne sera pas interdit de traiter avec eux, a dit Adam Ereli, porte-parole du département d'État.
Les contacts avec des responsables américains nécessiteraient néanmoins l'approbation du ministère égyptien des Affaires étrangères, a-t-il ajouté. L'attitude de la confrérie, qui a multiplié par près de six sa représentation au Parlement égyptien, tranche avec sa circonspection passée. La confrérie soutenait jusqu'ici que Washington devait changer sa politique pour que les islamistes puissent engager un dialogue. «Les membres du Congrès [américain] peuvent parler aux députés de la confrérie», a déclaré Habib en marge des célébrations de sa victoire électorale.
«Parler directement à des responsables américains est particulièrement sensible, de sorte que si l'ambassade [des États-Unis] demande une rencontre, elle devra le faire par le truchement du ministère des Affaires étrangères [...] Cela ne nous pose pas de problème», a-t-il ajouté.
«S'il s'agit de discussions d'un représentant du peuple avec un représentant du peuple, il n'y a aucune objection», a renchéri Mohamed Saad Katatni, chef du nouveau groupe parlementaire de 88 Frères musulmans, sur un total de 454 sièges.
Le gouvernement égyptien a découragé tout contact entre des gouvernements étrangers et la confrérie parce que cela donnerait à cette dernière une forme de reconnaissance.
Le gouvernement américain a déclaré jeudi dernier qu'il respecterait «la loi égyptienne» et ne traiterait pas avec les Frères musulmans, que les autorités n'ont pas autorisés à former un parti politique.
Cependant, comme les nouveaux députés islamistes ont été élus sous l'étiquette d'indépendants, il ne sera pas interdit de traiter avec eux, a dit Adam Ereli, porte-parole du département d'État.
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