La Russie s'inquiète - Neuf millions de Chinois menacés par une nappe d'eau contaminée
Pékin — Les autorités chinoises ont admis hier qu'une explosion survenue il y a dix jours dans une usine pétrochimique sur les rives du fleuve Songhua avait causé une «grave pollution» du cours d'eau qui alimente la métropole d'Harbin, dans le nord-est du pays.
L'accident du 13 novembre, qui a fait cinq morts, a entraîné la formation, en amont de la capitale de la province de Heilongjiang, d'une nappe de 80 kilomètres de long contenant notamment du benzène, un hydrocarbure utilisé comme solvant industriel, rapportent les médias chinois.
Les habitants de l'agglomération, l'une des plus grandes de Chine avec neuf millions d'habitants, ont massivement fui la ville hier à la suite de la coupure de son alimentation en eau potable la veille à minuit, rapportent des témoins.
Cette coupure était initialement prévue pour durer quatre jours mais, devant le mouvement de panique, les autorités ont rétabli l'eau provisoirement pour permettre aux habitants de faire ou de refaire le maximum de réserves d'eau potable avant que la pollution ne les en empêche.
Le gouvernement provincial estime que la nappe de pollution ne devrait atteindre que cet après-midi le niveau des berges du Songhua, où Harbin puise son eau, et qu'elle l'aura dépassé samedi.
«Nous prendrons une décision dans quatre jours en fonction de la qualité de l'eau à ce moment-là», a déclaré un responsable. Entre-temps, selon lui, «il y aura suffisamment d'eau» car les habitants ont tous constitué des réserves, de l'eau a été acheminée d'ailleurs et il existe «des réserves souterraines saines», a-t-il poursuivi.
Un responsable de l'administration de l'environnement, cité par Chine nouvelle, a fait valoir que les affluents importants qui rejoignent le fleuve en aval d'Harbin contribueraient à atténuer le degré de pollution du cours d'eau, qui rejoint plusieurs centaines de kilomètres plus loin le fleuve Amour, à la frontière russe.
L'agence russe de protection de l'environnement a déclaré hier craindre que les polluants venus de Chine n'affectent dès ce week-end l'alimentation en eau de la région de Khabarovsk. L'agence a demandé au ministère russe des Affaires étrangères de se renseigner sur la nature des polluants en question.
Le ministère chinois des Affaires étrangères a tenu à rassurer Moscou sur l'attachement de la Chine à la préservation des intérêts hydrauliques des pays voisins.
L'accident du 13 novembre, qui a fait cinq morts, a entraîné la formation, en amont de la capitale de la province de Heilongjiang, d'une nappe de 80 kilomètres de long contenant notamment du benzène, un hydrocarbure utilisé comme solvant industriel, rapportent les médias chinois.
Les habitants de l'agglomération, l'une des plus grandes de Chine avec neuf millions d'habitants, ont massivement fui la ville hier à la suite de la coupure de son alimentation en eau potable la veille à minuit, rapportent des témoins.
Cette coupure était initialement prévue pour durer quatre jours mais, devant le mouvement de panique, les autorités ont rétabli l'eau provisoirement pour permettre aux habitants de faire ou de refaire le maximum de réserves d'eau potable avant que la pollution ne les en empêche.
Le gouvernement provincial estime que la nappe de pollution ne devrait atteindre que cet après-midi le niveau des berges du Songhua, où Harbin puise son eau, et qu'elle l'aura dépassé samedi.
«Nous prendrons une décision dans quatre jours en fonction de la qualité de l'eau à ce moment-là», a déclaré un responsable. Entre-temps, selon lui, «il y aura suffisamment d'eau» car les habitants ont tous constitué des réserves, de l'eau a été acheminée d'ailleurs et il existe «des réserves souterraines saines», a-t-il poursuivi.
Un responsable de l'administration de l'environnement, cité par Chine nouvelle, a fait valoir que les affluents importants qui rejoignent le fleuve en aval d'Harbin contribueraient à atténuer le degré de pollution du cours d'eau, qui rejoint plusieurs centaines de kilomètres plus loin le fleuve Amour, à la frontière russe.
L'agence russe de protection de l'environnement a déclaré hier craindre que les polluants venus de Chine n'affectent dès ce week-end l'alimentation en eau de la région de Khabarovsk. L'agence a demandé au ministère russe des Affaires étrangères de se renseigner sur la nature des polluants en question.
Le ministère chinois des Affaires étrangères a tenu à rassurer Moscou sur l'attachement de la Chine à la préservation des intérêts hydrauliques des pays voisins.
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