Le scrutin israélien aura probablement lieu le 28 mars - Sharon part favori
Jérusalem — Au lendemain de son départ du Likoud pour fonder un parti centriste en vue des élections législatives anticipées du début 2006, Ariel Sharon a vu hier son coup de poker récompensé, provisoirement du moins, par des sondages favorables.
Trois enquêtes d'opinion parues dans la presse créditent le nouveau parti de M. Sharon, qui devrait finalement s'appeler Kadimah («En avant», en hébreu) selon les médias, de 30 à 33 sièges sur 120 à la Chambre, contre 26 au parti travailliste de Amir Peretz (22 actuellement) et seulement de 12 à 15 sièges au Likoud, dirigé par Benjamin Nétanyahou (contre 40 actuellement). Ce sondage a été publié après que M. Sharon eut rompu la veille avec le Likoud, qu'il avait contribué à créer en 1973.
S'il maintient cet avantage d'ici aux élections, qui ont toutes les chances de se tenir le 28 mars, l'ancien général sera pratiquement assuré d'un troisième mandat consécutif à la tête du pays et aura gagné, à 77 ans, l'un des paris les plus audacieux de sa carrière militaro-politique.
Selon un responsable de la Knesset, le Parlement devrait entériner la date du 28 mars pour la tenue de ces élections anticipées. Cette date devra être approuvée par trois votes pour autoriser la dissolution du Parlement monocaméral.
Le président Moshe Katsav a déclaré hier avoir reporté sa décision sur une dissolution du Parlement, en l'attente de nouvelles consultations avec des constitutionnalistes.
Une dizaine de personnalités du Likoud se sont ralliées à Sharon, dont le vice-premier ministre, Ehud Olmert, et le ministre de la Justice, Tzipi Livni. Le ministre de la Défense, Shaul Mofaz, a, quant à lui, choisi de rester au Likoud pour en disputer la direction à l'ex-premier ministre Benjamin Nétanyahou.
Le premier ministre, qui restera en poste jusqu'au scrutin anticipé de 2006, espère débaucher aussi dans les rangs du Parti travailliste, à commencer par son vieil adversaire et néanmoins ami Shimon Peres, qui vient d'en perdre la direction au profit d'Amir Peretz.
Il compte enfin recruter parmi les anciens responsables de la sécurité du pays, dans les milieux religieux modérés, parmi les membres du parti centriste laïque Shinui, ainsi que dans les cercles universitaires.
En quittant le Likoud, dont il a été l'un des fondateurs en 1973, Sharon a fait valoir que, pour faire la paix avec les Palestiniens, il ne pouvait plus «perdre son temps» à dompter son aile droite, révoltée par le retrait unilatéral de la bande de Gaza. Il s'est toutefois défendu de planifier un autre retrait unilatéral en Cisjordanie, disant s'en tenir à la «feuille de route» internationale pour la paix, qui prévoit la création d'un État palestinien indépendant et viable, mais aussi, a-t-il rappelé, le désarmement des groupes radicaux palestiniens.
Fort de la popularité que lui valent le retrait de Gaza et sa poigne face à l'activisme palestinien, le «bulldozer» Sharon affiche son intention de débloquer le processus de paix, en panne depuis le début de la seconde intifada, il y a cinq ans.
«Nous avons le désir de définir les frontières permanentes d'Israël dans le cadre d'un accord fondé sur la "feuille de route"», a déclaré hier Ehud Olmert, au micro de la radio de l'armée.
À Jéricho, le premier ministre palestinien, Ahmed Qoreï, a estimé que les bouleversements sur l'échiquier politique israélien relevaient des affaires intérieures de l'État juif, mais il a formulé l'espoir d'avoir affaire à un gouvernement «intéressé par la poursuite du processus de paix dans un temps limité».
Sharon, qui a souvent déclaré qu'Israël entendait conserver ses colonies les plus importantes en Cisjordanie, une exigence rejetée par tous les dirigeants palestiniens, a souligné lundi, en annonçant son initiative politique, que les Israéliens ne devaient pas s'attendre à toutes les conserver.
Trois enquêtes d'opinion parues dans la presse créditent le nouveau parti de M. Sharon, qui devrait finalement s'appeler Kadimah («En avant», en hébreu) selon les médias, de 30 à 33 sièges sur 120 à la Chambre, contre 26 au parti travailliste de Amir Peretz (22 actuellement) et seulement de 12 à 15 sièges au Likoud, dirigé par Benjamin Nétanyahou (contre 40 actuellement). Ce sondage a été publié après que M. Sharon eut rompu la veille avec le Likoud, qu'il avait contribué à créer en 1973.
S'il maintient cet avantage d'ici aux élections, qui ont toutes les chances de se tenir le 28 mars, l'ancien général sera pratiquement assuré d'un troisième mandat consécutif à la tête du pays et aura gagné, à 77 ans, l'un des paris les plus audacieux de sa carrière militaro-politique.
Selon un responsable de la Knesset, le Parlement devrait entériner la date du 28 mars pour la tenue de ces élections anticipées. Cette date devra être approuvée par trois votes pour autoriser la dissolution du Parlement monocaméral.
Le président Moshe Katsav a déclaré hier avoir reporté sa décision sur une dissolution du Parlement, en l'attente de nouvelles consultations avec des constitutionnalistes.
Une dizaine de personnalités du Likoud se sont ralliées à Sharon, dont le vice-premier ministre, Ehud Olmert, et le ministre de la Justice, Tzipi Livni. Le ministre de la Défense, Shaul Mofaz, a, quant à lui, choisi de rester au Likoud pour en disputer la direction à l'ex-premier ministre Benjamin Nétanyahou.
Le premier ministre, qui restera en poste jusqu'au scrutin anticipé de 2006, espère débaucher aussi dans les rangs du Parti travailliste, à commencer par son vieil adversaire et néanmoins ami Shimon Peres, qui vient d'en perdre la direction au profit d'Amir Peretz.
Il compte enfin recruter parmi les anciens responsables de la sécurité du pays, dans les milieux religieux modérés, parmi les membres du parti centriste laïque Shinui, ainsi que dans les cercles universitaires.
En quittant le Likoud, dont il a été l'un des fondateurs en 1973, Sharon a fait valoir que, pour faire la paix avec les Palestiniens, il ne pouvait plus «perdre son temps» à dompter son aile droite, révoltée par le retrait unilatéral de la bande de Gaza. Il s'est toutefois défendu de planifier un autre retrait unilatéral en Cisjordanie, disant s'en tenir à la «feuille de route» internationale pour la paix, qui prévoit la création d'un État palestinien indépendant et viable, mais aussi, a-t-il rappelé, le désarmement des groupes radicaux palestiniens.
Fort de la popularité que lui valent le retrait de Gaza et sa poigne face à l'activisme palestinien, le «bulldozer» Sharon affiche son intention de débloquer le processus de paix, en panne depuis le début de la seconde intifada, il y a cinq ans.
«Nous avons le désir de définir les frontières permanentes d'Israël dans le cadre d'un accord fondé sur la "feuille de route"», a déclaré hier Ehud Olmert, au micro de la radio de l'armée.
À Jéricho, le premier ministre palestinien, Ahmed Qoreï, a estimé que les bouleversements sur l'échiquier politique israélien relevaient des affaires intérieures de l'État juif, mais il a formulé l'espoir d'avoir affaire à un gouvernement «intéressé par la poursuite du processus de paix dans un temps limité».
Sharon, qui a souvent déclaré qu'Israël entendait conserver ses colonies les plus importantes en Cisjordanie, une exigence rejetée par tous les dirigeants palestiniens, a souligné lundi, en annonçant son initiative politique, que les Israéliens ne devaient pas s'attendre à toutes les conserver.
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