Assassinat de Hariri - Damas tergiverse
Damas a déclaré hier avoir demandé au secrétaire général des Nations unies d'intervenir pour trouver un protocole de coopération entre le gouvernement syrien et la commission d'enquête de l'ONU sur l'assassinat de Rafic Hariri, une demande fermement rejetée par Kofi Annan.
Le magistrat allemand Detlev Mehlis, chef des enquêteurs de l'ONU, a regagné Beyrouth hier pour boucler son enquête. Il a jusqu'au 15 décembre pour remettre au Conseil de sécurité un rapport sur l'assassinat de l'ancien premier ministre libanais, tué dans un attentat au camion piégé, le 14 février dans la capitale libanaise. Il doit encore obtenir l'entière coopération de la Syrie, en dépit du vote, le mois dernier, par le Conseil de sécurité, d'une résolution menaçant Damas de mesures non spécifiées s'il ne coopère pas.
Mehlis s'est entretenu la semaine dernière en Espagne avec un responsable syrien, mais il a repoussé une offre de Damas d'interroger six suspects syriens dans des locaux de l'ONU sur le plateau du Golan, occupé par Israël. L'enquêteur de l'ONU souhaite les interroger au Liban, où il a le pouvoir d'arrêter des suspects, mais le président syrien Bachar Assad s'y oppose. Les discussions se poursuivent sur le choix d'un pays tiers où les suspects pourraient être interrogés.
Après la rencontre en Espagne entre Mehlis et un responsable syrien, le ministre syrien des Affaires étrangères, Farouk Chara, a adressé au secrétaire général des Nations unies, Kofi Annan, une lettre lui demandant, ainsi qu'au président du Conseil de sécurité, d'intervenir pour parvenir à un protocole de coopération avec le gouvernement syrien.
Annan a fait savoir qu'il rejetait cette requête. «Le secrétaire général ne s'implique pas là-dedans», a déclaré son porte-parole Stéphane Dujarric, précisant que la manière de conduire les entretiens «appartenait à Mehlis». Le Conseil de sécurité n'interviendra pas non plus, a déclaré l'ambassadeur des États-Unis à l'ONU, John Bolton.
On déclare, de source diplomatique, que Mehlis pourrait rendre compte au Conseil de sécurité avant le 15 décembre si la Syrie ne coopère pas. Parmi les six responsables militaires et des services de renseignement qu'il souhaite interroger figure le général Assaf Chaoukat, beau-frère d'Assad et chef du renseignement militaire syrien.
Le magistrat allemand Detlev Mehlis, chef des enquêteurs de l'ONU, a regagné Beyrouth hier pour boucler son enquête. Il a jusqu'au 15 décembre pour remettre au Conseil de sécurité un rapport sur l'assassinat de l'ancien premier ministre libanais, tué dans un attentat au camion piégé, le 14 février dans la capitale libanaise. Il doit encore obtenir l'entière coopération de la Syrie, en dépit du vote, le mois dernier, par le Conseil de sécurité, d'une résolution menaçant Damas de mesures non spécifiées s'il ne coopère pas.
Mehlis s'est entretenu la semaine dernière en Espagne avec un responsable syrien, mais il a repoussé une offre de Damas d'interroger six suspects syriens dans des locaux de l'ONU sur le plateau du Golan, occupé par Israël. L'enquêteur de l'ONU souhaite les interroger au Liban, où il a le pouvoir d'arrêter des suspects, mais le président syrien Bachar Assad s'y oppose. Les discussions se poursuivent sur le choix d'un pays tiers où les suspects pourraient être interrogés.
Après la rencontre en Espagne entre Mehlis et un responsable syrien, le ministre syrien des Affaires étrangères, Farouk Chara, a adressé au secrétaire général des Nations unies, Kofi Annan, une lettre lui demandant, ainsi qu'au président du Conseil de sécurité, d'intervenir pour parvenir à un protocole de coopération avec le gouvernement syrien.
Annan a fait savoir qu'il rejetait cette requête. «Le secrétaire général ne s'implique pas là-dedans», a déclaré son porte-parole Stéphane Dujarric, précisant que la manière de conduire les entretiens «appartenait à Mehlis». Le Conseil de sécurité n'interviendra pas non plus, a déclaré l'ambassadeur des États-Unis à l'ONU, John Bolton.
On déclare, de source diplomatique, que Mehlis pourrait rendre compte au Conseil de sécurité avant le 15 décembre si la Syrie ne coopère pas. Parmi les six responsables militaires et des services de renseignement qu'il souhaite interroger figure le général Assaf Chaoukat, beau-frère d'Assad et chef du renseignement militaire syrien.
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