États-Unis - L'Irak est au centre des élections législatives
Son impact demeure toutefois incertain
21 septembre 2002
Actualités internationales
Washington - Le large soutien dont bénéficie George W. Bush aux États-Unis dans son bras de fer contre Saddam Hussein pourrait peser sur l'issue des élections législatives de novembre, dont l'enjeu est le contrôle du Congrès, craignent les responsables démocrates.
Richard Durbin, sénateur démocrate de l'Illinois, a récemment estimé «qu'il était clair que la stratégie de la Maison-Blanche était d'avoir une confrontation [à propos de l'Irak] avec les démocrates du Congrès avant les élections».
«Ils espèrent que cela favorisera les candidats républicains et jouera contre les démocrates» alors que toute l'attention des médias et du public restera détournée des problèmes économiques et des scandales financiers, néfastes aux républicains, a-t-il ajouté.
Le chef de la majorité démocrate du Sénat, Tom Daschle, a dit à plusieurs reprises cette semaine «craindre qu'avec l'approche des élections, cette question grave [de l'Irak] ne devienne de plus en plus politisée».
Il a aussi accusé le président Bush d'avoir été le premier à placer l'Irak dans le contexte électoral en disant que les électeurs américains étaient en droit de connaître la position des élus sur cette question avant les élections. Cette remarque «est regrettable», a lancé le sénateur du Dakota du Sud.
Cette crainte et la volonté de minimiser l'attention du débat sur l'Irak dans les médias quand la campagne battra son plein ont conduit les responsables démocrates à demander à l'administration Bush de soumettre sans attendre au Congrès son projet de résolution pour donner au président l'autorité d'agir. Ce qui a été fait jeudi.
Les démocrates se sont déjà quasiment engagés à voter une résolution probablement dans la première semaine d'octobre tout en indiquant néanmoins souhaiter modifier le texte présenté par M. Bush, qui lui donne, selon eux, une autorité illimitée pour lancer une intervention militaire contre l'Irak ou d'autres pays au Moyen-Orient.
Simultanément, Tom Daschle a violemment attaqué le bilan économique de M. Bush. Il a accusé l'administration républicaine «d'être responsable, par ses politiques économique et budgétaire, de la détérioration de l'économie, qui a entraîné depuis 18 mois une perte record de deux millions d'emplois».
Questions locales
De son côté, Jim Jordan, le responsable de la campagne démocrate du Sénat, a indiqué que le parti «aura de nombreuses annonces dans les médias au cours des prochaines semaines portant sur les questions économiques dans de nombreux États». «Les sondages sont clairs, a-t-il ajouté, les électeurs vont surtout voter sur des questions économiques qui sont très locales.»
«Le public américain semble soutenir pour le moment le président sur l'Irak et la lutte contre le terrorisme», a pour sa part indiqué Stephen Hess, un analyste de la Brookings Institution.
De ce fait et aussi parce qu'il s'agit d'élections locales, «l'Irak ne devrait pas être un facteur déterminant dans l'issue des prochaines élections législatives», a estimé cet expert.
Le politologue Carroll Doherty va dans le même sens en citant le dernier sondage du Pew Research Center, qui «ne montre pour le moment aucune tendance nationale indiquant que l'Irak a un impact sur les intentions de vote des Américains dans les législatives».
L'Irak joue surtout en faveur du président Bush avec 68 % d'opinions favorables des Américains la semaine passée, selon les dernier sondages du Pew, contre 61 % à la fin août, relève Carroll Doherty.
Mais cette popularité ne semble pas encore profiter aux candidats républicains pour les élections législatives de novembre, a-t-il dit.
Selon lui, l'économie plus que l'Irak pourrait être déterminante. «Pour le moment, les indicateurs ne sont pas très bons mais pas catastrophiques non plus.»
Mais si on a «une mauvaise surprise avec Wall Street», tout peut basculer en faveur des démocrates, a expliqué ce politologue, ajoutant «qu'historiquement, octobre est un mois sombre pour la Bourse».
Richard Durbin, sénateur démocrate de l'Illinois, a récemment estimé «qu'il était clair que la stratégie de la Maison-Blanche était d'avoir une confrontation [à propos de l'Irak] avec les démocrates du Congrès avant les élections».
«Ils espèrent que cela favorisera les candidats républicains et jouera contre les démocrates» alors que toute l'attention des médias et du public restera détournée des problèmes économiques et des scandales financiers, néfastes aux républicains, a-t-il ajouté.
Le chef de la majorité démocrate du Sénat, Tom Daschle, a dit à plusieurs reprises cette semaine «craindre qu'avec l'approche des élections, cette question grave [de l'Irak] ne devienne de plus en plus politisée».
Il a aussi accusé le président Bush d'avoir été le premier à placer l'Irak dans le contexte électoral en disant que les électeurs américains étaient en droit de connaître la position des élus sur cette question avant les élections. Cette remarque «est regrettable», a lancé le sénateur du Dakota du Sud.
Cette crainte et la volonté de minimiser l'attention du débat sur l'Irak dans les médias quand la campagne battra son plein ont conduit les responsables démocrates à demander à l'administration Bush de soumettre sans attendre au Congrès son projet de résolution pour donner au président l'autorité d'agir. Ce qui a été fait jeudi.
Les démocrates se sont déjà quasiment engagés à voter une résolution probablement dans la première semaine d'octobre tout en indiquant néanmoins souhaiter modifier le texte présenté par M. Bush, qui lui donne, selon eux, une autorité illimitée pour lancer une intervention militaire contre l'Irak ou d'autres pays au Moyen-Orient.
Simultanément, Tom Daschle a violemment attaqué le bilan économique de M. Bush. Il a accusé l'administration républicaine «d'être responsable, par ses politiques économique et budgétaire, de la détérioration de l'économie, qui a entraîné depuis 18 mois une perte record de deux millions d'emplois».
Questions locales
De son côté, Jim Jordan, le responsable de la campagne démocrate du Sénat, a indiqué que le parti «aura de nombreuses annonces dans les médias au cours des prochaines semaines portant sur les questions économiques dans de nombreux États». «Les sondages sont clairs, a-t-il ajouté, les électeurs vont surtout voter sur des questions économiques qui sont très locales.»
«Le public américain semble soutenir pour le moment le président sur l'Irak et la lutte contre le terrorisme», a pour sa part indiqué Stephen Hess, un analyste de la Brookings Institution.
De ce fait et aussi parce qu'il s'agit d'élections locales, «l'Irak ne devrait pas être un facteur déterminant dans l'issue des prochaines élections législatives», a estimé cet expert.
Le politologue Carroll Doherty va dans le même sens en citant le dernier sondage du Pew Research Center, qui «ne montre pour le moment aucune tendance nationale indiquant que l'Irak a un impact sur les intentions de vote des Américains dans les législatives».
L'Irak joue surtout en faveur du président Bush avec 68 % d'opinions favorables des Américains la semaine passée, selon les dernier sondages du Pew, contre 61 % à la fin août, relève Carroll Doherty.
Mais cette popularité ne semble pas encore profiter aux candidats républicains pour les élections législatives de novembre, a-t-il dit.
Selon lui, l'économie plus que l'Irak pourrait être déterminante. «Pour le moment, les indicateurs ne sont pas très bons mais pas catastrophiques non plus.»
Mais si on a «une mauvaise surprise avec Wall Street», tout peut basculer en faveur des démocrates, a expliqué ce politologue, ajoutant «qu'historiquement, octobre est un mois sombre pour la Bourse».
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