Quatre jours d'émeute dans le nord de Paris - Sarkozy est accusé de jeter de l'huile sur le feu
1 novembre 2005
Actualités internationales
Clichy-sous-Bois — Les émeutes urbaines qui ont lieu depuis quatre jours dans le nord de Paris ont pris une tournure politique hier, le Parti socialiste accusant le ministre de l'Intérieur, Nicolas Sarkozy, d'attiser le feu sur le sujet sensible des banlieues.
Trois jeunes, sur les 13 interpellés vendredi soir au plus fort des émeutes à Clichy-sous-Bois — l'une des villes les plus pauvres de la région parisienne —, ont été condamnés hier à une peine sévère, huit mois de prison dont deux mois fermes, pour violences sur des policiers. Eux nient les faits.
Le décès, jeudi, de deux adolescents issus de l'immigration, morts électrocutés dans un transformateur où ils s'étaient réfugiés, avait déclenché la colère de dizaines de jeunes de la ville.
Selon la rumeur, encore alimentée par un témoin cité hier dans le quotidien populaire Le Parisien, les adolescents voulaient échapper à la police. M. Sarkozy a multiplié les déclarations martiales, promettant de «débarrasser» la France des «voyous». Il a encore prôné dimanche soir la «tolérance zéro» face aux violences urbaines.
Un discours qui résonne mal dans les cités sensibles dont la vie rime souvent avec violence, viols, échec scolaire, chômage, racisme et «descentes» de police.
Trois jeunes, sur les 13 interpellés vendredi soir au plus fort des émeutes à Clichy-sous-Bois — l'une des villes les plus pauvres de la région parisienne —, ont été condamnés hier à une peine sévère, huit mois de prison dont deux mois fermes, pour violences sur des policiers. Eux nient les faits.
Le décès, jeudi, de deux adolescents issus de l'immigration, morts électrocutés dans un transformateur où ils s'étaient réfugiés, avait déclenché la colère de dizaines de jeunes de la ville.
Selon la rumeur, encore alimentée par un témoin cité hier dans le quotidien populaire Le Parisien, les adolescents voulaient échapper à la police. M. Sarkozy a multiplié les déclarations martiales, promettant de «débarrasser» la France des «voyous». Il a encore prôné dimanche soir la «tolérance zéro» face aux violences urbaines.
Un discours qui résonne mal dans les cités sensibles dont la vie rime souvent avec violence, viols, échec scolaire, chômage, racisme et «descentes» de police.
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