Triple attentat à New Delhi - Les autorités sur la piste d'indépendantistes cachemiris
31 octobre 2005
Actualités internationales
New Delhi — Les autorités indiennes étaient hier sur la piste d'un groupe radical lié à la guérilla islamiste opérant au Cachemire qui a revendiqué la responsabilité du triple attentat commis la veille à New Delhi, qui a fait au moins 61 morts et 210 blessés.
«Des militants d'Inquilab ont réalisé les explosions», a affirmé un porte-parole de ce groupe, Ahmed Yar Gaznavi, à des journalistes cachemiris. «De telles attaques se poursuivront jusqu'à ce que l'Inde retire ses troupes du Cachemire et y cesse ses activités inhumaines», a-t-il ajouté, cité par l'agence de presse Kashmir News Service.
La police a indiqué que la revendication devait encore être vérifiée. La possibilité d'un attentat de terroristes cachemiris avait toutefois été la première hypothèse évoquée samedi par les autorités indiennes. «Nous avons beaucoup d'informations», a affirmé le ministre de l'Intérieur Shivraj Patil, sans vouloir apporter plus de précisions.
Deux des explosions ont ravagé samedi après-midi les marchés populaires de Paharganj, situé près de la gare ferroviaire, et de Sarojini Nagar, dans le sud de la ville. Une troisième déflagration s'est produite à bord d'un autobus près de la zone industrielle d'Okhla, dans le sud de la capitale, selon la police.
La police avait aussitôt souligné que les explosions étaient destinées à faire le plus grand nombre de morts possibles, les marchés étant bondés à l'approche de la grande fête hindoue des Lumières.
«D'après la chronologie des faits, il semble que le même groupe soit derrière les trois» attentats, a souligné le commissaire Karnail Singh à la presse. Les explosions sont intervenues à environ 20 minutes d'intervalle.
Le commissaire Singh a précisé que le groupe Inquilab, dont le nom signifie «révolution», était jusqu'ici peu connu de ses services. Il semblerait qu'il ait été créé en 1996, qu'il n'était «pas très actif, mais qu'il a des liens avec Lashkar-e-Taiba», l'un des principaux mouvements séparatistes combattant les forces indiennes au Cachemire, a-t-il dit.
Le mouvement Lashkar a été accusé par les autorités indiennes d'être responsable d'une attaque contre le Parlement national, qui avait fait 15 morts (dont cinq guérilleros) en décembre 2001. La région himalayenne du Cachemire est divisée depuis la partition de l'Inde en une zone indienne et une zone pakistanaise. L'insurrection séparatiste qui s'est développée dans sa partie indienne a fait 44 000 morts depuis 1989.
L'Inde et le Pakistan se sont affrontés deux fois sur le Cachemire, qu'ils revendiquent l'un et l'autre. L'attentat de samedi est intervenu au moment où les deux pays finalisaient les modalités d'ouverture de la ligne de démarcation qui divise le Cachemire pour secourir les sinistrés du séisme du 8 octobre.
«Il est très vraisemblable que ces attentats aient été commis par des groupes terroristes opposés au processus de paix entre l'Inde et le Pakistan», a estimé Rohan Gunaratna, spécialiste du terrorisme à l'Institut de défense et d'études stratégiques de Singapour.
La police indienne a effectué hier des perquisitions dans les hôtels de Paharganj, qui sont populaires chez les routards occidentaux, ainsi que dans les bidonvilles d'Okhla, où résident des dizaines de milliers de journaliers de l'industrie. Samedi, dix hommes avaient été interpellés, dont trois à la gare centrale de New Delhi, et ils sont interrogés dans le cadre de l'enquête.
Le commissaire Singh a précisé qu'un minuteur avait été utilisé pour l'attentat contre l'autobus. Les dégâts auraient pu être beaucoup plus importants si le conducteur n'était pas parvenu à jeter l'engin hors de son véhicule.
Le policier n'a pas précisé le type d'explosif utilisé pour les deux attentats contre les marchés. Des échantillons ont été prélevés pour analyse.
Les attaques sont survenues un peu plus de deux semaines après que l'ambassade des États-Unis à New Delhi eut mis en garde contre une «possible menace» d'attentats, y compris des attentats-suicide, contre les intérêts américains dans la capitale indienne et dans plusieurs villes du pays.
«Des militants d'Inquilab ont réalisé les explosions», a affirmé un porte-parole de ce groupe, Ahmed Yar Gaznavi, à des journalistes cachemiris. «De telles attaques se poursuivront jusqu'à ce que l'Inde retire ses troupes du Cachemire et y cesse ses activités inhumaines», a-t-il ajouté, cité par l'agence de presse Kashmir News Service.
La police a indiqué que la revendication devait encore être vérifiée. La possibilité d'un attentat de terroristes cachemiris avait toutefois été la première hypothèse évoquée samedi par les autorités indiennes. «Nous avons beaucoup d'informations», a affirmé le ministre de l'Intérieur Shivraj Patil, sans vouloir apporter plus de précisions.
Deux des explosions ont ravagé samedi après-midi les marchés populaires de Paharganj, situé près de la gare ferroviaire, et de Sarojini Nagar, dans le sud de la ville. Une troisième déflagration s'est produite à bord d'un autobus près de la zone industrielle d'Okhla, dans le sud de la capitale, selon la police.
La police avait aussitôt souligné que les explosions étaient destinées à faire le plus grand nombre de morts possibles, les marchés étant bondés à l'approche de la grande fête hindoue des Lumières.
«D'après la chronologie des faits, il semble que le même groupe soit derrière les trois» attentats, a souligné le commissaire Karnail Singh à la presse. Les explosions sont intervenues à environ 20 minutes d'intervalle.
Le commissaire Singh a précisé que le groupe Inquilab, dont le nom signifie «révolution», était jusqu'ici peu connu de ses services. Il semblerait qu'il ait été créé en 1996, qu'il n'était «pas très actif, mais qu'il a des liens avec Lashkar-e-Taiba», l'un des principaux mouvements séparatistes combattant les forces indiennes au Cachemire, a-t-il dit.
Le mouvement Lashkar a été accusé par les autorités indiennes d'être responsable d'une attaque contre le Parlement national, qui avait fait 15 morts (dont cinq guérilleros) en décembre 2001. La région himalayenne du Cachemire est divisée depuis la partition de l'Inde en une zone indienne et une zone pakistanaise. L'insurrection séparatiste qui s'est développée dans sa partie indienne a fait 44 000 morts depuis 1989.
L'Inde et le Pakistan se sont affrontés deux fois sur le Cachemire, qu'ils revendiquent l'un et l'autre. L'attentat de samedi est intervenu au moment où les deux pays finalisaient les modalités d'ouverture de la ligne de démarcation qui divise le Cachemire pour secourir les sinistrés du séisme du 8 octobre.
«Il est très vraisemblable que ces attentats aient été commis par des groupes terroristes opposés au processus de paix entre l'Inde et le Pakistan», a estimé Rohan Gunaratna, spécialiste du terrorisme à l'Institut de défense et d'études stratégiques de Singapour.
La police indienne a effectué hier des perquisitions dans les hôtels de Paharganj, qui sont populaires chez les routards occidentaux, ainsi que dans les bidonvilles d'Okhla, où résident des dizaines de milliers de journaliers de l'industrie. Samedi, dix hommes avaient été interpellés, dont trois à la gare centrale de New Delhi, et ils sont interrogés dans le cadre de l'enquête.
Le commissaire Singh a précisé qu'un minuteur avait été utilisé pour l'attentat contre l'autobus. Les dégâts auraient pu être beaucoup plus importants si le conducteur n'était pas parvenu à jeter l'engin hors de son véhicule.
Le policier n'a pas précisé le type d'explosif utilisé pour les deux attentats contre les marchés. Des échantillons ont été prélevés pour analyse.
Les attaques sont survenues un peu plus de deux semaines après que l'ambassade des États-Unis à New Delhi eut mis en garde contre une «possible menace» d'attentats, y compris des attentats-suicide, contre les intérêts américains dans la capitale indienne et dans plusieurs villes du pays.
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